OBÉSITÉ
OBÉSITÉ. — La surcharge de graisse et de lymphe est une véritable infirmité qu’il est requis de prévenir et de guérir.
Mesures préventives. — Quiconque a une tendance à l’engraissement doit s’astreindre à une alimentation frugale bien choisie, en s’attachant aux fécules fermentées (pain), aux légumes amers et aromatiques, aux viandes maigres et aux boissons légèrement alcooliques et stimulantes. 11 n’est nullement question de se livrer à îles exercices musculaires énervants; au contraire, l’activité musculaire doit être méthodiquement exercée, régulièrement et sans exagération.
Traitement. — On a beaucoup vanté l’exemple du prince de Bismarck qu’un médecin avait fait maigrir ou empêche de trop engraisser.
Voici la méthode à suivre, qui a été en partie appliquée h cet homme d’État.
M. de Bismarck était, comme tous les obèses, un grand mangeur et un grand buveur. On lui a conseillé de manger et boire sobrement, de prendre chaque jour de moins en moins d’alcool, de bières, de viande et de graisse; de choisir ses aliments parmi les fécules fermentées et grillées (pain rôti, biscottes), les fruits, les feuilles et les tiges des végétaux amers et aromatiques, le café et le vin en quantités modérées ; et de s’adonner à des mouvements musculaires réguliers, sans efforts et sans fatigues.
ODONT ALGIE. — Mal de dents. Les maux de dents proviennent de carie dentaire et des transitions brusques de chaud et de froid à la tête et dans la bouche.
S’il y a carie dentaire, il est nécessaire de faire soigner, et non pas arracher à tort et à travers, la dent malade. Aujourd’hui, on n’arrache plus si lestement les dents, et on ne les plombe plus guère. On les nettoie et les cautérise Légèrement avec des acides adroitement appliqués sur le point malade seulement.
Quand il y a rage de dents provoquée ou aggravée par un refroidissement; on applique à la dent malade le traitement caustique indiqué plus haut. Ou bien on l’imbibe de rhum avec un peu de ouate; on irrite l’oreille et la joue avec des essences alcoolisées ; on enveloppe la tête d’un léger tissu de soie ou de coton ; et l’on se fait chauffer fortement, au lit, les jambes et les pieds avec des carreaux en terre ou du sable, préparés à cette fin.
En ce qui concerne les fausses dents et les râteliers, il faut le redire sans cesse : les vieux chicots indolores et les gencives durcies par l’usage valent mieux que tous ces corps étrangers, nauséabonds, infects et insupportables, qui ne remédient à rien, pas même à l’émission chevrotante de la voix.
OEDÈME — ORCEOLET.
J’ai toujours vu que les édentés intelligents arrivent à parler nettement et à mâcher bien, avec un peu d’exercice et de bonne volonté.
OEDÈME. — Enflure d’une partie du corps par suite d’un épanchement séreux provenant d’une maladie interne ou de contusions quelconques. L œil de velours est un œdème des paupières avec ecchymose.
OESOPII AGISME. — Spasme nerveux de l’œsophage assez commun chez les individus qui boivent trop d’alcool ou qui ingèrent des potages, du café ou du thé quasi bouillant.
ONANISME. — Honteuses et vicieuses habitudes qui impriment à la physionomie un cachet spécial de timidité bête et qui ruinent la santé à jamais. (Voir Première 'partie.)
ONGLE INCA UNE. — Les ongles mal coupés et mal soignés peuvent pénétrer dans la chair des doigts. C’est avec des ciseaux fins qu’on remédie facilement à cette infirmité, sans qu’il soit jamais besoin de recourir h l'arrachement de l’ongle, opération aussi cruelle gu inutile.
ONYXIS. — Inflammation de la racine ou matrice d’un ongle. On la traite par les émollients et une ou deux sangsues, si la douleur est vive.
ORCHITE. — Inflammation du testicule. Cette maladie peut être la suite d’une contusion accidentelle. Plus souvent, elle se manifeste chez des sujets atteints de blennorragie, qui sont traités au moyen d’injections astringentes et de drogues excitantes (copahu, cubèbe), ou qui se livrent avant d’être guéris à des exercices musculaires fatigants.
Traitement. — Repos au lit, boissons sudorifiques, six à huit sangsues sur le point même du mal.
Notez bien que dans toutes les inflammations viscérales ou muqueuses, aiguës, les boissons froides, prises au début, aggravent toujours la maladie.
Cette remarque est de la plus haute importance.
ORE1LLON. — Gonflement des glandes parotides, qui se montre chez les enfants en certaines saisons froides et humides.
Un peu de ouate sur la face et la chaleur d’un bon appartement enlèveront, en peu de jours, cette petite indisposition, quelquefois épidémique, mais jamais contagieuse.
ORGEOLET (compère loriot). — Petit bouton rouge qui apparaît au bord des paupières chez les jeunes sujets dont le sang est un peu échauffé.
Traitement. — Un petit cataplasme chaud de bouillie d'amidon entre deux linges, appliqué sur l’œil, fait mûrir vite ce petit bouton qui donne une gouttelette de pus et disparait bientôt.
ORTHOPÉDIE — OZÈNE.
Si on ne le soigne pas, il se durcit, mûrit mal ou ne mûrit pas, et fait tomber les cils de son voisinage.
ORTHOPÉDIE. Voyez Gymnastique, Première partie.
ORTHOPNÉE. — Difficulté de respirer {asthme).
OSTÉITE. — Inflammation des os.
OSTÉOMALACIE. — Ramollissement des os.
OSTEOSARCOME. — Dégénérescence des os qui deviennent d’apparence charnue.
L ostéite, 1 os teomalacie et 1 ostéosarcome sont généralement la conséquence de l’emploi des préparations mercurielles, plutôt que de la syphilis constitutionnelle comme tant de médecins l’ont cru à tort jadis.
OT ALGIE. — Douleur névralgique de l’oreille, souvent due aux courants d’air.
Une capeline, un bonnet de coton et quelques frictions aromatiques autour de l’oreille, et, s’il le faut, un cataplasme de bouillie d’amidon enlèvent l’otalgie.
OTITE. — Inflammation de l’oreille. Traitement de l’otalffie.
OTORRAGIE. — Hémorragie de l’oreille.
OTORRHKE. — Écoulement séro-purulent de l’oreille, accompagné de plus ou moins de surdité, de bourdonnements, de tintouins.
Causes. — La malpropreté, les rhumes de cerveau, du cérumen accumulé dans le conduit auditif mal lavé, une mauvaise constitution, des corps étrangers : poussières, graviers, etc., collés sur le tympan.
Traitement. — D’abord la propreté, un bon régime, des soins hygiéniques, la suppression des causes du mal.
Contre l’otorrhée on emploie les bains d’oreille tièdes, les lotions avec le genièvre ou l’eau-de-vie camphrée, plusieurs fois par jour.
— On ne doit jamais seringuer dans les oreilles avec quoi que ce soit, pas même avec de l’eau pure; ni introduire dans le canal de l’oreille aucun corps gras : lait, huile, etc. Il suffit, dans tous les cas d’otorrhée et d’otites, de laisser tomber avec le doigt quelques gouttes d’eau tiède ou de genièvre dans ce petit canal pour l’emplir : voilà le seul bain et les seules lotions d’oreille qui doivent tenir lieu de toutes les injections que les commères emploient si fréquemment pour soigner les oreilles saines ou malades.
OVARITE. — Inflammation de l’ovaire. (Voir Maladies des femmes.)
OXYURES. — Vers intestinaux. (Voir Maladies des enfants.)
OZÈNE. Voir Coryza.