PERTES UTÉRINES — PHARMACIE
habitudes, les convalescents, les érotiques épuisés par des excès, se plaignent habituellement de pertes séminales nocturnes, rarement durant le jour.
Traitement. — 11 faut restaure]' la constitution de ces sujets par les soins alimentaires et hygiéniques ordinaires. On les fera coucher sur un matelas dur avec un oreiller en paille d’avoine. Outre la sagesse, on leur recommandera de laver le bas des reins en se couchant, et chaque fois qu’ils s’éveillent durant la nuit, avec un peu d’eau froide; de se coucher toujours sur le côté ; de ne pas souper trop copieusement, tout cela afin d’éviter la congestion passive du cervelet et des reins.
PERTES UTÉRINES. — Voir Avortement et Fausses couches.
PESTE. — Le choléra, la fièvre jaune, les fièvres intermittentes pernicieuses, la fièvre récurrente ou peste de Sibérie, la peste de Syrie ou d'Alep, le typhus des armées constituent autant de maladies épidémiques de même nature miasmatique ou infectieuse qui, dans des pays divers, reconnaissent la même cause d’insalubrité locale : la pourriture des matières organiques accumulées dans des marécages, au bord des fleuves, ou dans des campements malsains. ......
Traitement. — Le traitement de toutes ces pestes doit avoir pour principe de soutenir l’organisme par des moyens externes et internes fi la fois : tels que le calorique sec appliqué îi la peau, aux muscles inférieurs surtout ; les amers aromatiques, entre autres : les extraits de quinquina ou de ratanhia anisés; les limonades acides et les potages de végétaux frais.
Mesures préventives. — Une vie sobre, régulière, conforme aux habitudes et aux usages des gens acclimatés dans les pays où l’on réside, sont les seules mesures préventives que l’on puisse recommander contre ces fléaux épidémiques, que les gouvernements pourraient anéantir, en appliquant dans leurs pays les règles de l’hygiène publique.
PETECHIES. — Taches cutanées analogues aux piqûres de puce, de punaises, etc. qui sont souvent l’indice d’une altération de sang.
PHAGEDENIS.TI E. — Caractère d’une plaie, d’un ulcère ou d’un chancre de mauvaise nature qui s’étend dans tous les sens.
Au phagédénisme, il faut opposer un traitement général dépuratif; potions salines et aliments toniques frais; et un traitement local : chaleur sèche autour des plaies, avec linge et ouate en quantité suffisante, et lotions à l’eau et au genièvre une ou deux fois par jour.
PHARMACIE ( médicaments ). — Sydenham se flattait de mettre la pharmacie dont il se servait dans le pommeau de sa canne. Tous les cliniciens pourraient en dire autant, malgré le nombre de drogues de toute nature dont on encombre aujourd’hui les pharmacies. Les chimistes auront beau dire et beau laire, jamais les nouveaux principes élémentaires qu’ils extraient des
plantes médicinales ne pourront remplacer les anciennes préparations pharmaceutiques naturelles. Jamais la digitaline ne vaudra la poudre de digitale. Jamais la quinine ne remplacera l’extrait de quinquina. Ainsi de tant d’autres remedes végétaux.
Ma pharmacie, à moi, est des plus simples.
1° Pour les petits enfants : sirop de rhubarbe, sirop et poudre d’ipécacuana, vin de Tours, vésicatoires.
3° Pour les enfants cl un certain âge : mêmes remèdes; en plus, un tonique léger très utile, que je formule ainsi :
Teinture martiale de Ludovic . . 150 grammes.
Élixir de Garus ....... 50 —
a prendre par cuillerée a café h chaque repas (voir page 416).
3° Pour les adolescents : je remplace le tonique précédent par celui-ci :
Tartrate ferrico-potassiquc . . .
4 grammes,
Eau distillée
Élixir de Garus ....
Sirop de citron
Une cuillerée à café à chaque repas.
L’huile de ricin, le thé Chambart, l’eau de Pulna tiédie remplacent aussi les doux purgatifs de l’enfance, comme l’émétique remplace l’ipécacuana en qualité de vomitif.
4° Chez les adultes : la pharmacie naturellement ici doit être un peu plus compliquée. Cependant voici à peu près tous les remèdes actifs que je recommande :
Décongcslifs. — Rafraîchissants : boissons acidulées; antiphlogistiques: sangsues, ventouses, saignées; révulsifs : vésicatoires et cautères.
Éliminateurs. — Les maturatifs : cataplasmes et emplâtres divers; les purgatifs et vomitifs; les dépuratifs : sels minéraux alcalins, le soufre et les tisanes.
A propos de purgatifs, signalons les eaux minérales salines et les sels de soude que nous prescrivons à l’exclusion absolue de toutes les préparations de magnésie, la magnésie étant une substance réfractaire insoluble dans les sucs gastriques.
Voici, par exemple, une formule excellente pour entretenir chez les adultes la liberté du ventre :
Sulfate de soude très sec ... . 80 grammes.
Crème de tartre 6 —
Bicarbonate de soude 4 —
A prendre une cuillerée à dessert dans un verre d’eau tiède, le matin à jeun.
PHARYNGITE — PHTISIE PULMONAIRE. 459
Rcconsl ituanls. — Les astringents : alun, tanin, ratanhia etperchloruro de fer; les toniques : extraits amers des plantes et composés ferrugineux; les excitants : aromates et sudorifiques.
Stupéfiants. — Les anesthésiques: chloroforme, les éthers; les narcotiques : l’opium; les sédatifs : la digitale, la glace.
— Jamais l’arsenic, le mercure, le plomb, le cuivre, l’or, ni les alcaloïdes végétaux violents, tels que l’atropine, l’ergotine, la cocaïne ,1a strychnine, etc., n’entrent dans aucune de mes prescriptions.
J’exclus aussi de la pharmacie tous les topiques baroques, inutiles : l’acide phénique, les onguents styrax, l’iodoforme, etc.
FII AIVYNGITE. — Inflammation du pharynx. Les buveurs d’alcool, les grands fumeurs et les gens qui prisent du tabac sont exposés surtout à cette affection, à laquelle on donne parfois le nom de pharyngite granulée, parce que les papules muqueuses engorgées ressemblent, alors, h de petites granulations.
Les gargarismes et les émollients ne serviraient à rien contre cette maladie, si l’on continuait à boire et à priser. Supprimez donc la cause.
PIIUIOSIS. — Gonflement ou étroitesse du prépuce renfermant le gland. C’est l’inverse du paraphimosis. La circoncision ou une simple incision dans le prépuce suffit pour remédier à cet accident, quand il devient une gêne 'Ou un ennui.
PHLEBITE. Inflammation des veines.
PIîLEGMATïA ALRA DO LE NS. Voir Maladies des femmes.
PHLEGMON. Voir Abcès.
PIIL YCT É N ES. — Bulles séreuses qui s’élèvent sur la peau après une brûlure ou l’application d’un vésicatoire. On ne doit piquer avec une aiguille que les bulles très grosses pour en laisser écouler le contenu; il faut enlever leur pellicule épidermique quand on désire entretenir la plaie d’un vésicatoire avec la pommade de Garou ou le papier d’Albespeyre.
PHOTOPHOBIE. — Difficulté de supporter l’éclat du jour ou de la lumière. Dans certaines ophtalmies, on en voit quelquefois apparaître le symptôme, qui disparaît vite par le traitement rationnel de la maladie, notamment par les grands bains, l’obscurité. (Voir Maladies oculaires.)
PHTISIE PULMONAIRE. — Il est peu de maladies qui aient fait, et qui fassent encore tous les jours, autant de victimes que la phtisie. Il en est peu aussi qui aient été l’objet d’autant de controverses et de remèdes, plus souvent nuisibles qu'utiles.
Naguère une école médicale nouvelle, qui renouvelle seulement sous des noms nouveaux d’anciennes et fausses doctrines, s’est imaginée d’anéantir la