‹ L'art de vivreChapitre 146 sur 168 · PHTISIE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

PHTISIE PULMONAIRE

phtisie en anéantissant la tuberculose au moyen d’un antiseptique qui tuerait le microbe de cette alïection ! Ces gens-là partent d’une série de prémisses absolument erronées, et, par suite, indémontrables; et ils concluent audacieusement comme s’ils étaient dans le vrai. La tuberculose n’est pas toujours la cause de la phtisie, premier point. La tuberculose et la phtisie ne sont pas le résultat d’un microbe extérieur qui se développerait en se multipliant dans l’organisme; second point. Enfin le germe, si germe il y avait, pourrait-il être tué par l’antiseptique dans les profondeurs du poumon sans que le poumon lui-même, et le malade fussent tués en même temps? Troisième point.

Mais ne nous arrêtons pas à raisonner avec des spécialistes qui' n’ont jamais cherché à voir clair dans les phénomènes de la nature, ni dans les symptômes particuliers et les causes réelles des maladies, tout pour eux se réduisant aux microbes-causes et aux antiseptiques-remèdes.

La phtisie pulmonaire est une altération profonde des poumons, qui s’ulcèrent, suppurent et se décomposent peu U peu, ou quelquefois assez rapidement. On dit alors que la phtisie est galopante.

Causes. — La misère, l’absence de munition suffisante, la débauche, les excès de toute espèce dans la jeunesse, une constitution faible mal soignée, des catarrhes, bronchites, pneumonies ou pleurésies, mal traitées; telles sont les causes directes, essentielles, principales de l’engorgement, de l’inflammation et du ramollissement des poumons, qui caractérisent les trois phases de la phtisie pulmonaire.

Qu’est-ce que les microbes ont à voir ou à faire là-dedans?... Bêtise ou charlatanisme !

Toute granulation organique, d’origine physiologique ou pathologique, portant le nom de microbe, il est naturel qu’on trouve des microbes dans les concrétions morbides de la phtisie et de la tuberculose, comme dans les fausses membranes du croup et dans tous les pus possibles; mais il est insensé de prétendre que les granulations ou microbes, produits d une mala die pulmonaire (congestive ou inflammatoire), seraient la cause même de cette maladie, et qu’il suffirait de les tuer par un poison antiseptique pour la faire disparaître — lors même, prétendent les microbistes fanatiques, que les conditions morbides qui l’ont fait naître persisteraient!

Traitement. — Soutenir les forces du malade, modifier sa constitution, le placer dans un air pur, calme, bien oxygéné; c’est ce qu’on appelle le traitement général rationnel de la phtisie. Le traitement local consiste dans 1’emplof de quelques topiques destinés à combattre les inflammations chroniques partielles qui couvent dans certains points des poumons — tout en

évitant d’affaiblir trop les sujets. ,

11 n’y a aucun remède spécifique contre la phtisie, pas p us que cou ie autres maladies : syphilis; fièvre intermittente, angine diphlhentique, etc.

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