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PRIAPISME — PS01TE

celui-ci le foyer optique des objets se forme au-devant de la rétine, et au delà chez celui-là. Il faut donc au presbyte des verres convexes pour ramener le foyer optique sur la rétine même, et des verres concaves au myope pour arriver au même résultat.

PRIAPISME. —Névrose chez l’homme analogue à la nymphomanie chez la femme. Causes et traitement semblables.

PROLAPSUS. — Chute du vagin, de la matrice ou du rectum, qu’on corrige aujourd’hui avec des pessaires adaptés à des ceintures abdominales, placés le matin en se levant et enlevés le soir au moment de se coucher.

PROSTATITE. — Inflammation de la prostate. Traitement antiphlogistique et hygiénique consistant en sangsues au périnée, bains de siège, lavements huileux, purgatifs salins, repos au lit et régime doux : fécules, laitage et fruits.

PROSTRATION. — Accablement général.

PRURIGO. — Démangeaison et irritation cutanées provoquées par diverses causes légères : poux, malpropreté, etc.

PRURIT. — Démangeaisons. (Voir Maladies de la peau.)

PSEUDARTHROSE. — Fausse articulation. Quand les fragments osseux d’une fracture des membres ne se soudent pas bien, soit par un vice constitutionnel, soit plus ordinairement par la maladresse du chirurgien qui a laissé jouer les fragments les uns sur les autres dans un bandage mal fait, il peut se produire une fausse articulation, qui estropie le blessé pour le restant de ses jours.

Traitement. — Ouvrir les chairs, réséquer les bouts extrêmes des os non soudés et maintenir les parties opérées en contact intime, comme pour une fracture accidentelle.

PSOÏTE. — Inflammation du muscle psoas-iliaque (dans le flanc, au-dessus de l’aine).

L’inflammation du muscle psoas est provoquée par des coups violents ou des chocs répétés sur le flanc. J’ai vu un maréchal-ferrant, qui avait l’habitude de tenir le pied des chevaux contre le flanc, sur sa cuisse, pour les ferrer, contracter un abcès de la fosse iliaque.

Ces abcès sont très graves, parce que le pus formé dans les profondeurs du flanc passe facilement ü travers les organes de l’abdomen et du petit bassin, si le chirurgien tarde d’intervenir activement.

Pour éviter ces conséquences souvent mortelles, il faut ouvrir l’abcès par le flanc avec le bistouri. On pourrait, dès le début de la maladie, avant que la suppuration soit établie, appliquer sur le flanc la poudre caustique

PSORIASIS — PURGATIFS.

de Vienne. J’ai vu ce moyen, employé à temps, faire avorter des abcès naissants du psoas ou les réduire à des proportions insignifiantes.

PSORIASIS. — Taches blanchâtres sur la peau, qui s’exfolient en petites écailles et causent des démangeaisons (prurit) plus ou moins vives.

Le psoriasis est l’une des nombreuses variétés des maladies de la peau et du sang, qui sont occasionnées par la vaccine, la syphilis et le mercure.

PTÉRYGION. — Excroissance musculaire sur la cornée qu’il faut traiter et enlever avec des caustiques légers. (Voir Maladies oculaires.)

PTOMAÏNE. — Les microbistes prétendaient que tous les germes des maladies contagieuses, ou virulentes, ou infectieuses, sont animés et organisés à l’instar des insectes microscopiques. A cette prétention on oppose la découverte des ptomaïnes, c’est-à-dire de substances organiques ordinaires qui, en se décomposant simplement, deviennent des poisons violents, des câuses morbides, plus ou moins redoutables, sans que les microbes y aient la moindre part. L’expression microbe ne peut donc pas comprendre tous les germes pathogènes de la nature. (Voir Miasmes et Urticaire.)

PTYALISME. — • Flux de salive qui se produit dans tous les cas où l’on emploie les mcrcuriaux à doses fractionnées pour en inlester l’économie par absorption. L’onguent mercuriel et le calomel font naitre très vite le ptyalisme, que les médecins alchimistes considéraient naïvement comme un procédé révulsif efficace dans les cas de péritonite, de méningite et autres inflammations des séreuses (membranes qui enveloppent les grands viscères).

Les biologistes et les cliniciens hippocratiques ont fait justice de ces lubies auxquelles on pouvait appliquer le dicton : Le remède est pire que le mal.

PURGATIFS. — La médecine, médication, méthode ou thérapeutique purgative s’emploie dans les trois circonstances suivantes :

. 1° Pour régulariser les fonctions intestinales ( laxatifs hygiéniques)-, 2° pour combattre les constipations dans le cours des maladies ; 3° comme moyen curatif principal de certaines affections, aigues ou chroniques, du cœur, du foie, du sang, des vaisseaux et de la peau.

C’est l'une des plus grandes ressources de l’art de guérir et de l’art de vivre.

1° Laxatifs hygiéniques. — Les vieux classiques et les chimiâtres modernes recommandent, pour régulariser les fonctions des intestins, une foule de drogues ou de spécialités dont le principal mérite est de faire la fortune des charlatans qui les exploitent.

Il faut rejeter toutes les pilules purgatives de Cauvin, du Pape Urbain, d’Holloway, de Podophylle, du Dr Franck, Suisses, etc., et tous les granules dépuratifs quels qu’ils soient. Ces spécialités composées toutes d’aloés, de scammonée, de gomme gutte, de jalap ou d’autres purgatifs énergiques,

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