MEURE — PL1QUE POLONAISE
Mesures préventives. — Fciut-il envoya' les phtisiques dans le Midi? Ces déplacements ne sont jamais nécessaires. Les gens riches peuvent se créer chez eux des appartements et une atmosphère convenables, et les malades peu aisés ne trouveraient pas au loin plus de soins intelligents et salutaiies que dans leur pays. Je ne fais exception que pour Davos (page 248).
La phtisie est-elle contagieuse? Pus fait pus, ai-je dit souvent. Les émanations, l’haleine et les sueurs des malades peuvent contaminer les sujets sains, directement (en séjournant constamment auprès d’eux), ou indirectement (en couchant dans leur lit ou en mettant leurs vêtements).
A cet égard, il faut donc prendre des précautions faciles à déterminer dans chaque cas particulier.
Les vêtements et linges bien lavés et bien désinfectés ne peuvent plus avoir aucune propriété contagieuse, évidemment.
PIERRE. — Avoir la pierre. (Voir Calculs urinaires.)
PIQÛRES. Voir Blessures et Pansements.
PIT U1TE. — Mucosités buccales provenant d’une irritation des muqueuses de la bouche, de la gorge ou de l’estomac. Quelques purgatifs doux et un régime alimentaire sec en triomphent facilement.
PITYRIASIS. — Desquamation de l’épiderme par suite d’irritation de la peau ou d’altération du sang. La malpropreté de la chevelure occasionne le pityriasis de la tête.
Des bains et des lotions tièdes émollientes, suivis de frictions au genièvre, a l’eau de Cologne, etc., sont les remèdes à indiquer contre le pityriasis.
PLAIE. Voir Pansements et Blessures.
PLÉTHORE. — Réplétion de l’organisme. On admet la pléthore sanguine, la pléthore séreuse et la pléthore lymphatique. Les pléthores sanguine et lymphatique ne sont rien autre que les tempéraments sanguin et lymphatique très développés. La pléthore séreuse est un état morbide caractérisé par la bouffissure des chairs, qu’on doit combattre par la méthode purgative, une alimentation tonique et peu de boissons aqueuses.
PLEURÉSIE. — Inflammation de la plèvre.
PLEURODYNIE. — Point de côté qui accompagne souvent la pleurésie.
PLlQUE POLONAISL. — La race juive, pauvre en Pologne, est d’une saleté repoussante. Certaines femmes y laissent pousser leur chevelure, l’engraissent d’huiles, et ne la lavent ni ne la peignent jamais. On conçoit que des milliers de poux grouillent sur leurs têtes. Leurs cheveux s’agglutinent, font corps ensemble et forment une espèce de queue pointue et fétide, qui saigne facilement.
PNEUMATOSE — PRESBYTIE.
P!\EljMATOSE. — Gaz développé ou introduit par une blessure soit dans les inteslins, soit clans une autre cavité du corps. (Voir Emphysème.)
IWEUMOiMll. — Inflammation des poumons. Traitement de la bronchite aigue en insistant au début sur les applications de sangsues, ou même en pratiquant une ou plusieurs saignées.
Chez les adultes comme chez les enfants, les grands vésicatoires sur la poitrine sont très efficaces contre la pneumonie.
Quant aux drogues, aux préparations de kermès, d’émétique, etc., ainsi qu’aux potions alcoolisées tant vantées en Allemagne, elles n’ont que des vertus équivoques, inférieures en tous cas aux soins hygiéniques et il la médication antiphlogistique que tous les hippocratistes ou les cliniciens biologistes recommandent.
PIMEUMORU AG1E. — Hémorragie pulmonaire.
ï*I>i EL' MOTllO U A X . — Dégagement anormal d’air dans la poitrine par une blessure ou par une maladie de la plèvre pulmonaire ou costale.
PODAGRE. Voir Goutte.
POIREAU. Voir Cors au pied.
POLLUTIONS rvOCTURN LS. Voir Pertes séminales.
l'OLYDIPSIE. — Grande soif. (Voir Diabète.)
POLYPHAGIE. — Grande faim. Les individus qui ont ce qu’on appelle un estomac de canard, avec un pylore très large, sont atteints de polyphagie, de même que certains individus qui ont le ver solitaire.
POLYPES. — Excroissances qui se produisent sur divers points de l’économie, au nez et il la matrice surtout.
On les enlève par ligature, par torsion ou par arrachement.
POLYURIE. — Urines fréquentes et abondantes, symptôme ordinaire du diabète.
POURRITURE D’HÔPITAL. — Cette maladie était fréquente autrefois, quand on admettait la doctrine funeste et absurde des pansements rares, à la charpie et aux onguents irritants, avec la diète ou une alimentation insuffisante, pour tous les blessés ou les opérés sans exceptions.
POUX. — La propreté et la Heur de soufre tuent rapidement les poux de la tète, de la barbe et du pubis.
Inutile d’employer, contre les poux, l’onguent mercuriel ni le précipité j’ouge : le soufre suffit, vaut mieux et ne cause jamais d’accident.
PRESBYTIE. — Le presbyte a la cornée oculaire plus plate ou les humeurs oculaires moins denses que celles du myope. 11 s’ensuit que chez