ADOLESCENCE — 7 A 12 ANS
L’adolescence, clans tous les traités d’hygiène, a été confondue avec la jeunesse proprement dite. Littré fait remarquer, avec raison, que cette période de croissance doit se rapporter non à toute la durée de la jeunesse, mais seulement à sa première phase. Nous séparons nettement ces deux époques.
Dans nos climats tempérés, l’enfance cesse à 7 ans; c’est alors (jue la croissance prend son plus grand essor, et que commence la première phase de la jeunesse, l’ adolescence, qui finit à 12 ans.
Nous ne nous arrêterons pas maintenant à justifier cette division des âges de la vie, par les considérations décisives qui nous font fait adopter.
Nous n’avons rien de spécial à noter ici quant aux aliments, au genre de vie, aux habitudes et à l’éducation familiale qui conviennent aux adolescents des deux sexes.
Sous le rapport de la santé et de la mortalité, les sujets de 7 à 12 ans jouissent des plus heureux privilèges.
C’est l’époque où les diverses maladies, spontanées ou épidémiques, sont le moins fréquentes et le moins dangereuses. Et cela se conçoit. Les enfants chétifs, malingres, qui ont peu de résistance vitale succombent, en général, avant la septième année, à l’une ou l’autre des graves affections qui affligent la première et la seconde enfance. Il en résulte que les adolescents, autrement dits : les enfants qui dépassent la septième année, jouissent généralement d’une santé et d’une constitution excellentes. D’un autre côté, les maladies aiguës, telles que la rougeole, la scarlatine et le croup, deviennent de moins en moins rapidement funestes et, par conséquent, de moins en moins meurtrières â mesure que les sujets sont plus robustes.