‹ L'art de vivreChapitre 150 sur 168 · QUARTE — RÉVULSIFS · texte numérisé non relu

QUARTE — RÉVULSIFS

Les moyens désinfectants ordinaires suffisant pour détruire, en quelques heures, tous les virus, miasmes, microbes ou germes contagieux, les quarantaines et les cordons sanitaires n’ont plus de raison d’être.

QUARTE. — Fièvre intermittente dont les accès reviennent de trois en trois jours.

QUINTE. — Fièvre intermittente revenant de quatre h quatre jours.

Ces deux espèces de fièvres sont exceptionnelles et peu graves.

— On dit aussi quinte et quinteux, quand il s’agit d’accès de toux revenant par crises, comme dans la coqueluche et certaines bronchites chroniques.

RACHITISME. Voir Maladies des enfants.

RAGE. Voir Hydrophobie.

RÉTENTION DU PLACENTA. — Le placenta ne doit jamais rester dans la matrice en aucun cas. S’il ne suit pas le fœtus ou l’embryon à quelques minutes d’intervalle, il faut l’aller chercher, et le décoller avec la main s’il était intimement soudé au corps de la matrice.

RÉTENTION D’URINE. — Cet accident est fréquent dans les couches, après l’application du forceps ou la version de l’enfant, ainsi que chez les sujets qui se sont trop longtemps abstenus d’uriner. La sonde métallique, plus sûre que les sondes en caoutchouc, est nécessaire alors pour débarrasser au plus vite la vessie.

REVULSIFS, RÉVULSION. — La méthode révulsive est sans contredit une des ressources les plus précieuses de l’Art de guérir. Les décongestifs directs (saignée, sangsues et ventouses) constituent sans doute, avec les vomitifs et les purgatifs, les meilleurs remèdes que les praticiens aient à leur disposition dans le traitement des maladies aiguës graves. Mais, après eux, viennent les révulsifs : les pédiluves, les cataplasmes, les sinapismes, les ventouses sèches, les vésicatoires, les cautères et le séton.

Lorsqu’on a dégorgé par les décongestifs directs les organes ou les viscères vers lesquels l’afflux sanguin s’est porté avec excès par suite de causes internes (inflammation, goutte), ou externes (chute, coups), il devient souvent nécessaire d’attirer cet afflux sanguin vers un point ou un organe moins important que celui qui a été affecté par le mal : c’est le but de la révulsion.

On sait que le corps humain est une vraie machine dont tous les rouages sont animés par le même liquide (le sang) et mus par le même appareil de système nerveux). On sait aussi que l’adage hippocratique : ubi stimulus, ibi fluxus (où est le stimulant, va la fluxion) est universellement vrai, aussi bien dans la vie inorganique que dans la vie organique.

Page 1