K H AC AD ES — RHINITE
Il en résulte que pour empêcher le sang, et les humeurs qui en découlent, (fibrine, albumine, lymphe plastique', de continuer h se porter avec excès sur le viscère, ou la partie du corps, qui a été atteint de congestion, il est indispensable de donner à ces liquides une autre direction, c’est-à-dire de leur faire opérer un mouvement révulsif. Or, à cette fin. le clinicien choisit un point de l’économie qui puisse supporter sans dommages sérieux cette congestion artificielle, médicatrice, pendant un temps qui varie de quelques minutes à quelques mois.
C’est ainsi qu’à l’aide d’un bain de pieds chaud avec ou sans potasse, moutarde, etc., on détourne ou révulse une congestion cérébrale — la congestion des pieds n’ayant pas les inconvénients de la congestion du cerveau. De même, un cataplasme, un sinapisme, un rigolot, peuvent en peu de temps attirer à la peau le sang qu’une stimulation accidentelle appelle dans les tissus internes. Mais lorsque la congestion anormale occupe un viscère important, les moyens précédents peuvent être impuissants pour la combattre; on emploie alors les vésicatoires, par exemple dans les ophtalmies et les otites infantiles, les fluxions de poitrine, les inflammations du cœur, du foie, de la matrice, etc. Enfin, si la congestion est étendue et déjà ancienne, chronique comme on dit, et menace de désorganiser un organe essentiel à la vie, ce sont les cautères et le séton qui sont indiqués en qualité de révulsifs énergiques et prolongés; c’est ce qui se présente dans les maladies chroniques du larynx, du cœur et de la moelle épinière.
Un caütère au bras entretenu pendant six mois m’a fait obtenir des cures remarquables dans les laryngites chroniques, avec extinction de voix.
Que penser maintenant de ces médecins baroques qui réclament dans les journaux et les sociétés de médecine la suppression de tous les révulsifs et notamment du vésicatoire, aussi bien que des décongestifs directs, les sangsues et la saignée, pour remplacer ces moyens de guérison héroïques par des inoculations de poisons chimiques, qui paralysent les malades, engourdissent les douleurs et laissent aggraver les maladies? Ces maladroits novateurs n’ont donc jamais traité des inflammations chroniques de l’œil ou de l’oreille, dans lesquelles un petit vésicatoire derrière l’oreille donne de si beaux et si prompts résultats? Ni une broncho-pneumonie catarrhale, qu’un ou deux larges vésicatoires sur la poitrine enlèvent comme par enchantement?
Laissez, gens du monde, baragouiner ces écervelés à tort et à travers; et lorsqu’ils se présenteront à vous pour soigner vos chers malades, envoyezles parader sur les tréteaux de foire, ou cabotiner dans les cafés-concerts, en leur disant que, tout diplômés qu’ils soient, ils semblent mieux faits pour amuser que pour traiter leurs semblables.
ItUAGADES. — Crevasses ou fissures à l’anus. Voir ces mots.
RHINITE. — Inflammation du nez. Rhume de cerveau.
ItHUMATISME — SCIATIQUE.
RHUMATISME. — Aigu ou chronique. Le rhumatisme aigu ou articulaire est traité comme un accès de goutte. Le rhumatisme chronique ou musculaire, dit aussi : névralgie musculaire, soit du tronc, soit de la tète, soit des membres, qui attaque tant de monde dans nos climats tempérés, ne peut être efficacement combattu que par la chaleur constante de toute la peau, à l’aide de vêtements de laine ou de soie convenables, la nuit comme le jour.
Tous les autres moyens indiqués dans les livres classiques, onguents, graines, drogues diverses, ne font absolument aucun effet si la chaleur n’est pas maintenue constamment à la peau comme il vient d’être dit.
Donc, tous ces moyens palliatifs et empiriques sont absolument inutiles. Et quelquefois, à hautes doses, ils peuvent être nuisibles aux malades : c’est le cas du salycilate de soude.
IUIUME. Voir Catarrhe.
ROUGEOLE. Voir Fièvres éruptives des enfants.
R Ll PI A. — Maladie de peau et du sang, caractérisée par des bulles remplies d’un liquide sanieux, qui est due à la vaccine principalement, comme la plupart des affections cutanées chroniques.
Traitement de la vaccine syphilitique.
SAIGNEMENT DE NEZ. Voir Hémorragie.
SARCOME. — Tumeur cancéreuse.
SARCOCELE. — Dégénérescence cancéreuse du scrotum.
SATURNISME. — Empoisonnement général du corps par le plomb (céruse, etc.). Traitement : eaux minérales salines et régime lacté.
SATYRIASIS. Voir Priapisme.
SCARLATINE. Voir Fièvres éruptives des enfants.
SCIA TIQUE. — Névralgie ou Goutte sciatique. On guérit la sciatique comme toutes les névralgies par l’entretien d’une chaleur égale et constante à la peau sur le trajet du nerf irrité. J’ai guéri beaucoup plus de sciatiques en faisant porter des caleçons chauds, jour et nuit, pendant quinze jours ou un mois qu’avec les onguents et les pilules térébenthinées à la mode. Toutefois, lorsque la sciatique est rebelle aux moyens ordinaires : flanelle, soie, etc., appliqués en permanence sur la cuisse et la jambe malades', il/aut bien recourir aux frictions excitantes (Baume Opodeldoch, teinture diode, glycérine avec un peu d’huile de térébenthine, etc.), ou bien à de petits vésicatoires espacés le long du trajet douloureux, ou bien enfin au
SCOLIOSE — SCORBUT.
cautère de Vienne. J’ai dû employer ce dernier remède comme mesure extrême chez un cocher qu’aucun autre moyen n’avait pu débarrasser d’une sciatique, qui l’empêchait de marcher depuis six mois.
SCOLIOSE (courbure, déviation). — Les échevins de l’instruction publique, les instituteurs, les professeurs de gymnastique et tous les officiers de police devraient interdire absolument le jeu infantile du « cheval fondu », connu chez les Wallons sous les noms de : Tchevau-godet ou Tchevau-mulet.
Sur 10 cas de scoliose (courbure vicieuse à droite ou à gauche de l’épine dorsale) que j’ai rencontrés depuis quelques années, chez des sujets de 8 à 15 ans, j’ai constaté que cette difformité incurable avait pour causes : 1° une mauvaise attitude habituelle à l’école, dans 3 cas ; 2° des accidents traumatiques, dans 2 cas ; 3° le « cheval fondu », dans 5 cas.
Ainsi la moitié au moins des déviations latérales du rachis, dont j'ai recherché la cause première, est due à ce jeu, qui semble inoffensif à première vue.
Voici ce qui se passe :
Ce sont généralement les sauteurs les plus jeunes et les moins vigoureux, qui servent le plus souvent de « cheval ». Les secousses répétées qu’ils subissent alors sur la région dorsale et lombaire, impriment peu h peu à la colonne vertébrale ces courbures vicieuses incurables, qui constituent ce que les médecins appellent la Scoliose.
— Naguère, chez un garçon âgé de 13 ans. de Châtelet, nommé A. D., qui avait toujours joui d’une bonne santé et dont tous les parents sont sains et robustes, j’ai rencontré encore un cas excessivement prononcé et absolument incurable de scoliose droite, exclusivement due au cheval fondu, qui le rendra physiquement infirme toute sa vie.
SCORBUT. — Altération du sang et de l’organisme provenant d’une alimentation vicieuse : soit d’aliments séchés et conservés, soit d’aliments trop salés. Le scorbut est une décomposition des humeurs et du sang analogue à celle qui suit l’abus des préparations salines, telles que l’iodure de potassium, les eaux de Vichy, etc. (Iodisme.)
On a distingué le scorbut de terre et le scorbut de mer. Cela ne signifie rien. Le scorbut sur terre ou sur mer a la même origine et cède au même traitement : l’usage régulier des aliments et des boissons ordinaires, frais, naturels; les fruits acides, les légumes nouveaux et les viandes jeunes. Quant aux accidents que le scorbut occasionne vers les gencives, la bouche, le pharynx et l’estomac, on les combat par de simples lotions vinaigrées, des gargarismes et des boissons acidulés. On voit donc qu’à la dissolution alcaline de l’économie par l’abus des sels de cuisine ou autres, il est rationnellement ou mathématiquement indiqué d’opposer la condensation acide.
Voilà comment la chimie sert d’auxiliaire à la science biologique.