AIM1THES — BLESSURES
Itégime alimentaire. — Un jour ou deux au plus de tisane sudoi ifique, tel est le maximum de la diète qu’il faut imposer aux enfants dans tes maladies. Quelle que soit l’intensité du mal au bout de ce couit laps de temps, il est nécessaire de soutenir de suite le petit malade avec les aliments liquides déjà indiqués, y compris le vin de Tours, le seul vin recommandable pour les enfants malades.
Les aliments solides arrivent ensuite avec la convalescence.
Mesures préventives. — Pse surmenez jamais les enfants. Surveillez-les dans leurs jeux et surtout après leurs jeux, ainsi qu’en voyage. Ne les laissez pas séjourner dans les appartements où se trouve un sujet souffrant d une angine ou d’un mal de gorge aigu quelconque. Enfin, désinfectez la pièce où le malade a été traité (voir Fumigation Guytonienne dans la Première partie), avant d’y faire coucher d’autres personnes ou des enfants, et le croup deviendra bien rare.
APHTHES. — Quand on remarque de petites ulcérations blanches ou grises sur les lèvres, la langue ou dans la bouche d’un enfant, il faut se dire ceci : cet enfant a des aphthes parce qu’il a été refroidi; en le réchauffant au lit pendant quelques jours, il sera guéri. Ou ila Y estomac dérangé par une alimentation mal dirigée ; en ce cas, il faut le mettre à un régime alimentaire hygiéniquement conçu. Ou il va avoir le muguet; en le tenant dans la chambre bien chaudement pour le surveiller pendant quelques jours, on saura à quoi s'en tenir.
Toutefois il est bon, quand on constate l’apparition des aphthes chez n’importe quel sujet, petit ou grand, de toucher ces petits ulcères avec le bout d’un crayon de sulfate de cuivre ( couperose bleue, pierre divine). Cela n’empêche nullement de recourir aux soins thérapeutiques généraux précités.
IŒGAI EiM LIN T ( bredouillement , zézaiement). — Ces infirmités relèvent exclusivement de l'hygiène et de la gymnastique, comme nous l’avons vu dans la Première partie.
BLESSÜiÛES ( opérations chirurgicales). — L’insensibilité relative des enfants dans les cas de blessures et d’opérations chirurgicales est réellement curieuse. Pendant que je coupais un jour, à Loverval, les deux bras à un enfant de cinq ans qu’un lourd chariot avait mutilé, je n’entendis guère d’autres plaintes que celles-ci : « Je dirai à papa que vous me sciez les deux bras. »
Donc, même dans les accidents les plus graves, ne soumettez jamais les enlants jeunes au chloroforme, au chloral, encore moins aux insensées et funestes inoculations de morphine avec la. seringue de Pravaz.
Surtout ayez soin de bien nourrir, de soutenir par de bons et doux aliments, les petits blessés ou opérés.