HOQUET — HYDROCÉPHALIE
pousse avec l’index sur le centre même du bourrelet muqueux qui rentre tout seul si l’enfant reste immobile, la bouche largement ouverte, afin qu’il n’exerce pas de pression sur les muscles abdominaux.
Un repos de quelques minutes est à peine nécessaire, après cette petite opération familiale.
HOQUET. — Le hoquet est un spasme convulsif du diaphragme.
Pour le faire cesser, chez les enfants, quand il n’est pas la conséquence d’une maladie, il suffit de leur mettre une prise de tabac dans le nez.
Il YDItUCÉPII VLIE (grosse tête, tèle d'eau\ — Certains enfants naissent hydrocéphales; d’autres le deviennent après la naissance. Dans ces deux cas, les os du crâne sont ou disjoints ou hypertrophiés, et le liquide naturel du cerveau est devenu si abondant qu’on pourrait appeler l’hydrocéphalie une hydropisie du cerveau.
Causes. — Une grossesse orageuse, des émotions pénibles avant l’accouchement, un traitement mercuriel antérieur, un père ivrogne ou syphilitique, un accident dans le cours de l’organisation du fœtus ou un arrêt de développement de la tête, telles sont les diverses causes dont chacune séparément peut donner lieu à l’hydrocéphalie de naissance.
Après la naissance, cette maladie peut être la conséquence d’une méningite, par suite d’un refroidissement, de la vaccination, de la tuberculose, ou bien d’une chute ou de coups portés sur la tète de l’enfant.
Traitement. — Quelle que soit la cause de l’affection, il faut se garder de recourir aux drogues ou aux manœuvres qu’on a préconisées longtemps dans les livres classiques, à tort et à travers.
Quand l’hydrocéphalie n’est pas poussée jusqu’à l’imbécillité absolue ou l’idiotie incurable, c’est par des soins hygiéniques, par l’éducation gymnastique rationnelle qu’on parvient à la combattre le plus avantageusement et le plus rapidement.
Donc ni drogues, ni opérations contre l’hydrocéphalie.
Hégime alimentaire. — Le malade sera soumis à une alimentation aussi sèche et aussi substantielle que son âge le comporte. On écartera tous les aliments fades, aqueux et les tisanes, les eaux d’orge, dont trop de bonnes femmes abusent chez les malades de toute espèce.
Le bon lait, les œufs, des fécules fermentées bien cuites, des légumes verts, des viandes blanches, du café, de l’eau et du vin, des fruits acides, voila tout ce que le menu des hydrocéphales tolère, depuis la naissance jusqu’à la puberté. J’en parle par une longue expérience, après de sérieux succès.
Mesures préventives. — Je renvoie les pères et mères de famille aux