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PHTHISIE PULMONAIRE — RÉTENTION D’URINE

PHTHISIE PULMONAIRE ( scrofules , tuberculose). — Chez les enfants, les scrofules et la tuberculose générale des ganglions lymphatiques sont plus fréquentes que la phtisie proprement dite. L’enfant dépérit (tombe dans l’athrepsie, disent les savants), s’étiole, se dessèche et meurt, si l’on ne vient h temps. à son aide.

Causes. — 11 faut accuser ici la misère, la mauvaise constitution des parents, la syphilis et la vaccine comme les causes principales de ces diverses affections graves, qui n’en font qu’une en réalité au point de vue pratique.

Traitement. — Tout le traitement consiste dans des soins hygiéniques multipliés et surtout dans une alimentation réconfortante, appropriée à l’âge des sujets. Les médicaments prétendument modificateurs, anti-scrofuleux ou anti-tuberculeux, n’ont de vertus réelles que par leurs propriétés nutritives et assimilatrices.

Régime alimentaire. — L’alimentation est donc le principal moyen de traitement vraiment modificateur et régénérateur qu’on oppose à la phtisie, aux scrofules et à la tuberculose infantiles. Ajoutez-v toutes les précautions sanitaires, si utiles à tous les enfants sains et si nécessaires à ceux qui sont malades : l’air pur, le soleil, la propreté, l’exercice, etc.

Mesures préventives. — Si l’on en croyait les admirateurs, de plus en plus rares, des doctrines microbiques exclusives que le chimiste Pasteur a mises à la mode en médecine durant quelques années, il y aurait moyen de prévenir le développement de ces maladies. Selon eux, il existe dans ces affections des microbes; et pour soustraire les êtres chétifs qui sont atteints de scrofules, de tubercules, de phtisie, de carreau, etc., à l’action homicide de ces microbes ( tuberculeux , s’il vous plait), il faudrait — on n’ose pas l'avouer, tant c’est idiot et odieux — inoculer à ces malheureux des microbes atténués, devenus bénins à force d’être... apprivoisés!

11 a fallu l’extrême badauderie scientifique du XIXe siècle, qu'on pourrait appeler le siècle de la vaccine , pour prendre au sérieux de semblables blagues, devant lesquelles les savants positivistes et les biologistes instruits restent stupéfaits de surprise et de dégoût.

On ne préserve les enfants de ces maladies chroniques que par l’observa* lion stricte des principes les plus élémentaires de l’hygiène, par le traitement rationnel des maladies antérieures des père et mère, et en s’abstenant de vacciner les premiers et de revacciner les seconds.

RÉTENTION D’URINE. — 11 peut arriver qu’un enfant éprouve de la difficulté à uriner. Cet accident exige qu’on regarde si l’ouverture du canal de 1 urètre n’est pas obstruée par un corps étranger ou par un gonflement insolite.

Si l’on ne voit rien, on met l'enfant dans un demi-bain chaud, en attendant l’arrivée d’un praticien, qui sera peut-être obligé de sonder l’enfant.

ItOUCEOLE, SCAItLATINE, SUETTE, VAItlOLE.

ROUGEOLE, SCARLATINE, SUETTE, VARIOLE (groupe des fièvres éruptives de l’enfance). — Nous réunissons d’autant plus volontiers ces quatre maladies ensemble que, malgré les différences symptomatiques qui les caractérisent chacune, elles réclament absolument le même traitement, le même régime alimentaire et les mêmes mesures préventives. Leurs causes elles-mêmes ont une si grande analogie qu’on pourrait dire — et je l’ai dit ii l’Académie de Belgique dans un Mémoire spécial — que ces affections appartiennent il la même famille pathologique, qu’elles sont sœurs et qu’elles se transforment si souvent les unes dans les autres qu’on ne parvient pas toujours à les distinguer nettement.

Avant l’apparition des phénomènes cutanés, la plupart de ces petits malades ont une fièvre aiguë, quelquefois très intense et très grave.

Règle générale alors : celui qui aura la rougeole a les yeux battus, chassieux, il éternue et tousse. Celui qui aura la scarlatine se plaint surtout de mal de gorge, d’angine. Celui qui aura la suette souffre dans tous les membres. Enfin, le futur varioleux a très mal à la tète, au ventre et aux reins.

Il y a certainement beaucoup d’exceptions à cette règle, puisqu’on voit parfois des enfants rouges de rougeole ou boutonnés de variole avant de s’apercevoir qu’ils sont sous le coup d’une maladie.

Quand la fièvre éruptive est développée, la rougeole se montre sous forme de papqles roses semblables à des morsures de puces ; la scarlatine a une teinte uniforme sans éminences {doses, en wallon) sur la peau; la suette consiste en une sueur générale; et la variole, en petits boutons durs, isolés, qui deviendront des pustules.

Causes. — En certaines saisons climatériques, indéterminées encore, tantôt l’une, tantôt l’autre, plusieurs ensemble même de ces quatre maladies naissent spontanément chez les enfants, ici ou là, spécialement chez les enfants vifs, actifs, remuants. Dès qu’elles arrivent à leur période d’éruption à la peau, elles peuvent se transmettre par contagion, soit directement au contact {suette, variole), soit indirectement à distance ( rougeole , scarlatine).

. Les auteurs classiques, qui voient la contagion partout, ne veulent pas admettre le développement spontané des fièvres éruptives. Ils ont tort. L’avenir dissipera leur erreur.

Traitcmenl. — Le séjour au lit est indispensable. Seulement il ne faut pas accabler le malade de couvertures. Il ne faut pas le faire transpirer à outrance. On lui donnera des boissons légèrement tièdes jusqu’au moment où l’éruption apparait.

On ne permettra que du lait plus ou moins allongé d’eau pour tout aliment aussi longtemps que la fièvre aiguë du début ne sera pas un peu calmée, ce qui arrive presque toujours quand l’éruption se montre et n’est pas trop abondante.

Plus on échauffe le malade par une chaleur artificielle excessive, plus l’éruption est abondante et la maladie longue et grave. Qu’on retienne cela

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