ROUGEOLE, SCARLATINE, SUETTE, VARIOLE
pour éviter de tomber dans un excès regrettable, surtout quand il s’agit de la variole et de la scarlatine.
Dans le cas de rougeole intense et dans le cas de scarlatine, si légère qu’elle ait pu être, il est de toute nécessité d’empêcher l’enfant de s’exposer au froid ou au refroidissement de la peau pendant plusieurs semaines, sous peine de voir le rubéoleux attraper une pneumonie, une bronchite ou une coqueluche; elle scarlatineux, une hydropisie générale (anasarque) difficile à guérir.
Enfin, si l’imprudence de l’enfant ou l’imprévoyance des parents amène Y anasarque (gonflement de la face et de tout le corps), le seul remède consiste dans le séjour prolongé durant plusieurs semaines dans un appartement bien chauffé, des bains chauds, de la flanelle sur tout le corps, des frictions sèches sur la peau et une alimentation douce aromatisée.
Abstenez-vous, en ce cas, de recourir à n’importe quel médicament énergique.
Nous devons une mention spéciale au traitement de la variole.
Règle générale : jour et nuit, tout individu atteint de fièvre aiguë intense doit être tenu dans une obscurité complète. Le service dans la chambre se fera avec une veilleuse ou une chandelle. L’obscurité, dans les cas de variole, par exemple, empêche la figure de garder, par la suite, ces cicatrices ponctuées, hideuses, qui ont décidé tant de jolies femmes à se faire vacciner !
On comprendra l’importance de cette recommandation quand on saura que c’est l’action de la lumière solaire vive, brillante, qui contribue à creuser les plaies des pustules et à laisser ainsi des marques indélébiles sur la figure. Traitez donc les varioleux dans l’ombre. Et vous ne verrez plus, on ne pourrait trop le redire, ces figures d’écumoires, épouvantail qui a fait à lui seul le succès de la vaccine chez les femmes.
ltégime alimentaire. — Du lait, des infusions pectorales au début; du lait, des fécules, du bouillon, des potages, des compotes, marmelades et fruits dans le cours de la maladie; de la bière, du vin et des viandes blanches à la fin. Voilà le régime commun à tous ces malades sans exception.
Mesures préventives. — Empêchez vos enfants de trop gaminer quand il fait chaud. Ne les laissez pas en contact direct ou indirect avec les sujets atteints d’une fièvre éruptive quelconque. Tout est là, comme hygiène prophylactique de ces maladies.
Quant à ces moyens de préservation qui ont été tant prônés autrefois : la belladone contre la scarlatine, la vaccine contre la petite vérole, il faut les laisser aux ignorants, aux niais et aux exploiteurs de la bourse et de la santé publiques.
Les quatre maladies dont il vient d’être question ont leurs diminutifs, qu on appelle roséole ou petite rougeole, varioloïde, varicelle (poquettes d’eau), etc.
SYPHILIDES ET VACCINIDES — VERS INTESTINAUX.
Aucune de ces maladies ne préserve l’homme contre le retour possible de la même affection. Certains individus ont eu quatre, cinq fois la petite vérole, la rougeole, etc.; ce qui n’empêche pas les vaccinateurs incorrigibles de soutenir que la vaccine prémunit le vacciné contre les atteintes de la petite vérole ! Un virus quelconque ferait ce que le virus de l’affection lui-même ne peut faire comme préservatif! Est-ce assez... vaccinatoire?
SYPllILIDES et VACCINIDES. — Nous réunissons ces deux affections si communes chez les enfants, parce qu’elles ont absolument la même nature et la même origine, parce qu’elles produisent les mêmes effets et réclament le même traitement.
Les syphilides et les vaccinides se présentent sous forme de boutons pustuleux, de plaies ulcéreuses, de ganglions engorgés, de suppurations diverses sur les bras, au cou, au niveau des articulations, aux pieds, aux mains; de plaques muqueuses autour des organes du petit bassin, etc.
Causes. — Certaines syphilides sont dues à l’hérédité. Mais la plupart proviennent de la vaccine; de là, le nom de vaccinides qui leur a été donné.
Nous verrons dans la Troisième section la filiation qui existe entre le vaccin humain, le vaccin animal et le virus syphilitique.
Traitement. — Les lésions externes seront pansées à l’eau et au genièvre et quelquefois à la teinture d’iode et aux acides caustiques ou astringents, comme des plaies ulcéreuses ou des excroissances de mauvaise nature. On évitera d’employer dans ces cas, comme dans tous les cas de lésions cutanées, les onguents, la charpie, les mèches et les antiseptiques nouveaux et anciens, aussi nuisibles les uns que les autres, le styrax, l’iodoforme, l’acide phénique, etc., dont le moindre inconvénient est d’exciter les tissus et d’aggraver l’altération organique qu’on veut combattre.
A l’intérieur, on donnera à ces malades des eaux minérales alcalines, en quantités variables selon l’âge des sujets et l’intensité de l’affection.
Décime alimentaire. — Durant le cours des vaccinides et des syphilides, le régime végétarien sera prescrit avec la plus grande rigueur.
Quand je dis régime végétarien, je n’exclus pas les vins, ni la bière, ni les œufs, ni le lait, ni le bouillon léger, ni les alcooliques aromatiques, en quantités modérées, les aromates, les assaisonnements et les liqueurs spiritueuses étant, à petites doses, des ferments naturels indispensables à la digestion des aliments solides et même des boissons aqueuses.
VERS INTESTINAUX. — Les enfants, aussi bien que les adultes, peuvent être porteurs devers intestinaux. Les oxyures (petits vers filiformes de 8 à 10 millimètres), les ascarides lombricoïdcs sont très communs chez l’homme. Le tamia et les trichines sont assez rares. Voir pour les détails et le traitement à la Troisième section.
MALADIES DE LA PUREKTÉ