‹ L'art de vivreChapitre 97 sur 168 · CUOSSESSE EXTRA-UTÉRINE — HÉMORRAGIE UTÉRINE · texte numérisé non relu

CUOSSESSE EXTRA-UTÉRINE — HÉMORRAGIE UTÉRINE

causes de la maladie et au traitement signalé plus haut, on sait h quoi s’en tenir sur le mode d’alimentation et sur les mesures préventives applicables, aux goitreux. Insistons seulement sur cette particularité qu’il faut obliger les parturientes, qui crient beaucoup et fort, à tenir la tête plutôt inclinée vers la poitrine que renversée en arrière. C’est une précaution importante pour éviter le développement d'une grosse gorge.

GROSSES* K EX I RA-UTÉRINE. — Au lieu de se développer dans la matrice, certains embryons se forment en dehors de cette cavité. On suppose que, par une secousse quelconque, physique ou morale, ou par un vice organique passager, un spermatozoaire aura rencontré l’ovule féminin dans une trompa (ligament utérin) ou au voisinage de l’ovaire dans le péritoine et s’y sera fixé.

Le plus souvent, les grossesses extra-utérines n’aboutissent qu’à des formations incomplètes, qui se confinent dans le ventre et s’y flétrissent plus ou moins. Si elles viennent à terme, ou si elles occasionnent des accidents, tels que l’éclampsie, des vomissements incoercibles, etc., l’opération césarienne est indiquée comme unique remède.

HÉMORRAGIE UTÉRINE (avant, pendant et après l’accouchement1. Lorsque le sang s’écoule avec une certaine abondance par le vagin chez une femme enceinte, ou en travail d’enfantement, ou récemment délivrée, il faut rechercher la cause et le siège de l’écoulement pour agir en conséquence.

1° Avant L' accouchement. — Certaines femmes continuent à être plus ou moins réglées durant la grossesse. Ces cas sont très rares. Souvent on s’y est trompé, on a pris pour menstrues de petites hémorragies dues à l’insertion du placenta sur le col de la matrice ou dans son voisinage.

J. a plupart des petites hémorragies vaginales dans la grossesse étant dues à cette cause ne réclament provisoirement que des soins passagers : repos au lit, injections froides, tamponnement du vagin même s’il le faut, jusqu’à ce que l’écoulement sanguin ait cessé. Si cet écoulement menaçait la vie de la femme, il y aurait lieu de provoquer une consultation et, au besoin, de recourir à l’avortement lésai.

Quelquefois ces hémorragies sont causées par des accidents, chutes ou coups sur le ventre, qui ont décollé le placenta en tout ou en partie. Selon le degré ou la persistance de l’hémorragie, on se conduira, en ce cas, comme je viens de le dire : repos, injections froides, d’abord. Ensuite, si cela devient nécessaire, l’expulsion forcée du fruit.

-° Pendant l’ accouchement. — Toute hémorragie abondante pendant l’accouchement, quelle qu’en soit la cause, accident ou position anormale de l’arrière-faix, réclame impérieusement l’intervention imiîiédiate de l'accoucheur. 11 doit faire l’accouchement d’emblée, en passant un doigt, puis deux, puis trois, puis toute la main à travers le col de la matrice, pour aller chercher les pieds de l’enfant ou pour appliquer le forceps sur le crâne, selon qu’il

LOCHIES.

juge que la délivrance se ferait le plus lestement et le plus avantageusement pour la mère et l’enfant.

C’est dans de semblables conditions que le sang-froid et l’habileté d’un bomme expérimenté, sûr de lui, peuvent rendre d’éminents service aux familles.

3" Après l’accouchement. — Lorsque l’enfant et le placenta sont sortis, soit naturellement, soit avec la main de l’homme de l’art, s’il survient une hémorragie abondante, il faut placer la femme horizontalement sur son lit de travail, les deux jambes rapprochées et jeter sur le bas-ventre des jets d’eau froide, en,même temps qu’on lui fait boire de l'eau très froide, un peu de vin de bordeaux, une potion au ratanbia.

Un jour, une accouchée pâle, en apparence exsangue, gisait sur le plancher; le sang bavait encore. L’accoucheuse avait perdu la carte et se lamentait en demandant du perchlorure de fer qui n’arrivait pas. En arrivant, je n’hésite nullement. Un baquet d’eau froide était à ma portée, j’en lançai le contenu sur les cuisses et le bas-ventre de la femme, qui fit un soubresaut; et le sang fut arrêté d’emblée : le perchlorure de fer devint inutile.

Mais on ne réussit pas toujours à arrêter ainsi des hémorragies utérines abondantes. Souvent on ne peut attendre que les astringents donnés par la bouche produisent leur effet; le sang coule à flots et les syncopes succèdent aux syncopes. Dans ces cas, assez rares cependant aujourd’hui, voici ce qu’on doit faire. Naguère, une jeune dame, après un avortement laborieux double compliqué d’adhérences placentaires, etc., se lève malgré les recommandations formelles des gens qui la soignaient, et va s’accroupir sur un vase pour satisfaire un besoin, 36 heures après sa délivrance. Avec les efforts de pression auxquels elle se livre, une hémorragie abondante se produit instantanément. L’accoucheuse arrive, tamponne le vagin. L’hémorragie persiste avec des contractions utérines violentes pour expulser les caillots qui se formaient. Il n’y avait qu’un parti à prendre : enlever le tampon, vider la matrice de ses caillots et injecter dans sa cavité à l’aide d’une seringue emmanchée d’un long tube en caoutchouc, une forte solution de perchlorure de fer jusqu’à cessation de l’écoulement sanguin. C’est ce qui fut fait lestement et la patiente, qui était sans connaissance depuis une heure, fut sauvée.

Le perchlorure de fer produit sur les vaisseaux béants de la matrice le même effet que sur les trous sanguinolents résultant de l’application des sangsues : il coagule et cautérise superficiellement le tout, le sang et la plaie.

Régime alimentaire et mesures préventives. — Les hémorragies de cette nature étant subites et rapides, il n’v a pas lieu de parler de régime alimentaire ni de mesures préventives à leur égard. Il suffit de renourrir bien et méthodiquement les sujets qui ont perdu ainsi des masses de sang, quasi tout d’un coup.

— Après l'accouchement, l'utérus se dégorge lentement en

LOCIIIUS.

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