‹ L'art de vivreChapitre 96 sur 168 · FISSURES DU PÉRINÉE — GOITRE · texte numérisé non relu

FISSURES DU PÉRINÉE — GOITRE

que toute maladie accompagnée de produits morbides, déjections, excré- ' tions, suppurations, etc., est transmissible dans certaines conditions ou circonstances, faciles à déterminer pour chacune d’elles. Et, comme second corollaire, il est évident que tous les produits morbides, sans exception, doivent être détruits, annihilés, par l’un des moyens connus aujourd’hui : par le feu, la chaleur, l’oxygène, ou le chlore; en un mot, par les caustiques miné* j raux et végétaux, auxquels on a donné le nom d 'antiseptiques.

FISSURES DU FER UN ÉE (déchirures du périnée). — Il arrive parfois, faute de précautions de la part des accoucheurs ou accoucheuses, ou par suite d’une application de forceps trop brutale, que le périnée se déchire en partie (tissures) ou en totalité (déchirures).

Dans ces cas, le chirurgien jugera s’il doit pratiquer une suture immédiate; ce qui est absolument nécessaire quand la déchirure est étendue. En attendant son intervention, il est urgent d’engager la femme à tenir les deux jambes rapprochées l’une de l’autre, et même de les maintenir en contact à l’aide d’un lien, mouchoir ou serviette, enlaçant les deux genoux.

FOETUS MOUT. — Lorsqu’on présume qu’un fœtus est mort, on doit attendre l’époque naturelle de l’accouchement. Si, au délai voulu, l’expulsion ne se prépare pas, .on la provoque par les moyens doux et lents que les accoucheurs connaissent, et pratiquent au besoin, par exemple quand l’avortement, ou l’accouchement prématuré, est déclaré nécessaire par un certain nombre de praticiens réunis en consultation.

GOITRE (grosse gorge). — Le goitre est un gonflement hypertrophique de la glande thyroïde (glande placée au devant du cou).

Causes. — Le goitre peut avoir l’une des trois causes suivantes : 1° le séjour dans des pays marécageux et fangeux, ou des localités mal aérées et dépourvues d’eau saine. Le goitre est alors endémique et constitutionnel;

2° certaines maladies du sang : hydrohémie (chlorose aqueuse) ou leucocithémie (surabondance de globules blancs); 3° des efforts musculaires violents; des cris prolongés dans l’accouchement; l’habitude de porter delourds fardeaux sur la tête.

Traitement. — Contre le goitre dû à la première cause, on emploie un traitement hygiénique général facile à déterminer. Contre le goitre cxoplitlialmique (c’est-à-dire porté au point que les globes des yeux sont saillants hors de l’orbite), outre le traitement hygiénique et tonique modificateur d un sang appauvri, il faut employer la médication purgative active, dont on a tant abusé autrefois et qu’on néglige trop de nos jours. Quant au goitre par efforts musculaires, il n’exige qu’un traitement local très simple et souvent inefficace : emplastiques de poix, pommades iodurées.

Régime alimentaire et mesures préventives. — En se reportant aux

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