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Figure 1. Gouge à panier mohican. .............,.,,,,,.......,.. srésitss: 11 RS I À 11 “3. Couteaux croches avec manche en bois et en corne de chevreuil. . tres 13 A 15 “8. Motif type de panier mohican.............,.,,,..., ............ 15
“ 6. Motifs peints mohicans et niantiques........,,.,....,,........... 17
b,e, du spécimen b, planche 1, mohican.
“7. Motifs peints mohicans et niantiques...............,............. 19
b, du spécimen b, planche IV, niantique.
ce, du spécimen b, planche 1, mohican.
d, du spécimen a, planche 11, mohican.
* 8 Motifs peints mohicans et I . 21
ER à 23 a,c, du spécimen a, planche 111, mohican, b, mohican. “ 10. Motifs peints mohicans, niantiques et scatticook. .................. 25
a,b, du spécimen a, planche III, mohican.
ce,f,g,h,i,k, du spécimen b, planche IV, niantique. d, du spécimen a, planche II, mohican, j, du spécimen c, planche II, mohican.
1, de Curtis, Scatticook.
“ 11. Motifs peints mohicans et niantiques.......,,.,.................. 27 a, du spécimen b, planche I, mohican.
b,c,d,e,f, du spécimen b, planche IV, niantique. “ 12. Motifs peints mohicans, scatticook et HÉRÉIQUES. 5 sr cesse 29 a,c, d'après un spécimen mohican.
b, du spécimen a planche III, mohican.
d,f, de Curtis (scatticook).
e, du spécimen b, planche IV, niantique.
“13. Motif de bordure linéaire des paniers peints mohicans.............. 29 “14. Motifs d'ensemble des paniers peints mohicans. ................... 31 a, sur le dessus du panier; b, sur les côtés.
“15. Frisure des paniers scatticook. ....................e............. 33 16. Frisure dés paniers:scatticook….….:::....2.".2 0 35 “17. Fond des paniers scatticook montrant le fini des éclisses rayonnantes. 37 OR — 39
(= COURS BORD nn sn 39 LT nn a 41 A D Te (in mt 43 “21. Ouvrage mohican de rassade sur écorce de bouleau. ................ 43 RE - 43 “23. Article mohican en bois décoré. ...................e............. 45
PAGES Planche I. Paniers mohicans BR re TE — 47 se II. Paniers mohicans nn NT 49 TR ee 51 a—Peints, b—Montrant la construction du fond.
. IV. Paniers me rue 53
& --Panier à laver mohican.
b—Panier à provisions fait vers 1840 par M= Mathews, à Black Point (près de Lyme, Conn.),.
e dr 55 6 VI. Paniers mohicans, paniers à ouvrage de fantaisie, sac-applique . . 57 - VII. Paniers tunxis, faits par Pually Mossuck, femme Tunxis, de Farmintgon, Conn., décedée vers 1890, à Mohican. Plus bas à droite, un panier Moirement paint... 59 * VIII Paniers scatticook, faits par Rachel Mavwee, Abigail Mavwee, et Viney Carter laquelle est décédée à Kent, Conn., vers ose 61 Le IX. Panier timbré Oneida (Collection on - 63 - X. Moccassins mohicans RQ. 5 65
b—Moccassins niantiques, de la vieille réserve de Black Point, près de Lyme, Conn.
XIUI. Louches et EE 71
nn. |
L'art décoratif des tribus indiennes du Connecticut.
Une phase remarquable des études ethnographiques des Indiens de la Nouvelle Angleterre a récemment ouvert de nouveaux horizons à nos connaissances sur l'art décoratif des tribus algonquines de l'Est. Nous le devons à la découverte de nouveaux spécimens et de renseignements fournis par plusieurs Indiens âgés des tribus mohicanes et niantiques de l’est du Connecticut.
Durant plus'eurs visites au cours de l'hiver 1912-13, Mme Henry Mathews (Mercy Nonsuch), la seule survivante pur-sang des sauvages Niantiques, demeurant précédemment sur les rives du détroit de Long Island, près de l'embouchure de la rivière Niantique, et les Mohicans Cynthia Fowler, Charles Mathews, et la défunte Fidelia Fielding, la dernière personne qui parlait le Mohican, tous ont aidé à receuillir les matériaux que nous publions ici.?
Le principal mode de décoration chez les Mohicans et les Niantiques, autant que nous sachions, parait avoir été la peinture des paniers. La sculpture décorative sur les ustensiles domestiques et quelquefois sur les outils était aussi commune. Les travaux en rassade, d'autre part, paraissent avoir été d'importance secondaire. Une courte description de l'industrie du panier est nécessaire, avant de parler de la décoration des paniers.
Pour les besoins du ménage et du jardinage ces peuples ont inventé quelques types de paniers (manu:’dat “récipient”’} de formes, de dimensions et de tissus variés. Les formes les plus caractéristiques sem-
! On a aussi obtenu quelques paniers faits par une vieille femme du nom de Pually Moseuck, de la tribu Tunxis {près de Farminginn, Conn.) qui est morte à Mohican, la dernière de sa race il y a plusieurs années. ‘l'oute cette collection est maintenant en possession de M. Georges G. Heye.
? Dans des études précédentes, l’auteur a déja publié d’autres notes ethnographiques sur les tribus mohicanes et niantiques. Voir ‘‘Anthropological papers of the American Museum of Natural History.” (N.Y.) Vol. III, pp. 183-210, 1909, où l’on tr. 1vera également des études faites en collaboration avec le Prof. J. D. Pr'ace, sur le varler Mohican.
*-indio e que ;2 voyelle ou la consonne précédente est longue; ‘indique que la voyelle sui ante est aspirée, ’ indique l'accent principal; 2, comme # dans l'anglais but; y, comme ng, de l'anglais sing; les autres caractères en usage dans la traduction des mots indiens se passent de commentaires.
blent avoir été celles des Paniers rectangulaires, longs de un pied au moins, hauts des deux tiers, et de largeur proportionnée, sans anse, mais souvent pourvus de couvercles. Tels sont les articles domestiques d'emmagasinage (planches I et I). Pour porter les produits du jardin et pour usage manuel en général, il y a des paniers plus petits, à fond rond, avec anse, ou poignée, variant en largeur depuis au moins quatre Pouces jusqu'aux paniers de la capacité d'un demi minot (planches Ill et V). Ensuite nous avons le type connu des indiens de la Nouvelle.
aux États du Sud, sous de nom de panier ‘melon, ‘côte, ou ‘gésier”’ (planche III, coin à droite, en haut), pourvus de poignées et servant à transporter des objets. Et, enfin, il y a les paniers ajourés dont quelques-uns sont de petits articles de fantaisie, tandis que d'autres servent de passoires (planches IV et VI). Ceux-ci appartiennent au type général du panier croisé, ajouré, hexagonal, Tous ces types, naturellement, sont communs à toutes les tribus de la côte de l'Atlantique, Variant seulement dans les petits détails du tissu, au rebord ou au fond,
Quand aux matériaux, le Mohican et le Niantique comme les tribus du nord de la Nouvelle-Angleterre, se servaient d'éclisses préparées de frêne brun. De moindre importance est le chêne blanc. Ici le battage est inutile, les éclisses se détachant plus facilement de la bille. Le platane est souvent utilisé par le fabricant de panier Mohican, quoiqu'il ne soit pas aussi durable que le chêne ou le frène.
On soumet tous ces matériaux aux mêmes procédés avant que les éclisses soient prêtes à être tressées. Le premier procédé consiste à frapper la bille de frêne Partout, et ensuite à refendre les brins de bois. Puis, les éclisses en longueur sont polies avec une plaine, qui ressemble à un outil européen. Les gouges à main servaient ensuite à couper les éclisses en bandes de même largeur. Ces gouges (figure 1), ressemblant à celles des Penobscots, étaient Pourvues de dents faites, à notre épque, de .essorts d'horloges: la largeur de l'éclisse dépendant de la distance ou les dents étaient placées, au bout de la gouge. On a obtenu, au village Mobhican, un autre petit outil, une sorte de plane à main, à travers laquelle on passait l'éclisse pour l'amincir (figure 2). Les couteaux du genre recourbé, bon‘T'dwayg (figure 3), servant chez les Mohicans à la inenuiserie, ont une courbure prononcée et sont fixés à un manche en bois ou -velquefois en corne de chevreuil. Bien qu'ils ne soient pas touj: employés immédiatement dans la confection des paniers, ces Couteaux sont indispensables aux ouvriers indiens. Un très vieil outil en os pointu, probablement un poinçon (figure 4), paraît avoir servi de quelque manière, peut-être à faire le bord des paniers.
Le mode ordinaire de fabrication chez ces tribus est le quadrillage. Les fonds de paniers sont de deux sortes, rectangulaires et ronds. Dans le fond rectangulaire, le quadrillage forme la base du travail, et le
même procédé se continue dans les côtés, Dans les fonds ronds, les éclisses sont arrangées comme les raies d'une roue qui se croisent et rayonnent à partir du ceutre. Ces éclisses montent en tournant au‘our du fond et forment les supports autour desquels s'entrelacent les côtés, d'après le procédé une fois-pardessus, une-fois-par-dessous, Chez les Mohicans, on trouve un trait particulier du la forme de panier à fond rond qu'on n'a pas encore découvert dans d'autres tribus fabricant la même sorte de panier, c'est-à-dire, les larges supports aplatis formant le fond que l'on voit à la planche III, figure b. Les cercles ordinaires de chène ou d'érable, de la Nouvelle-Angleterre, l'un à l'intérieur, l'autre à l'extérieur, retenus par une éclisse qui l'enroule, consti*< !e bord de tous les paniers. La seconde forme de paniers ronds « : nelée ‘‘panier gésier,” par les Mohicans (planche 111, coin de droi: : :u: irieur). Ces derniers sont généralement faits de chêne, et leur tre se, facile à voir dans l'illustration, est presqu'impossib!: à décrire,
es décorations sur les paniers sont produites de deux manières, soit en se servant, dans la fabrication, d'éclisses de couleurs variées pour le remplissage des côtés, soit en peignant sur les larges éclisses des motifs variés aux contours livres et indépendants de la technique. Nous nous occuperons surtout de ces motifs peints, parce qu'ils perpétuent l'art décoratif original de ces sauvages. Les couleurs qui apparaissent sur les paniers sont le rouge (skwa’yo), le noir (sug'a’yo), et l'indigo (ziwamba’yo), les plus communes étant le rouge et le noir. On obtient le rouge en bouillant de la caneberge. On ne connait plus ce qu'était la teinture noire bien que quelques-unes croient qu'elle était extraite soit du “pain de couleuv-e’’ (ou ra’ ‘n d'Amérique, appelé skuk) ou peutêtre de l'airelle. Plus récemmen :n a employé soit de la couleur à l'eau ou de la teinture. Jes cou’ s étaient appliquées au moyen de brosses grossières, obtenues en éraillant le bout d'un éclat de bois ou en se servant d'une estampe ‘aillCe dans une pomme de terre qu'on trempe dans la matiè-. rolorante :".nt de l'appliquer sur les éclisses,
Les motif: : :-mêmes dans la décoration des paniers sont essentiellement floraux, et les figures tout-à-fait ornemanisées. Les principales parties de la fleur sont représentées. La corolle de la fleur forme le centre, qui est entouré de quatre pétales auxquelles s'ajoute, aux quatre coins, quatre brindilles représentant apparemment la projection du calice mis à vue. Il y a une ressemblance fondamentale dans toutes ces représentations pseudo-imitatives qui apparaissent sur toutes les variétés de paniers; ce qui prouve que nous avons là le motif prédominant de cette sorte de décoration. La corolle occupe d'ordinaire la surface extérieure d'une éclisse, et les quatre pétales occupent quatre clisses adjacentes, comme on pet le voir dans une illustration de grandeur
naturelle (figure 5). Les couleurs de ce spécimen ne comprennent que le bleu et le rouge. :
Cynthia Fowler, un Mohican, nomme cette fleur ‘‘gentiane bleue”: mais il est impossible de déterminer si ce terme était d'usage général, dans les temps anciens. On trouve ces fleurs dans un espace plus grand en forme de carreau sur un côté du panier, la bordure d'encadrement consistant en une ligne droite, ou en une ligne, imitant une chaîne, terminée par des points. Ces Lords pointillés et les éléments de la fleur sont tout à fait Caractéristiques des ouvrages mohicans et niantiques. Les coins des paniers, du haut en bas constituent un autre champ favori Pour l’ornementation. Ici apparaissent des courbes alternantes en formes de chaines de types variés. Des exemples des motifs que nous avons pu nous procurer sont représentés dans les figures 6 à 14. Les surfaces noires, dans les dessins représentent soit le noir ou l'indigo foncé, du dessin original; les hachures représentent le rouge,
En examinant les motifs reproduits (figure 6, 7, 8, 9,) l'on remarque une similarité très persistante dans tous ceux du type rosace, à savoir, l: centre conventionnel, les pétales rayonnants, et l'encadrement en forme de diamant, composé de quatre courbes, que l’on retrouve avec des modifications dans pratiquement tous les motifs du genre. Quelques-uns sont très jolis, d'autres plutôt fades. Le pointillage est très distinct. Vient ensuite la bordure du motif, laquelle, adaptée À des espaces linéaires, est caractérisée, comme la rosette, par des lignes entremêlées, des points ou des pétales. Fréquemment différentes rosaces apparaissent sur chacun des quatre côtés du même panier: et les côtés sont aussi quelquefois divisés diagonalement en quatre par l’une des lignes, de bordure, et sont ainsi divisés en espaces triangulaires chacun contenant
Dans toute cette série de motifs conventionnels, l'on constate une ressemblance avec des dessins algonquins du Nord-Est, en allant au nord jusque chez les Naskapi du Labrador. C’est même sans doute à des motifs semblables chez les Narraganset que faisait allusion Roger Williams quand il écrivit: “Ils les peignent très souver t (vêtements en Peau, etc.) de formes et de couleurs différentes. "”2
Une autre preuve que les paniers d'éclisses étaient fabriqués partout chez les tribus de la Nouvelle-Angleterre avec les ouvrages décoratifs
?Cfr. Roger Williams, À Key into the languages of America, Londres, 1643, (réimprimé par le club Narraganset) p. 145 et p. 206.
qui s’y rattachent, nous est fournie Par une autre tribu du Connecticut— les Scatticook, de la rivière Housatonique, près de Kent. Leur art est particulièrement intéressant parcequ'il vient de s'éteindre chez leurs descendants ici. Comme tribu les Scatticook (Pisga‘tiguk, “A la bifurcation de la rivière’') étaient composés de Pequots exilés, de Mohicans et des derniers des tribus de l'Ouest du Connecticut, qui formèrent une nouvelle unité dans leur nouveau domicile.1 Leur civilisation formait un type mitoyen, sous certains rapports entre les tribus de l’est du Connecticut et celles de la rivière Hudson.
À en juger par un vocabulaire que j'ai obtenu à Scatticook il ya dix ans, ils avaient de proches affinités linguistiques avec le groupe de la rivière Hudson (Delaware).
Jusqu'à ii y a dix ans, l'art original des paniers était conservé chez les Scatticook et nous en avions receuilli, plusieurs specimens au cours de quelques visites. Il a été découvert récemment au cours d'une visite à cette tribu que l'industrie en était disparue: nos remarques sont donc basées sur des vieux spécimens ou des outils en possessions des Sauvages. Le caractère général des ouvrages des Scatticook est le même que celui des Mohicans.
Au lieu de l'érable, les Scatticook se servaient de chêne blanc ou de frêne brun. La méthode de préparer les éclisses et de les entrelacer était la même (planche 8). Dans les formes à fond rond on remarque les mêmes éclisses plates rayonnantes, coupées en diminuant au bord, tel qu’expliqué en parlant des ouvrages mohicans. Les paniers Scatticook dans l'ensemble sont finement construits d'éclisses très minces. Une particularité distinctive est l'usage très fréquent de la frisure dans l'ornementation. La frisure consiste en une éclisse passée pardessus une éclisse du tissu et tordue entre deux Supports alternatifs en formant une sorte d'imbrication. Les Scatticook, considérant cet ornement comme représentant une coquille, appellent cela ‘une coquille”: et ils donnent aux paniers présentant cette particularité le nom de ‘paniers à coquilles” (figures 15, 16, 17).
On peut voir trois modifications de cet ornement dans les figures 15, 16, a et b: dans la figure 16 a, la clisse est tordue alternativement entre deux rangs du tissu à un niveau différent; dans la figure 15, l'éclisse est tordue deux fois dans une direction différente et forme une pointe: dans la figure 16, b, l'éclisse est tordue une fois entre deux rangs parallèles de tissu. Ces Indiens revendiquent cette particularité comme étant leur; et, comme on la rencontre dans les plus anciens paniers de la région, il n'y a pas de doute qu’elle leur est propre.
1Cfr. Article dans Proceedings of American Philosophical Society, Vol, XLII, Ne 174 (1903), par J. D. Prince et F. G. Speck; aussi De Forest, History of the Indians of Connecticut.
Les Scatticook paraissent avoir employé exclusivement le jus de raisin d'Amérique pour teindre les éclisses de panier en bleu foncé. Dans aucun des spécimens faits récemment on ne trouve les éclisses peintes comme chez les Mohicans. Le seul souvenir de cette sorte de travail chez les Scatticook se trouve dans un article par W.S. Curtis,! décrivant une collection de vieux paniers obtenue il y a plusieurs années.
Les gouges faites par ces peuples sont quelque peu distinctes (figures 18 a et b, et 19). Une de leur caractéristique est que les décorations sont en grande partie utilitaires, l'ouvrier ayant en vue de rendre le panier facilement portable, tout en produisant un effet décoratif. Cette intéressante particularité se retrouve dans quelques spécimens qui ont été découverts sur la réserve et dans plusieurs autres en possession de collectionneurs. ls sont tous éminemment prisés par les possesseurs. Il y a un cas où il semble qu'on ait voulu représenter un poisson sur la poignée. Un autre instrument, un couteau servant à tailler raser les éclisses est représenté à la figure 20.
Si nous croyons pouvoir affirmer que l'art des Sauvages du Connecticut a quelque peu subi l'influence du contact de ceux-ci avec les Iroquois, rien ne prouve qu'il y avait des associations symboliques dans leurs motifs comme chez les Iroquois.? La ressemblance générale des décorations des Indiens du Connecticut à celles des Iroquois et des Algonquins du nord est réellement trop ambiguë pour qu’on puisse tirer une conclusion finale quant à leur affinité. En présence de ces incertitudes, je présume, toutefois, d’après les faits acquis, que les motifs imprimés ou peints sont attribuables aux Indiens du sud de ja Nouvelle-Angleterre, et que de là, ils se sont répandus chez les Iroquois.
La rencontre de types identiques de panier d'éclisses avec décorations semblables appliquées au moyen d'un timbre en pomme de terre chez les Onéidas (planche IX) et les Onondagas,? Pourraient nous porter à croire, si nous ne tenions Pas compte des ressemblances avec certains motifs Algonquins du nord, que toute cette technique : it d'origine iroquoise. Au cours d'une récente visite chez les Chérokees de la Caroline du Nord dans l'intention de retrouver la parenté entre les motifs artistiques du Nord et ceux du Sud, nous n'avons rien découvert qui se rapproche de ces types septentrionaux soit au point de vue des motifs ou de ja technique, bien que les Chérokees de l’est soient très conservateurs. On est donc forcé de classer provisoirement l'art des tribus du
!“Basketry of the Scattacooks and Potatucks,"” Southern Workman, Vol. XXXII, N° 7, 1904, pp. 383-390.
? Cf. A. C. Parker, American Anthropologist, N.S., Vol. 14, No 4, 1912, pp. 608-620.
*Spécimens dans la collection de l'American Museum of Natural History, New York City. J'ai aussi appris que les mêmes décorations existaient chez les Iroquois à Oshweken, Ontario, et chez les Mohawks de Deseronto.