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la séparation de la racine mésio-buccale et de la racine linguale.
La surface dictai e est convexe dans toutes les directions pour sa moitié linguale-, mais, par le iliit delà saillie considérable du lobe disto lingual, sa moitié buccale présente une concavité plus ou moins accentuée.
La surface triturante est la partie la plus importante de cette dent, et son étude va nous montrer des particularités d'un intérêt considérable. (Fig. 8.)
Elle présente, vue de face, une forme quadrangulaireà angles plus ou moins arrondis et surmontés à chaque coin d'un tubercule. Ce sont les tubercules mésio-buccal, mésio-lingual, distobuccal et disto-lingual. Ce dernier est sujet à de nombreuses variations de volume, et c'est lui qui va nous permettre d'établir des différences entre cette dent et les deuxième et troisième molaires.
En outre, les tubercules du côté buccal sont moins longs que ceux du côté lingual ; c'est l'inverse pour la première molaire inférieure, de sorte que ces deux dents entrent exactement en contact.
Dans son ensemble, cette surface présente un diamètre mésiodistal du côté lingual, plus long que le même diamètre du côté buccal. Ce caractère va nous permettre de distinguer cette dent de la deuxième grosse molaire, laquelle présente au contraire ce même diamètre plus grand du côté buccal. De plus, elle est arrondie du côté lingual, tandis que la première est quadrangulaire.
Aux quatre tubercules que nous venons de citer, il faut ajouter la « cingule » ou cinquième tubercule, que nous avons signalé sur le côté lingual du tubercule mésio-lingual.
Ce tubercule est toujours bilatéral et, de plus, héréditaire; on le trouve d'une façon régulière chez les enfants dont le père et la mère avaient des dents qui le présentaient. Quand un seul des deux parents avait ce cinquième tubercule, il a une forme plus ou moins modifiée.
La surface triturante de la première molaire supérieure présente deux fossettes : l'une, fossette mésiale, l'autre, fossette distaie. La fossette mésiale, ou centrale, plus considérable que
l'autre, est formée par les inclinaisons centrales ou mésiales des tubercules mésio-buccal, mésio-lingual, de la crête marginale mésiale, du tubercule disto-buccal et de la crête oblique.
Suivant le mode d'inclinaison de ces différentes parties, cette fossette est plus ou moins régulière.
Parfois, de cette fossette part un sillon qui coupe la crête oblique et va se perdre dans la fossette distale.
C'est aussi de cette fossette que part le sillon que nous avons décrit sur la face buccale de la dent.
La, fossette distale est formée par les inclinaisons distales des tubercules disto-buccal et mésio-lingual, et de la crête oblique rencontrant le tubercule disto-lingual et la crête marginale distale.
C'est de cette fossette que part le sillon que nous avons vu descendre sur la face linguale et séparer les deux tubercules mésio et disto-lingual.
De ces fossettes partent quatre sillons : trois de la fossette mésiale ou centrale et un de la fossette distale.
Ces sillons divisent la couronne en quatre lobes surmontés par un fort tubercule -, ce sont : de la fossette centrale, le sillon mésial, le sillon buccal et le sillon clistal qui traverse la crête oblique et aboutit à la seconde fossette-, de la fossette distale part le sillon disto-lingual qui aboutit d'un côté au bord lingual et de l'autre au bord distal.
Parfois, quelques sillons supplémentaires rayonnent de ces fossettes, et certaines dents sont de la sorte profondément Assurées.
Lorsque la dent est en place dans la bouche, cette surface triturante est en rapport en bas (les dents étant en contact normal) avec les quatre cinquièmes distal de la face triturante de la première molaire inférieure et le cinquième mésial de la même face de la deuxième molaire inférieure.
La première molaire supérieure possède trois racines : deux buccales et une linguale. Cette trifurcation, en rapport avec les fonctions si importantes de la dent, lui assure une grande solidité.
Les deux racines mésio et disto- buccales sont aplaties dans le
sens mésio-distal, mais la racine mésialeest plus volumineuse que la distale, ce qui sert à différencier les dents droites des gauches supérieures ; la racine ling-uale, plus grosse que les autres, est arrondie et diverge considérablement -, elle est un peu aplatie à sa base dans le sens linguo-buccal. Prolongé en avant, le grand axe de cette partie aplatie viendrait se réunir au même axe du côté opposé à l'union des incisives médianes. Ces racines pénètrent trèg souvent dans le sinus maxillaire, où elles sont recouvertespar une mince couche de tissu osseux.
La chambre pulpaire se divise aussi en trois canaux, un pour chaque racine.
Très développée chez l'enfant, cette cavité pulpaire diminue avec l'âge et finit par se rétrécir considérablement. Sa forme rappelle celle de la couronne -, elle possède quatre prolongements ou cornes, en rapport avec les quatre tubercules dont elles preiment les noms. Leur longueur diminue aussi avec l'âge.
La connaissance de ces racines et de leur rapport avec le sinus maxillaire est de première importance. La négligence dans le traitement d'une carie intéressant la pulpe peut avoir les plus fâcheuses conséquences. Nous avons eu maintes fois l'occasion de donner nos soins à des malades atteints d'empyèmes du sinus maxillaire consécutifs à des obturations intempestives. Et si souvent les accidents s'arrêtent là, il en est d'autres qui peuvent survenir et avoir une issue funeste. L'infection peut se propager aux sinus frontaux, ethmoïdaux, provoquer une méningite et causer la mort.
Grrâee à la connaissance de plus en plus répandue des opérations dentaires et des procédés antiseptiques modernes, il peut arriver que des malades portent plainte contre un dentiste pour une faute opératoire de ce genre.
Dans ce cas, la nécessité d'un expert-dentiste s'impose.
DEUXIEME MOLAIRE SUPEEIEUEE
Plus petite que la précédente, elle présente un lobe disto-ling-ual beaucoup moins considérable. La fossette distale tend à disparaître et la fossette mésiale devient tout à fait centrale. Il en résulte que la dent ne présente plus que trois tubercules qui sont eux-mêmes peu élevés.
Sa surface triturante s'articule en bas avec les quatre cinquièmes distals de la deuxième grosse molaire inférieure et le cinquième mésial de la troisième.
La face linguale de cette dent ne présente pas le sillon que nous avons décrit, sur la même face de la précédente, séparant, en haut, les deux tubercules mésio et disto-lingual, qui ici sont réunis en un seul très convexe.
Les trois autres faces ne diffèrent pas beaucoup des faces homologues de la première.
Les racines sont au nombre de trois, moins volumineuses, plus recourbées du côté distal. Assez souvent, deux racines sont réunies et la troisième est libre; dans ce cas, les canaux des deux racines se fusionnent.
Dans la dent de 6 ans, au contraire, quand cette réunion des racines a lieu, les canaux radiculaires sont toujours distincts et les racines sont séparées par une couche de cément. Les racines de cette dent peuvent aussi pénétrer dans le sinus maxillaire.