‹ L'art dentaire en médecine légaleChapitre 17 sur 113 · GS · texte numérisé non relu

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peuvent s'ensuivre, comme l'angine de Ludwig-, par exemple, et amener une terminaison fatale.

Nous avons eu, maintes fois, l'occasion d'insister devant nos confrères, avec l'autorité que peut donner une prati(|ue de seize années, sur la constance de cette bilatéralité du canal radiculaire de la racine mésiale.

Le D'' Frey, dans son intéressante thèse sur la dent de G ans, a bien voulu être l'interprète de nos vues a cet égard près de la Faculté de médecine de Paris.

Nous nous empressons de dire que ce n'est pas là un fait qui nous est personnel, mais que nous avons tout simplement constaté une vérité anatomique qui nous fut enseignée à l'Université de la Havane et à l'Ecole dentaire de New- York.

Aussi, avons-nous été surpris de voir M. Richard Chauvin réclamer la priorité de la découverte de ces deux canaux dans le journal V Odontologie de 1897.

Depuis près d'un siècle, en effet, les anatomistes avaient signalé cette particularité.

Fox, dans son traité de Maladies des dents de VEspece humaine, traduit en français en ,1821 par Lemaire, indique très nettement les deux canaux de la racine antérieure de cette dent, dans la figure 1, pi. 8.

Carabelli l'indique et y insiste dans ces deux traités : Systematisches Handhuch der Zahnheilkunde, ^^'ien, 1844; Anatomy des Mandes, "Wien, 1844.

Arkôvy (Diagnostik der ZaJinkrankheiten, Stuttgard, 1885) qui a étudié spécialement la chambre pulpaire et les canaux radiculaires la mentionne aussi.

Enfin c'est là une donnée classique dans? les traités allemands et américains.

SECONDE MOLAIRE liîFERIEUEE

Cette dent est moins volumineuse que la précédente, mais sa différence caractéristique d'avec la première se trouve dans l'absence du cinquième tubercule, le disto-buccal.

Sa face triturante présente quatre lobes séparés par quatre sillons de développement qui partent de la fossette centrale.

Les tubercules de cette face sont assez élevés et pointus, ils s'inclinent vers le centre pour former la fossette. Parfois, leur inclinaison n'est pas aussi uniforme, et il en résulte des fossettes supplémentaires mésiale et distale. Les sillons qui portent les noms de mésial, distal, buccal et ling-ual se dirigent vers les faces qui portent ces noms et encochent plus ou moins profondément les crêtes marginales.

La face buccale convexe est partagée en deux parties par le sillon buccal venu-de la face triturante. Ce sillon se termine à michemin du bord cervical de la même face par une dépression profonde très visible.

La/(2ce linguale ressemble à celle de la première molaire, elleest seulement un peu plus large.

La surface mésiale n'offre aucune particularité.

La surface distale diffère de celle de la première par l'absence de la protubérance distale due au cinquième tubercule.

Les racines sont aussi semblables, mais plus irrégulières dans leur forme et plus ou moins recourbées du côté distal.

Cependant elles sont moins écartées et moins larges.

Sa chambre pulpaire et les canaux radiculaires ne diffèrent pas non plus de celles que nous venons de décrire. Assez souvent cependant il n'existe qu'un canal radiculaire, par suite de la soudure des racines.

TROISIEME MOLAIEE INFERIEURE

Cette dent n'est pas moins variable que la dent de sagesse supérieure. ■

Tantôt elle n'a que quatre tubercules, comme la seconde molaire inférieure, tantôt elle en présente cinq comme la première.

Mais entre ces deux types extrêmes, on peut rencontrer de grandes variations.

Dans certains cas, cette dent est très volumineuse et elle présente six, sept ou huit tubercules.

Cependant la forme la plus commune est la dent à cinq lobes.

La fossette centrale et les quatre sillons qui en partent n'offrent pas de particularités bien importantes.

Enfin, dans le cas où la dent d'un côté a cinq lobes, on trouve la même disposition de l'autre côté; de plus cette forme est héréditaire.

Les racines sont peu volumineuses, comparativement à sa couronne, beaucoup moins que chez les autres molaires. Au nombre de deux généralement, on en trouve trois dans bon nombre de cas. Elles sont soudées en partie ou sur toute leur longueur. Toutes s'inclinent en arrière. La chambre pulpaire se continue avec un canal radiculaire parfois unique.

Très fréquemment, cette dent est atteinte de géantisme, tandis que son homologue supérieure est atteinte plus souvent de microdontisme.

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