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MORSURES FAITES FAR LES ANFMAUX

On trouvera une étude de ces morsures dans le Dictionnali-e de médecine et de diirurgie vétérinaires. M. Chauvel, dans son article « Plaie » du Dictionnaire encycloi>édi(iue des Sciences médicales décrit aussi les morsures. Enfin la littérature médicale fournit un assez grand nombre d'observations de ce g-ecire.

Les morsures peuvent être produites par des carnivores, des herbivores, des rongeurs, des oiseaux, des serpents, et les caractères qu'elles offrent peuvent souvent permettre le diagnostic différentiel.

L'expert appelé à se prononcer dans un cas de morsure foite par un animal, et un vétérinaire sera très utile dans ces circonstances, aura donc à résoudre les questions suivantes :

1° La morsure est-elle produite par un animal '?

2° De quel animal s'agit-il ?

3° Quelle est la gravité de la blessure?

4° La morsure dans les cas où elle est trouvée sur un cadavre a-t-elle été faite avant ou après la mort?

La gravité et la grandeur de la blessure en général, sa disposition, sa profondeur, la forme générale des traces, tels sont les éléments qui devront servira l'expert pour établir ses conclusions. D'autres points ne devront pas non plus être négligés; c'est ainsi que dans certains cas, la partie du corps où siège la morsure sera intéressante à considérer et permettra par le fait même dNdiminer certains animaux, comme causes du traumatisme.

A un point de vue très général, quel que soit l'animal^ les dispositions sont à peu près semblables; mais la forme de la rangée des dents, les tiraillements généralement exercés sont à même d'en changer notablement les caractères. Les animaux, en effet, après avoir mordU; secouent, arrachent, déchirent s'ils le peuvent, ou du moins tordent les tissus de telle façon que la lésion primitive est tout à fait changée dans son aspect. Dans les cas où l'expert

sera en présence de délabrements étendus, il ne devra donc pas se hâter d'établir son diagnostic, mais rechercher s'il n'existe pas sur d'autres parties du corps des lésions plus petites^ moins compliquées, mais plus caractéristiques.

Nous résumerons les principaux caractères des morsures faites par les animaux d'après l'article de Chauvel.

Caj'nassiers. — Les morsures faites par les grands carnassiers, tigres, panthères, etc., sont toujours graves, souvent mortelles. Ce sont alors des morsures pénétrantes et contuses, compliquées de déchirements considérables. Les sections sont nettes et très profondes vu la grande force des muscles des mâchoires de ces animaux. On les observe fréquemment dans les pays tropicaux. M. Dufour, médecin militaire en Algérie, a publié l'autopsie du corps d'un homme déchiré par un lion. Les dents de ces animaux ont une forme caractéristique. Les multicuspidées ont un cône très développé, aplati transversalement, en forme de lame coupante-, les sillons qui séparent les diverses pointes sont très profonds, de telle sorte que les dents opposées se pénètrent et jouent l'une contre l'autre comme des ciseaux. Cette disposition est évidemment très favorable à la production de morsures nettes, comme celles des instruments coupants.

Les morsures du chien, du chat, sont moins profondes, mais présentent des caractères semblables dans leur disposition. Si la morsure e^t simple, si l'animal n'a fait que donner un coup de dent, les tissus ne sont pas contusionnés, mais souvent le chien, iiprès avoir saisi une partie avec les dents, tire, et par des mouvements de torsion ou des secousses plus ou moins brusques, cherche à déchirer. La blessure, dans ces cas, présentera un aspect différent, et sa gravité pourra donner à l'expert des indications plus ou moins nettes sur la force et la taille de l'animal.

Los chats, dont les dents sont plus pointues, plus effilées, produiront des morsures moins éiendue.'=!, mais graves aussi, et dont la disposition générale ne s'éloignera pas beaucoup des précédentes.

On a prétendu que les animaux en fureur, excités, faisaient

des plaies plus graves; on a voulu voir dans ces cas la genèse d'un virus quelconque, mais la gravité de la blessure provient simplement de sa violence et du froissement des tissus.

L'importance de ces morsures dépendra de la taille de l'animal, comme nous l'avons dit, mais aussi de l'Age et de la force de la victime. Il n'est pas rare de rencontrer des cas où les morsures produites chez un enfant par un chien ont été suivies de mort.

Hoffmann rapporte un exemple de ce genre que nous citons ici. Il s'agissait d'une iille de 13 ans qui avait été déchirée par des chiens.

La petite fdle craignant, à cause d'une faute, de rentrer à la maison, grimpa par-dessus la clôture d'un chantier qui était gardé par deux chiens de boucher et un petit chien bâtard, et fut trouvée peu de temps après, saignant par un grand nombre de plaies et mourante, par des voisins qui avaient entendu les aboiements furieux des chiens et les cris de l'enfant. A l'autopsie, on trouva toute la peau de la tête détachée du crâne, des contusions nombreuses sur la peau du côté droit du cou et des déchirures irrégulières entre le sterno-mastoïdien droit et la veine jugulaire externe droite, ainsi que sur la peau et les muscles superficiels de la partie interne de la cuisse droite, avec une blessure de la veine saphène. Quelques-unes de ces 'plaies avaient un orifice arrondi et se continuaient en un canal conique traversant la peau seulement. Ces dernières étaient certainement faites par les dents coniques des chien» et offraient d'autant plus d'intérêt qu'on les avait prises d'abord pour des plaies par instruments piquants.

Ruminants. — Les morsures de cette espèce sont assez rares -, il s'agit surtout alors d'écrasement et vu la force de l'animal, les délabrements sont toujours considérables.

Solipedes. — Ces morsures ont une gravité particulière, en raison de la puissance des mâchoires et de la disposition des dents de ces animaux. Ce sont peut-être les plus fréquentes. Aussi ont-elles suscité de nombreux travaux : Dumuis, Saucerotte, Maupin, Gillette, Dumur dans sa thèse, en rapportent plusieurs

cas. Coutag-ne et Tardieu en ont observé des exemples assez graves. Outre les chevaux, les ânes et les mulets, surtout quand ils sont irrités, peuvent produire de grandes déchirures.

Ces morsures s'observent chez les cochers, les palefreniers, les panseurs, et le plus souvent aux membres supérieurs.

Gillette, qui en a relevé 66 cas, donne la répartition suivante : 6 à la face, 2 au thorax, 7 aux membres inférieurs et 50 aux membres supérieurs.

Les morsures du cheval sont des lésions par pression, les dents incisives ag-issant seules, comprimant les tissus sans les mâchonner. Mais, des circonstances où ces blessures se produisent, s'ensuivent des arrachements, des déchirements, l'animal attirant les parties et le blessé tirant en sens contraire, pour se dégager.

Or, les incisives des solipèdes ont une forme particulière qu'il est utile de connaître et que nous indiquerons sommairement. L'extrémité libre des incisives est excavée en doigt de gant, et la couche d'émail descend jusqu'au fond de cette dépression. Les dents des deux mâchoires se rencontrent bord a bord, et par l'usage constant qu'en fait l'animal pour couper l'herbe, elles s'usent peu à peu, ce qui constitue un signe pour la détermination de l'âge.

Quant à la morsure en elle-même, son aspect varie avec l'intensité du traumatisme.

Gillette, qui a spécialement étudié ce point, distingue les lésions dues à la pression et à l'arrachement.

Dans le premier cas, il peut se présenter des degrés différents, la simple impression des dents sur la peau, la déchirure des téguments et des plans musculaires, suivies parfois de paralysies graves, enfin la fracture osseuse et le broiement complet.

S'il s'agit d'arrachement, la lésion porte sur une partie du corps très exposée : doigts, nez, lèvre, oreille, bras. Dans la thèse de Dumur, nous trouvons le cas d'un homme qui a eu le pouce coupé par un âne.

Les caractères cliniques de ces lésions sont très variables et le médecin-expert se trouvera en présence tantôt d'un simple pincement, tantôt d'une déchirure ou d'un broiement.

Par le foit de la disposition des incisives du cheval, dans le cas de pincement, il y aura des arcs ecchymotiques formés par les empreintes des incisives avec, au milieu, la peau saine ou presque saine.

S'il y a eu déchirure, les aspects seront très dillercnts : plaie unique, irrégulière, mâchée; plaies multiples, une pour chaque dent.

Les accidents consécutifs ne sont pas rares-, Tardieu rapporte trois cas de morsures de cheval, dont l'un fut suivi de mort par fièvre purulente.

Les fractures des leviers osseux accompagnent souvent ces sortes de morsures, et c'est la source de nombreux procès qui sont portés devant les tribunaux.

La consolidation des fragments est en effet difficile, impossible souvent, car la fracture est comminutive, l'os est broyé en petites parcelles. Il en résulte des pseudarthroses, et nous avons eu l'occasion de voir plusieurs cas de ce genre dans le cours de notre stage hospitalier.

Les rongeurs ont des incisives très tranchantes, et la disposition de leur articulation produit un froissement qui rend leurs morsures assez graves, quoique peu étendues.

Les reptiles sauriens, animaux homodontes, ont des dents coniques, aplaties parfois et en forme de dents de scie. Leurs morsureS; fréquentes dans certains pays (Egypte, Amérique^ etc.), sont souvent mortelles, vu la force de leurs mâchoires.

Quant aux serpents, ils ont des denfs en forme de cônes fortement recourbés. Leur crochet (dent qui introduit le venin dans la plaie) est plus considérable et produit une simple piqûre.

Enfin, les oiseaux déterminent d'habitude deux plaies à bords opposés, celle produite par le bec supérieur beaucoup plus profonde.

Les morsures peu graves s'il s'agit de petits oiseaux, peuvent présenter une certaine étendue dans le cas d'oiseaux de proie. Le bec de ces derniers est puissant, il peut déchirer et arracher les chairs.

Un caractère particulier de ces morsures, et qui permet de les diagnostiquer, c'est leur multiplicité habituelle.

Il existe encore une foule d'autres animaux pouvant produire ces lésions i nous n'y insisterons pas davantage, n'ayant pas le dessein d'étudier spécialement cette intéressante question.

Grâce à ces caractères, le médecin-expert sera en mesure d'établir à quel animal il faut attribuer la morsure.

La précision pourra même être portée a un plus haut point, et l'expert sera à même de déterminer si les blessures constatées ont été faites par un chien plutôt que par un autre. Nous trouvons dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale (1879) un exemple intéressant de ce genre d'expertise, faite par Coutagne.

Mais après avoir déterminé l'animal qui a produit la lésion, le médecin- expert devra examiner la gravité delà blessure.

Comme nous l'avons indiqué plus haut dans les morsures faites par l'homme, le médecin-expert devra examiner la blessure en elle-même et dans ses complications.

Les grands carnassiers produisent des lésions considérables, le plus souvent mortelles. Les chiens de petite taille n'occasionnent que des blessures peu graves. Cependant, comme nous l'avons dit, il ne faut pas oublier que la résistance du sujet peut jouer un grand rôle.

Un chien de moyenne taille, peu dangereux pour un adulte, pourra produire des morsures très graves et même mortelles chez un enfant.

Quant aux chiens de grande taille, il n'est pas douteux que la mort puisse suivre leurs morsures. Le cas d'Hoffmann, que nous avons rapporté plus haut, ne laisse aucun doute à cet égard.

Enfin les complications septiques ou nerveuses sont toujours à craindre et ne doivent pas échapper au médecin-expert.

Les broiements occasionnés par les chevaux, les ânes, etc., entraînent des fractures sur le pronostic desquels il convient d'observer une grande réserve.

Les traités de médecine légale assignent une limite pour la guérison des fractures en général, mais dans le cas actuel, outre que l'os est presque toujours divisé en nombreux fragments, la fracture est ouverte et sa gravité, par cela même, est augmentée.

La durée de l'impotence fonctionnelle peut donc être très longue; et l'expert doit être averti que, dans ces cas, les pseudarthroses ne sont pas rares. Nous avons eu l'occasion de voir, a l'hôpital Lariboisière, un cas dans lequel la morsure avait été produite par un cheval. Le pronostic d'une fracture consécutive à un traumatisme semblable doit donc être réservé.

Dumur rapporte une observation du D'" Mollière, où à la suite de la morsure d'un chien on a vu se produire, chez une jeune fille de 15 ans, de l'hystérie, de la névrite du cubital avec contracture permanente de l'annulaire.

Nous avons trouvé un cas semblable dans la thèse du D^ Ala martine (de Lyon) (1888) : Sur les troubles nerveux consécutifs aux trauinatismes. 11 s'agit d'une jeune fille de 15 ans, qui fut mordue à la main droite par un chien et qui présenta, deux semaines après l'accident, des tremblements dans cette main, et plus tard de la contracture des deux doigts. Cette observation a été communiquée a l'auteur du travail indiqué par M. le P'" Lacassagne.

Il nous reste à examiner un dernier point : ce sont les morsures foi tes par des animaux sur des cadavres.

Ces ûuts sont très fréquents dans certains pays où les animaux sauvages sont en très grande quantité, et où les cadavres peuvent rester exposés un temps plus ou moins long sans sépulture. Dans nos pays, ils sont assez rares, ou bien se produisent dans des circonstances a peu près identiques.

Il s'agit le plus souvent de cadayres trouvés dans des caves, des canaux, des rivières, dans des immondices.

Les fœtus exposés au milieu des débris peuvent présenter des morsures de chiens ou de chats. L'expert devra, dans ces cas, vérifier exactement la nature des morsures et leur grandeur, et ne pas négliger, pour assurer son diagnostic, d'examiner la périphérie des lésions, où la trace des dents sera presque toujours imprimée.

Les mutilations sur des cadavres d'adultes sont plus rares; cependant Devergie en cite un exemple remarquable. Il s'agissait d'un cadavre de vieille femme, dont la tête avait disparu. Il existait sur les régions cervicale et axillaire de vastes plaies

déchirées, l'épaule gauche était désarticulée, la tête de l'humérus brisée.

Devergie, qui avait été chargé de l'expertise, déclara que ces lésions avaient été produites par un animal carnassier.

Les morsures faites par les rats sur les cadavres sont assez fréquentes. Dans les grandes villes, où ces animaux sont très abondants, il n'est pas rare de les observer.

La thèse de Dumur contient une intéressante communication de Coutagne sur ce genre de morsures.

Dans une autopsie qu'il fut chargé de pratiquer (il s'agissait d'un cadavre trouvé sur une des îles du Rhône, et portant à la tête des traces de plaies faites par un instrument contondant), Coutagne constata, de chaque côté de la région frontale du sujet, une plaie d'apparence circulaire assez régulière, ayant le diamètre d'une pièce de 2 francs et très semblable aux blessures faites par un instrument contondant. Mais en examinant de plus près ces blessures, il put reconnaître très nettement, par leur évidement en forme de cratère, par les dentelures fines et régulières qui en dessinaient les contours et la surface, qu'on avait affaire à des rongeurs à petites dents.

Il insiste, comme caractère diagnostique, sur la tendance à la forme arrondie qu'affectent ces morsures faites par les rats sur des cadavres.

Dans les pays étrangers enfin, les tigres, les requins, les chacals, les caïmans, les crocodiles peuvent produire des mutilations semblables. Chevers les a bien étudiées dans son livre, auquel nous renvoyons pour de plus amples développements {Manual of médical Jurisprudence for India).

Nous voulons insister seulement sur les lésions produites sur les cadavres par un crustacé qu'on trouve en abondance sur les côtes de l'Océan et de la Méditerranée et à l'embouchure des rivières. Les cadavres jetés dans ces eaux sont très rapidement dévorés par ces. animaux. Nous avons eu nous-même souvent l'occasion de voir les mutilations produites sur les cadavres.

Ces animaux sont désignés sous les noms de Portunus ou Neptunus pour d'autres auteurs -, et c'est sous ce dernier vocable qu'ils sont catalogués au Muséum d'histoire naturelle de Paris, où

nous avons pu en voir plus de vingt variétés : Neptunus bellicosuSj Neptunus sa agul noient us.

A Cuba, au Mexique et sur les côtes de l'Amérique du Sud, ils sont connus sous le nom de JaJiba.

Ils forment un s"cnre de l'ordre des Décapodes Brachyures. Leur carapace est plus large que longue et ils rappellent ainsi plus ou moins l'aspect d'un crabe, mais sont plus aplatis. La carapace se termine latéralement par une pointe très aiguC' de chaque côté.

Nous en avons vu au Muséum des espèces d'assez grande taille et munies de fortes pinces. Ils sont essentiellement aquatiques et nagent avec facilité. Habitant sur les côtes, on les trouve dans les grandes marées,, cachés sous les pierres ou dans les petites flaques d'eau que la mer laisse en se retirant.

Ce qui nous intéresse ici, c'est leur extrême férocité ; ces animaux sont en effet très carnassiers et se nourrissent aux dépens des cadavres jetés à la mer. Leur attaque commence par la face et les mutilations qu'ils font subir sont telles que, devenus méconnaissables, les corps sont presque impossibles à identifier, et cela dans un très court espace de temps.

Ces mutilations sont si connues des indigènes de certains pays, qu'ils craignent le suicide par immersion, de peur d'être mutilés après la mort.

Les lésions que produisent les Neptunus sont des déchirures et des morsures-, ces animaux, en effet, ont des mandibules tranchantes et se servent, en outre, de leurs fortes pinces pour saisir leur proie. Les efforts que fait le blessé pour se dégager (s'il s'agit d'un baigneur), impriment à la lésion une apparence caractéristique. Les désordres qu'ils produisent sont d'ailleurs bien connus des habitants des pays où on les trouve, et dans les cas de contestation, leur diagnostic sera assez fiicile.

La thèse de Lorion (Lyon 1882) renferme d'excellentes indications sur les morsures produites par certains animaux aquatiques sur les cadavres jetés dans l'eau, ou sur les vivants qui s'y baignent.

L'auteur signale, entre autres, la morsure d'une sorte de caïman, très commun dans les cours d'eau vaseux de la Cochin-

chine {CrococUlus siamensis). Cet animal a les mâchoires armées de trois paires de dents très développées, surtout celles de la mâchoire inférieure • la première paire est au niveau de la symphyse 5 les deux autres sont distantes d'environ 12 centimètres. Dans les intervalles, des dents plus petites sont implantées*

Ces échancrures retiennent plus solidement la proie.

Les simples morsures seront donc facilement attribuées à l'animal qui les a produites, à cause de cette disposition particulière. Il faudra, de plus, dans une expertise de ce genre, se demander si la mort — au cas où elle se serait produite — est le résultat de la submersion, où si elle doit être attribuée à une autre cause, en particulier aux lésions par morsures des caïmans.

Le D"" Lorion rapporte un exemple de ces morsures, qui produisent des désordres considérables et souvent mortels.

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