Tome IT. I
trouver beaucoup de ces accouchemens qui paroitront moins difficiles et moins pénibles que quelques-uns de ceux que nous avons désignés sous le nom de contre nature, même que plusieurs de ceux qu'on est dans l’usage de regarder comme naturels ; puisque leur caractère distinctif dépend bien moins des difficultés qu’on éprouve à les opérer, que du désavantage ou du danger qu’il y auroit à ne pas y empioyer d’instrument.
1600. Si l'impossibilité d'opérer les uns, sans ces secours extraordinaires , le danger ou les inconvéniens qu'il y auroit à ne pas s’en servir, et à leur préférer la main pour terminer les autres, établissent quelque rapportentre eux, ils offrent d’ailleurs de grandes différences , soit relativement aux circonstances et aux accidens qui rendent les instrumens nécessaires ou préférables à d’autres moyens, soit relativement à la nature, à la forme de ces instrumens, à leur manière d’agir, aux suites de leur application, aux parties de la mère, à celles de l'enfant, soumises à leur action, etc. ; de sorte que les espèces ou les variétés que présentera cet ordre d’accouchkemens ne paroïtront peut-être pas moins multipliées que celles des deux ordres précédens.
1607. Pour les exposer avec plus de méthode et de clarté, nous avons pensé qu’il convenoit de faire connoître d'abord les instrumens qui sont indispensables pour opérer ces sortes d’accouchemens, d’en donner la description, d'examiner leur manière d'agir, et surtout du forceps et du levier, qui paraissent d'un usage bien plus familier ; que chacun croit pouvoir employer à sa manière, ou substituer arbitrairement l’un à l’autre, quoiqu'ils ne puissent convenir dans les mêmes cas.