‹ L'art des accouchemens (volume 4)Chapitre 30 sur 36 · QUI SONT A LA SUITE DE CE VOLUME · texte numérisé non relu

QUI SONT A LA SUITE DE CE VOLUME

Explication de la huitième Planche.

(jette planche représente une coupe verticale du bassin bien conformé , qui laisse voir à découvert la tête de l'enfant entièrement engagée dans la position la plus favorable, relativement au détroit inférieur , et prise entre les branches du forceps, de la manière dont on doit le faire en pareil cas, lorsque des circonstances accidentelles exigent qu'on emploie ce moyen pour terminer l'accouchement. {Voy. §.. 1778 et suiv. ) Toutes les parties de cette figure sont réduites à peu près à la moitié de leurs dimensions naturelles.

a , a, le corps des deux dernières vertèbres lombaires.

b yb ,b ,.b ,b , les cinq fausses vertèbres du sacrum.

c , c , c , les trois os du coccix.

d , d, d , d ' , d , les apophyses épineuses des dernières vertèbres lombaires et des premières fausses vertèbres du sacrum.

e , e , ie canal des mêmes pièces osseuses , revêtu du surtout ligamenteux.

f, f , l'intestin rectum.

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g , la face cartilagineuse et ligamenteuse de l'os pubis gauche , faisant partie de la symphyse.

A, le mont de Vénus.

i, i , v, i , ce cercle représente la coupe verticale de la matrice dont l'hémisphère droit a été enlevé, pour faire voir l'attitude de l'enfant.

k, l'extrémité occipitale de la tête de l'enfant.

/, le menton , ou l'extrémité antérieure de la tête.

La ligne conduite de la lettre k à la lettre /, et

qui traverse la tête dans sa plus grande longueur ,

indique le diamètre oblique ou occipito-men-

tonnier.

m, m, m, la branche femelle du forceps, placée comme il convient sur le côté droit du bassin , et sur l'oreille droite de 1 enfant.

n , n , n , la branche mâle du forceps , placée également sur le côté gauche du bassin et de la tête.

O, la main gauche qui embrasse le corps de l'instrument près de la vulve , et disposée comme nous l'avons recommandé au §. 1782.

P , la main droite appliquée sur l'extrémité del'instrument, comme il convient qu'elle le soit dans le cas dont il s'agit.

Q , R,\a. ligne ponctuée qui se remarque entre ces deux caractères, sert à déterminer à peu près la hauteur à laquelle on doit tenir l'extrémité du forceps , quand la tête est parvenue dans le fond du Dassin, et dans la position où on la voit ; ainsi que nous l'avons exprimé au §. 1 780.

Pour extraire la tête de l'enfant dans ce cas , il faut tirer en relevant insensiblement l'extrémité

f>L IX

du forceps vers le ventre de la femme , de manière que l'occiput roule autour du bord inférieur de la symphyse du pubis , et que le menton , en s'éloignant delà poitrine, décrive une ligne courbe, qui partiroit des environs de la lettre / pour se terminer à la lettre R, en passant sur IV qui est au milieu de la courbure du sacrum , et sur ï^qui se trouve au-devant de la pointe du coccix. Cette planche peut aussi servir à l'intelligence de ce qui a été prescrit concernant la seconde position du sommet de la tête à l'égard du détroit inférieur. {Voyez §. i„783 et. suivans, jusqu'au §. 1780 inclusivement. )

Explication de la neuvième Planche.

Cette planche représente un bassin dont les proportions sont réduites également à la moitié de ce qu'elles offrent dans l'état de bonne conformation. L'enfant, entouré d'un cercle qui indique la coupe verticale de la matrice, y est dans la position selon laquelle sa tête traverse le plus ordinairement le détroit supérieur , et qu'elle conserve quelquefois après être parvenue dans le fond du bassin. On y remarque aisément que l'occiput est derrière le trou ovalaire gauche et la face vis-à-vis la symphyse sacro-iliaque droite ; que le forceps embrasse cette tête comme nous le recommandons aux §§. 1 789 et 1 790 , et se trouve , avec le bassin , dans un rapport tel , qu'une des cuillers est sous la cavité cotyloïde droite, et l'autre vers l'échancrure ischiatique gauche et le devant du sacrum. On a cru devoir substituer cette planche à la

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sixième qui se voit dans notre première édition ^ et pouvoir se dispenser d'y mettre des lettres indicatives.

Pour extraire la tête de l'enfant dans la position où elle est représentée sur cette planche , il faut d'abord la faire rouler dans le bassin , de manière à conduire le front au milieu du sacrum , et à ramener l'occiput au-dessous de la symphyse du pubis; c'est-à-dire , qu'il faut la placer avant tout, comme on le voit sur la huitième planche.

On doit placer le forceps absolument de la même manière quand la tête s'est engagée en présentant le front derrière le trou ovalaire gauche , et l'occiput à l'échancrure sacro-ischiatique droite. Mais avant de s'efforcer de l'extraire , il faut ramener le front sous le pubis, de sorte que le forceps soit vu comme sur la huitième planche. Voyez §. 1 795 et suivans, ainsi que le §. 1786.

Explication de la dixième Planche.

Cette planche représente encore la même coupe du bassin que la huitième ; mais la tête y est située de manière que l'occiput se trouve sur le pubis , et le front contre la saillie du sacrum , son grand diamètre ou l'occipito-frontal , répondant au plus petit détroit supérieur.

a , a , les deux dernières vertèbres lombaires.

b , b, b, b, b, les fausses vertèbres du sacrum.

c , c , le coccix.

d, d, canal qui loge l'extrémité de la moelle épinière.

e, e, eye , les tubercules épineux des dernières

pl.JC

DES ACCODCHEMENS. 56 1

vertèbres lombaires , et des premières pièces du sacrum.

f, f, portion aplatie de la face antérieure du sacrum.

g , ligament sacro-ischiatique.

h, la face interne de l'os ischium gauche. i, la branche du pubis et de i'ischium gauche,

vue en raccourci.

k, facette cartilagineuse et ligamenteuse de l'os

pubis gauche, faisant partie de la symphyse. /, le mont de Vénus.

m, portion du trou ovalaire gauche.

n, n, n, cercle qui représente la coupe verticale

de la matrice dans le même sens que celle du

bassin.

0,0,0, la branche femelle du forceps appliquée

sur le côté droit de la tête et du bassin , comme

elle doit l'être dans la position indiquée. p, p,p, la branche mâle du forceps appliquée de

même sur le coté gauche de la tête et du bassin.

Toutes les parties de cette figure étant réduites à-peu-près à la moitié de leur grandeur naturelle, si on se rappelle les dimensions du bassin bien conformé, et leur rapport avec celles de la tête d'un enfant de volume ordinaire , on verra que l'obstacle à l'accouchement , dans le cas énoncé , ne vient pas d'un défaut de conformation , mais de la position même de la tête; l'on en saisira facilement l'indication, et on jugera qu'il ne faut que détourner l'occiput de dessus le pubis 9 en l'inclinant préférabîement du côté gauche du détroit , comme on le remarque sur la onzième planche , Tome II. 36

pour mettre la tête dans le cas de descendre aisément ; de même qu'il faut la ramener à la position exprimée sur la huitième planche , pour lui faire franchir le détroit inférieur. ( Voyez l'une et l'autre de ces planches ; et , pour la manière d'opérer, ce que nous avons dit depuis le §. 1807 jusqu'au §. 181 3 inclusivement ).

La dixième planche peut aussi servir à répandre plus de jour sur ce que nous avons recommandé , pour le cas où le front de l'enfant est appuyé sur le rebord des os pubis, et l'occiput sur le haut du sacrum ; car le forceps alors doit être disposé à l'égard du bassin comme nous le représente cette planche. Voyez §. 1 81 5 et suivans. C'est encore de cette manière qu'il faut conduire le forceps , quand la tête se trouve enclavée selon sa longueur entre le pubis et le sacrum supérieurement.

Explication de la onzième planche.

Cette planche représente la moitié d'un bassin de trois pouces six lignes de petit diamètre dans son entrée , coupé verticalement au milieu du sacrum , du coccix et du pubis (1). La tête de l'enfant y est située de manière que l'occiput répond au côté gauche du détroit , et le front au côté droit ;

(1) Nous prévenons que ces dimensions n'ont pas été réduites avec exactitude à la moitié de leur grandeur naturelle , ce qui ne sauroit être ici d'une grande importance ; notre intention n'étant pas de prouver au moyen de cette figure , la possibilité du manuel que nous décrivons , mais d'en faciliter l'intelligence.

f/Xf

Toreille droite étant au-dessus du pubis , et l'oreille gauche au-dessus du sacrum. On la voit embrassée par les branches du forceps , comme nous l'avons prescrit aux. §. 1823 et suivans, jusqu'au §. 1826 inclusivement. L'instrument, placé de cette façon , ne présente à la vue que son bord postérieur , et la face externe de l'une de ses jumelles.

a, a, les dernières vertèbres lombaires.

b, b,b , b, b,\es cinq fausses vertèbres du sacrum. c y c y le coccix.

d, d, le canal qui loge la fin de la moelle épinière.

e , e , e , e, e, portion aplatie de la face antérieure du sacrum et du coccix.

fyf> fyfi tubercules épineux des dernières vertèbres des lombes, et des premières fausses vertèbres du sacrum.

g, ligament sacro-ischiatique. <

h, petit ligament sacro-ischiatique.

i, k, face interne du corps et de la tubérosité de l'ischium gauche.

/, le trou ovalaire.

m , la face cartilagineuse et ligamenteuse du pubis gauche , faisant partie de la symphyse.

n, le mont de Vénus.

o, 0, 0 , la branche mâle du forceps appliquée sur le côté gauche de la tête, et au-devant du sacrum.

p s p > p , la branche femelle de ce même instrument , placée sous le pubis et sur le côté droit delà tête. ( Voyez §. 1824 •> et Ie suivant pour la manière de les conduire. )

q , q , q , ce cercle indique la coupe verticale de la

564 l'art

matrice, dont on a enlevé le côté droit pour faire voir l'attitude de l'enfant.

La situation de la tête , telle qu'elle est représentée sur cette planche , est ïa meilleure de toutes celles qu'elle puisse prendre à l'égard du détroit supérieur, quand il se trouve un peu resserré de devant en arrière. Ce seroit dans cette direction qu'il faudroit la placer, si elle ne s'y présentoit pas naturellement, comme nous l'avons recommandé dans l'explication de la planche précédente ; avec cette différence encore cependant que l'occiput réponde un peu plus à la cavité cotyloïde gauche. Après l'avoir entraînée dans le fond du bassin selon cette position, on la fait rouler de manière à ramener l'occiput sous le pubis. ( Poyez le §. i8i3, pour achever de l'extraire ainsi qu'il est dit au §. 1782.)

Explication de la douzième Planche.

Cette figure représente un autre bassin bien conformé, dont on a enlevé la partie antérieure pour faire voir l'une des positions transversales de la face , et jeter plus de jour sur ce que nous avons dit du mécanisme de cette espèce d'accouchemens»

a , a y portion des fosses iliaques.

b » b, portion de la crête des os des iles.

c, c, épines supérieures et antérieures des os des iles.

d, d, les tubérosités ischiatiques.

e., e, les cavités cotyloïdes.

J)ES ÂCCOUCHEMENS. 565

Jf*f, épaisseur des os ischium sciés verticalement

au-devant de leur tubérosité.

g , g , le corps des os pubis sciés au-devant des

cavités cotyloïdes.

h, h, h, cercle représentant la coupe verticale de

la matrice dont on a enlevé la partie antérieure,

afin de mettre l'enfant à découvert.

i, le menton de l'enfant.

k, l'extrémité postérieure de la tête.

/, l, l, le levier appliqué le long du sommet de

la tête, et dont l'extrémité porte au-delà de la

fontanelle postérieure.

m, la partie latérale gauche et inférieure du bassin. n, portion de la partie latérale droite de la cavité

utérine. L'on verra ci-après l'usage de ce caractère, o, la main gauche.

p, q, le doigt index et celui du milieu placés sur

les côtés du nez , et appuyés sur la mâchoire

supérieure.

Rt la main droite embrassant l'extrémité du levier.

Nous avons préféré cette position de la face aux trois autres, parce que c'est celle qui se présente le plus souvent. Quand on ne peut redresser la tête aussi fortement engagée, et la ramener à sa situation naturelle, en y procédant comme nous l'avons recommandé au §. i355, on applique le levier tel qu'il est ici représenté, pour entraîner l'occiput inarqué par la iettre K , jusqu'au point du bassin indiqué par la lettre m , taudis que des deux doigts p , q , on repousse le menton i, jusqu'à la lettre N {Voyez §. i854 et survans.)

C'est le même but qu'on doit se proposer dans les trois autres positions de la face , dont nous avons parlé dans le corps de cet Ouvrage. Le levier , lorsque les circonstances en requièrent l'usage, doit être appliqué, relativement à la tête, de la manière dont on le voit sur cette figure , mais différemment à l'égard du bassin , puisqu'il doit être placé tantôt sous le pubis , et tantôt audevant du sacrum , ou sur l'un des côtés. [Voyez §§. 1842, 1847, i854et i856.)

Explication de la treizième Planche.

Cette figure représente la même coupe verticale du bassin que les autres, et est réduite de même. Le corps de l'enfant en est entièrement dégagé, et la tête embrassée par le forceps , s'y trouve retenue au détroit supérieur , de manière que l'occiput est sur le pubis, et le bas du front contre la saillie du sacrum.

a, a, les dernières vertèbres lombaires.

b, b, b, b, by les fausses vertèbres du sacrum.

c, c, c, le coccix.

d, d, le canal des dernières vertèbres lombaires et du sacrum.

e, e, portion aplatie de la face antérieure du sacrum.

/, ligament sacro-ischiatique gauche.

g, g, g, g, g, tubercules épineux des vertèbres

désignées.

h, facette cartilagineuse et ligamenteuse du pubis

gauche, faisant partie de la symphyse.

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