QUATRIÈME PARTIE
Des Accouchemens du troisième Ordre, communément appelés Laborieux.
1508. Car ordre d’accouchemens comprend tous ceux qu'on ne peut terminer plus avantageusement que par le secours de quelques instrumens, soit parce que l'application en est plus facile, plus prompte et plus sûre que celle de la main seule, soit parce qu ils sont d’une indispensable nécessité et qu'on ne peut autrement délivrer la femme ou extraire son enfant. Quoique le nom de laborieux, sous lequel on a coutume de désigner ces accouchemens, ne convienne pas à tous , et ne doive appartenir nié qu à ceux qui offrent de grandes difficultés, qui exigent un travail très-long et trèspénible, et qui sont accompagnés de quelque danger, nous le leur donnerons cependant, pour ne pas nous écarter du plan que nous avons suivi dans les premières éditions de cet ouvrage, et qu'ont adopté avant nous la plupart des oies
15099. On ne sera pas surpris, d’après cela , de Tome IT.
ne. * L'ART
trouver beaucoup de ces accouchemens qui parofiront moins difficiles et moins pénibles que quelques-uns de ceux que nous avons désignés sous le nom de contre nature, même que plusieurs de ceux qu’on est dans l'usage de regarder comme naturels , puisque leur caractère disuncuf dépend bien moins des difficultés qu’on éprouve à les opérer, que du désavantage ou du danger qu'il y auroit à ne pas y employer d'instrument.
1600. Si l'impossibilité d'opérer les uns sans ces secours extraordinaires, Le danger ou Îles inconvémens qu'il y auroit à ne pas s’en servir , et à leur préférer la main pour termuner les autres, établissent quelquerapportentre eux, 1isoffrent d’ailleurs de grandes différences, soit relativement aux circonslances et aux accidens qui rendent les insirumens nécessaires ou préférables à d’autres moyens, soit relativement à la nature, à la forme de ces instrumens , à leur manière d'agir, aux suites de leur application, aux parties de la mère, à celles de l'enfant, soumises à leur action, etc. ; de sortie que les espèces ou les variétés que présentera cet ordre d'accouchemens ne paroîtront peut-être pas moins mulupliées que celles des deux ordres précédens.
1601. Pour les exposer avec plus de méthode et de clarté, nous avons pensé qu'ilconvenoit de faire connoître d'abord les instrumens qui sont indispensables pour opérer ces sortes d’accouchemens, d'en donner la description, d'examiner leur manière d'agir, et surtout du forceps et du levier, qui paroiïssent d’un usage bien plus familier, que chacun croit pouvoir employer à sa manière, ou substituer arbitrairement l'un à l’autre, quoiqu'ils ne puissent convenir dans les mêmes cas. |