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| | cette tumeur étoit d’une nature stéatomateuse, et contenoit beaucoup de cheveux assez longs et entrelacés dans l'humeur qui la constituoit.
. 1990. La portion osseuse poussée par la tête de chement pro- l'enfant, dans les efforts de l'accouchement , jus- | 2: dessous de la base du sacrum et un peu vers
l'un de ses côtés, fut prise pendant long - temps pour la saillie de cet os, portée fort en avant et exostosée. Le peu détendue qu'elle paroissoit laisser au petit diamètre du détroit supérieur avoit fait croire à l’un des deux Accoucheurs que je trouvai auprés de la femme , que l opération CESA— rienne étoit l'unique ressource qu'il y eût alors pour terminer Flaccouchement. Ceite opération avoit été proposée, et l'on étoit décidé à la faire au moment où j'arrival; mais Je fus d'un avis contraire, Malgré la tumeur que je pris aussi pour une exostose dé la base du sacrum, à cause de ses peutes aspérités, je conseillai de retourner l’enfant et de l’extraire par les pieds, parce que le bassin me parut encore assez spacieux pour lui donner issue, d'autant plus que la vie de cet enfant étoit alors très-douteuse. Cet avis adopté par Fun des Accoucheurs, après quelques réflexions, et rejeté par l'autre, prévalut à à la fin; mais ils ne me permirent d'opérer qu'après qu liccarent fait des recherches inuules pendant plus d’une heure et demie, pour trouver les pieds, retirant et reportant fréquemment la main dans la matrice. L’un de ces praticiens insistoit méme de nouyeau sur le nécessité de l'opération césarienne, lorsque je réclamai vivement le droit d'opérer, avec toute la confiance que donne la cerutude de réussir :
DES ACCOUCHEMENS. 271 ce qui me fut accordé, non sans peime, dans la crainte sans donte que mes tentatives ne devinssent aussi inutiles que les précédentes. J'introduisis la main gauche dans la matrice, et j'en dégageai les pieds de l'enfant en moins de deux minutes, ains! que le tronc; après cela j'employai le forceps pour extraire la tête. Cette opération ne fut n1 trèslongue, ni très-pénible, quoiqu'il ait plu à Fun. des deux Accoucheurs qui m'avoient appelé chez la femme, de dénaturer ce fait au point quon se persuade, en lisant l'observation dans l'ouvrage qu'il a publié peu de temps après, qu'il s’agit de deux faits différens (1). « L'opération fut, dit-il , » des plus laborieuses ; la tête, arrêtée au détroit » supérieur, ne put le franchir malgré les plus » violens efforts, et l’on n’en obtint la sortie qu'à » l’aide de l'application difficile et réitérée du for- » ceps : l'enfant y perdit la vie; l’un de ses bras » ne put être dégagé qu'au moyen du crochet qui » termine les branches du forceps, etc. » J’avois passé sous silence des détails que des égards ne me permettioient pas de publier, et m'empêchent encore de donner ici : mais je ne puis m'empêcher de nier une partie des assertions dont il s’agit, qui sont autant d’inculpations contre moi, qu'on n'a pas jugé à propos de nommer. L'enfant n'a donné aucun signe de vie après la sortie du premier pied, et n’en donnoit aucun à l’instant où l’on insistoit le plus sur l'opération césarienne. En disant ici que je n’avois pas employé au- delà d'un quart d'heure pour retourner et extraire l'enfant, jen’y