‹ L'art des accouchemensChapitre 108 sur 136 · Presque tous les enfans sont couverts d’un · texte numérisé non relu

Presque tous les enfans sont couverts d’un

enduit gras et visqueux qu'il est à propos d’enlever, non seulement par r raison de Propreté, mais encore pour faciliter la transpiration à laquelle il s "oppose. Il faut en nettoyer les aisselles, les plis des aines, et les parties sexuelles chez Es petites filles, où cet enduit est plus abondant, plus susceptible de s’altérer et de produire des excoriatons,

De la ma 867. Pour nettoyer la peau plus facilement et nière d'enle- [1 débarrasser de cette espèce de pommade, il ne ‘faut commencer par détremper celle-ci avec un couvre la peu d'huile ou de beurre, afin de la rendre plus peau. coulante et moins visqueuse : elle s’enieve en-

suite en essuyant légèrement avec un linge doux. Obligé de frotter fortement et longtemps avec le linge, si l'on ne détrempe pas cet enduit visqueux auparavant, on irrite la peau et on l'enflamme, de sorte qu'elle devient comme érysipélateuse dans tous ces endroits. On lave ensuite l'enfant avec de l’eau tiède et un peu de vin; on le baigne même si on le juge à propos : mais on ne doit jamais le mettre dans l’eau froide, dans ce premier moment, parce quil pourroit en résulter des accidens tres graves, comme nous l'avons . observé à l'égard de plusieurs.

ee 41868. Chaque peuple a sa maniere de vêtir ou lottement. À* À q PEUR RSA ;

d’ arranger l’enfant nouveau-né; mais il ne peut

y avoir d'usage plus contraire à l’intention de la pature que celui du maillot, depuis si longtemps adopté presque partout, et malheureusement encore trop connu dans la plupart des provinces et même des villes parmi les personnes du peuple.

869. De toutes les parties qui composent Île Bandageaumaillot, aucune ne paroit plus nécessaire que le “ue Ve petit bandage que lon met autour du ventre de fant. l'enfant, soit pour soutenir le bout du cordon jusqu'au moment de sa chute, soit pour prévenir la hernie ombilicale, en attendant que l'anneau se soit assez resserré pour s’y opposer par lui-même.

870. Dans le premier temps, ce bandage doit être fait de trois compresses ; savoir, deux de la largeur de plusieurs pouces en carré, et d’une autre assez longue pour faire le tour du corps. On fait au milieu de l'une des deux premières une échancrure de la largeur de quelques lignes pour recevoir l'épaisseur du cordon, et on la fend en dessous de cette échancrure, de maniere qu’elle soit à deux chefs. On enduit légerement cette compresse d'un peu de beurre aux environs de l'échancrure, sur lune et l’autre de ses faces, pour qu'elle ne s'attache pas à l’ombilic ni au cordon, et qu'on puisse la changer au besoin, sans tirailler et déchirer les vaisseaux avant le moment de leur parfaite oblitération, Nous observerons qu'il vaudroit mieux n’y mettre aucun corps gras que d’en mettre trop, quand le cordon est lui-même tres gras. Cette compresse étant placée sur le ventre, on passe le cordon dans l’échancrure, en le renversant sur le haut et vers le côté gauche; et lon croise les deux chefs au-dessous, de sorte que la

peau du ventre qui s’avance sur le cordon ne paroisse pas, et que l’ombilic ne soit pas tiraillé, On place la seconde compresse par- -dessus, et on soutient le tout de la troisième, dont on fait, autour du corps, un seul roilaire nette.

serré, et fixé au moyen de plusieurs épingles.

871. Quoique le cordon se détache le quatrième ou le cinquième jour, et que l’ombilic soit entière-

ment cicatrisé pour lordinaire au huitième au plus tard, il n’est pas moins utile de continuer encore ce petit bandage pendant quelques semaines. Mais on fera la première compresse un peu plus petite et plus épaisse, afin que la pression se fasse plus exactement sur l’anneau ombilical, et remplisse mieux les vues qu'on se propose : cette compresse ne doit plus être échancrée dans son milieu comme dans le premier temps.

872. On a vu le cordon se détacher après vingtquatre heures, et l’'ombilic aussi bien cicatricé au second jour, qu'il l’est communément au bout de quelques semaines. Nous n’ignorons pas que des auteurs ont assuré que des enfans étoient nés avec l'ombilic également cicatrisé : mais il en est de ces observations comme de beaucoup d’autres, sur lesquelles on peut élever des doutes, jusqu’à ce que de nouveaux faits les aient confirmées. Si le cordon se dessèche et tombe quelquefois de tres bonne heure, d’autres fois sa chute n’a lieu

que beaucoup plus tard, comme au huitième,

au dixième, et même au douzième jour, et l’ombilic n'est bien cicatrisé qu'après plusieurs mois.

873. L'on ne sauroit continuer trop longtemps l'usage du petit bandage recommandé au $ 871,

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DES ACCOUCREMENS, 383 apres la chute du cordon. C’est le seul moyen de prévenir la hernie ombilicale , à laquelle tous les enfansont une disposition naturelle, à cause de la dilatation et de la foiblesse de l'anneau. Cette espèce de hernie est plus souvent l'effet de la né- : gligence des nourrices à employer ce petit bandage, que d’un vice prédisposant. Il faut convenir cependant que des enfans naissentavecuneexomphale : nous en conservons un du terme de trois mois et demi qui a une pareille tumeur, déjà très volumineuse relativement à la grandeur de ce fœtus.

87/4. On ne doit emmaillotter l’enfant que le plus simplement possible,etnel’envelopperqu'autant que l'exigent la saison et la propreté. La tête ne devroit être couverte que d’un béguin et d’un bonnet, le col garni d’un fichu, la poitrine et les bras vêtus d’une petite chemise et d’une camisole, qu'on appelle brassières ; et le reste du corps, depuis le dessons des aisselles jusqu'aux pieds, enveloppé d’un lange de toile et d'un autre de futaine, ou de laine, dont on relèvera l’excédant au-devant des jambes : le tout étant serré, assujetti avec des épingles, et non pas avec des bandes.

879. Lesnourrices sontintéressées plus qu’elles De la nécesne le croient à tenir leurs enfans dans la plus a Re grande propreté, Ce n’est qu’en les changeant de jes linges de langes aussitôt qu’ils sont gâtés, et en leur net- l'enfant. toyant chaque fois les fesses et les environs avec de l’eau tiède, qu’on les préserve des rougeurs et des excoriations qui les font souffrir continuellement, et qui troublent également leur repos et celui des femmes qui les allaitent.

38/ L'AR De la ma- 876. On couche l'enfant dans un petit berceau, me de ou panter garni appelé Barcelonnette, sur lequel ou croise quelques rubans pour F empécher d’en sortir en se remuant, surtout quand il devient plus fort.

nd 877. L'usage de bercer les enfans leur devient cer les ne SOuVent très puisible, par rapport aux dérangefans. mens que ces secousses répétées peuvent produire dans leur frêle organisation. Les nourrices abandonneroient sans doute cet usage, malgré l'espèce d'avantage qu’elles y trouvent, si elles RES convaincues que le sommeil qu’ clic procurent leurs nourrissons par ces secousses fréquentes, n'est qu'un sommeil contre nature, et plutôt un état comateux et d'étourdissement qu'un doux repos. De la qua 070. Le choix de l'air qui convient à l'enfant lité de l'air nouveau-né n'est pas moins important que celui ÉTA hs des alimens et des autres choses qui l'entourent. Sa chambre doit être bien exposée et bien percée, pour qu’on puisse procurer à ce fluide le degré de salubrité nécessaire. Cette chambre, autant qu'il est possible, doit être éloignée du grand bruit, pour que l'enfant puisse y dormir tranquillement, et que son réveil ne se fasse pas en sursaut. Il est essentiel surtout qu'il soit couché en face de la lumière, pour prévenir le strabisme, ou empêcher qu'il ne deyienne louche.

.Datempsoù ? 879. L'enfant peut se passer de nourriture le Le à 4 He premierjour; maisilne convient pas de l'en priver re prendre de au-delà de ce terme. Eu attendant on lui fait boire ape | deteimps entempsquelquescuillerées d’eau sucrée * ® "ou miellée, à dessein de détremper un peu le méconium et d'en favoriser l'issue. Plusieurs lui font

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DES ACCOUCHEMENS. 385 prendre aussi l’huile d’amandes douces et le Sirop de chicorée à la dose d’une once, ou toute autre chose semblable , dans la vue de le purger.

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