Nousapprouvonsles légers purgatifs; mais
De là ma-
nous préférons à ce mélange d'huile et de sirop, vière de le
ce dernier avec deux fois autant d’eau commune
purger dans
premier
pour Île rendre plus coulant. L'huile d'amandes temps.
douces ne convient que lorsque l’enfant est tourmenté de coliques. Après l'avoir évacué, nous continuons l'usage du sirop, mais à plus petite dose, jusqu’à ce que l’espèce de jaunisse qui survient assez ordinairement des les premiers jours soit entièrement dissipée.
881. L'onest assez généralement dans l'opinion que les enfans allaités par leur mére ont moins besoin de ces secours que les autres; parce que le premier lait, appelé Colostrum, étant plus séreux que danslesjourssuivans, remplit parfaitementles mêmes indications. Si cette opinion étoit fondée, on parviendroit peut-être à procurer les mêmes qualités au lait de la nourrice, en l’astreignant à un régimeconvenable. Mais est-ce bien parce que Je lait est plus séreux dans les premiers jours qu’il semble purger l'enfant? ou bien cette évacuation seroit-elle provoquée par d'autres causes ?
882. En supposant que le lait soit alors plus séreux que dans la suite, ce qui n’est pas constam ment vrai, puisqu'on le voit chargé d une substance grasse, épaisse et d'une couleur tirantsurle jaune, l'enfant en prendroit-il suffisamment pour délayer le méconium , et solliciter le canal intestinal à s’en débarrasser ? Si ce premier lait, dont la sécrétion ne devient abondante qu'aprèsquelques
386 j L'ART jours, est purgatif, cen’est qu'en raison de la partie grasse dont nous venons de parler. Ce n’est pas la
quantité que prend l'enfant pendant le premier É
et le second jour qui l'évacue, car souvent il ne eut en extraire une seule goutte. Ce sont les
efforts de la succion qui procurent cet avantage …
en déterminant une plus grande quantité de salive dans l’estomac, en faisant couler la bile cistique dansle duodénum; c’est la qualité irritante du méconium, et l'agitation même del’enfant, etc. Ceux qui ne prennent le sein que fort tard, et à qui on ne donne aucune boisson, évacuent comme les autres; mais ils ne le font pas aussi complétement que les enfans à qui on administre le sirop de chicorée; et souvent au quatrième jour, et même beaucoup plus tard, ils rendent encore du méconium.
Des alimens 883. Aucun aliment ne convient mieux à l’enne fant que le lait de sa mére. Quoique les mamelles sn ne se gonflent que le deuxième ou le troisième
jour après l'accouchement, on ne doit pas en conclure que ce fluide ne commence à s'y filtrer qu'à cette époque, et que l'enfant n’a pas besoin
de nourriture auparavant; cette opinion a eu des suites trop fàächeuses, pour ne pas chercher à la «
combaïtre; plusieurs enfans, en attendant cette époque, se sont affoiblis au point de ne plus pou-
voir téter, ou de ne pouvoir digérer le lait qu'on « leur donnoit. La mère doit présenter le téton dès «
les prémiers momens; mais la nourrice étrangère
din metre
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