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CHAPITRE IV

DES ACCOUCHEMENS DANS LESQUELS L'ENFANT PRÉSENTE LA FACE, LE DEVANT DU COU, LA POITRINE, LE VENTRE, LE DEVANT DU BASSIN ET DES CUISSES.

ARTICLE PREMIER

Des accouchemens où l’enfant présente la face.

1334. Les auteurs fournissent beaucoup d'exeim- Des accou-

ples d’aceouchemensouù l'enfant présentoit la face a 2 à l’orifice de la matrice , et nous pourrions y en ee. ajouter un assez grand nombre, parce que ces accouchemens ne sont pas extrêmement rares (1). Mais la plupart de ces auteurs sont si diffus qu'on a peine à les comprendre; et loin de nous éclairer sur la conduite qu’il faut tenir en pareil cas, leurs préceptes contradictoires ne serviroient souvent qu’à détourner les jeunes praticiens du chemin qu’il convient de séivre, s'ils n'avoient pas d'autres guides. Ce qu'on remarque à travers l’obscurité qui rêgne sur ce point, c’est que parmi les femmes dont l’enfant présentoit la face , les unes se sont délivrées seules, et que laccouchement des autres a été des plus laborieux.

(1) L'hospice de la Maternité en a fourni 31 sur 10,685.

SECTION PREMIÈRE

Des causes , des signes et différences des accouchemens dans lesquels

l'enfant présente la face , et des indications qu’ils prescrivent.

Des causes 1335. Presque tous ceux qui ont fait mention qui détermi- de cette mauvaise position l'ont attribuée à l'obli- 2. a quité de la matrice; et l’on ne peut disconvenir

e l'enfant à ; s : 75 Ne

se présenter. qu'elle n’en soit au moins une cause éloignée ou prédisposante, Mais quelle que soit là déviation dont il s’agit, la face ne se présente presque jamais dans le commencement du travail, et ce n’est d'abord que le haut du front; elle ne s'avance qu'autant que les efforts de l'accouchement se vépetent. |

1336. Ceux qui ont bien compris ce que nous

avonsdit aux $$ 1289 et suivans du mécanisme de la mauvaise situation que la tête prend quelquefois en se plongeant dans le fond du bassin, lorsqu'elle présente le vertex, ne seront point embarrassés pour expliquer comment Ja face peut s’y engager; et ils concevront clairement d’ailleurs d’où provienent les difficultés qui s'opposent alors à l'accouchement, ou qui le rendent souvent des plus longs et des plus laborieux.

Caractères 1337. On reconnoit aisément la face, en toude la face. chantlafemme dans les premiers momens qui suivent l'ouverture de la poche des eaux, parce que

les signes qui la caractérisent ne sont pas encore

masqués par la tuméfaction qui y survient un peu

plus tard : ces signes distinctifs sont le nez, la bou-

che, le menton, le rebord des orbites, et la suture qui règne le long du front.

1338. Nous distinguerons quatre espèces d’ac- Des posicouchemensdanslesquels l'enfant présentela face, . re relativement aux quatre positions principales GE ement au cette région peut prendre à l'égard du bassin. bassin.

1339. Dans la première, la longueur de la face | se présenteselon le plus petit diamètre du détroit supérieur, de manière que le front est situé audessus du pubis, et que le menton répond à l’angle sacro-vertébral, Ft

1340. Dans la seconde position, la longueur de la face se présente encore parallèlement au petit diamètre de l'entrée du bassin; mais le menton se trouve derrière le pubis, et le front audevant du sacrum. |

1341. Dans la troisième, la face est située transversalement à l'égard du bassin, de manière que le front répond au côté gauche de celui-ci, et le menton au côté droit.

1342. Le contraire a lieu dans la quatrième espèce, le front étant placé vers le côté droit, et le menton vers le gauche.

1343. Ces quatre positions ne se rencontrent pas aussi fréquemment les unes quelesautres. Les deux dernières sont les plus ordinaires, quoiqu’elles-soient elles-mêmes assez rares, si on Îles considère relativement à quelques unes des positions qui ont été décrites jusqu'ici. (77. $ 1334).

1344. Les accouchemens où la face se présente doivent passer pour contre nature, indépendamment des accidens qui peuvent rendre tels ceux où l'enfant est situé de la manière la plus avanta-

gage vulgaire, il faut que la tête soit très petite, ou.

Des indications que prescrivent les accouchemens où la face se présente.

590 L'ART 1 geuse: car pour qu'ils se fassent seuls, selon le lan-

le bassin de la mère tres large : autrement, ou sans cesconditions,1lsdeviennentfortlongsetdifficiles;

les enfans naissent avec la face tuméfiée, livide, , 9

etpresque toujours privés dela vie, ou au moment dela perdre, à cause de l'engorgement du cerveau.

1345. Lorsque la tête s’avance librement dansle bassin, ce qui n’a lieu que dans la troisième et la quatrième position , il faut laisser agir la nature. Bientôtla face, qui est alors placée transversale ment,prenduneautre direction,lementonse porte sous l’arcade du pubis et paroit vers le haut de la vulve, tandis que le sommet se dirige en arrière dans la courbure du sacrum,et vient passer,après le front, surle bord antérieur du périnée:de sorte que la têtes’échappe encoredu bassin,en n'offrant à ses diamètres que les plus petits des siens. Nous avons vu quelquefois de ces sortes d’accouchemens se terminer avec une étonnante facilite.

1346. Les obstacles qui nuisent le plus souvent à la naissance des enfans qui offrent la face, les difficultés que la femme peut éprouver à s’en délivrer seule, même dans les circonstances qui paroiïssent les plus favorables, le danger qui les menace alors, semblent inviter, dans tous les cas, à leur donner quelques secours.

1347. L'indication la plus générale consiste à redresser la tête de enfant, c'est-à-dire à faire remonter la face et descendre l’occiput, pour rappeler le sommet à sa situation ordinaire.

Quand on ne peut seconder aussi heureusement les efforts de la nature, soit parce qu’on est ap-

pelé trop tard, ou que des circonstances acciden-

telles présentent l'indication d'opérer lPaccouche-

ment sur-le-champ, on est obligé de retourner

l'enfantet de l'amener par les pieds, on d'extraire la tête avec des instrumens lorsqu'elle se trouve rofondément engagée et serrée dans le bassin. 1348. Selon quelques praticiens, ceseroit perdre un temps précieux que de vouloir convertir la mauvaise position de la tête en une meilleure, parce qu'on y réussit rarement, disent-ils : mais on y réussiroit plus rarement encore, qu'on ne devroit pas négliger de le tenter, soit par rapport aux avantages que l'enfant peut en retirer lorsqu'on y parvient, soit à cause des inconvéniens qui accompagnent assez souvent les autres méthodes d'opérer l'accouchement dans ces sortes de cas. 1349. C’est bien moins en repoussant la face, comme la plupart des accoucheurs l'ont conseillé, qu'on peut espérer de changer la position de la tête,qu’en agissant sur l’occiput même, qu'il faut tâcher d’accrocher de plusieurs doigts pour l'entrainer en en-bas. L'expérience nous permet de dire que cela s'exécute quelquefois sans beaucoup de peine, quand la tête est encorelibre sur l'entrée du bassin, ou susceptible d'y être repoussée aisément : mais ce procédé, toujours difficile, est sourvent impraticable, lorsqu'elle occupe le fond de cette cavité et s'y trouve étroitement serrée, soit parce queles doigtsne peuvent plus pénétrer assez loin pour saisir convenablement l'occiput, soit,en supposant d’ailleurs qu'ils le puissent, parce que a tête ne peut alors faire le mouvement de bascule

nécessaire à Tabaissement de son extrémité occi-

De la manière en générai de ramener la tête à sa situation naturelle.

De la manière d’opérer dans Ja première position de la face.

pitale, devant présenter de front, dans ce mouvement, un diamètre de cinq pouces et un quart ou environ, au diamètre du bassin, non compris l'épaisseur des doigts quiopèrent. Un levier plus courbe et plus large que celui qui est encore en usage parminous, pourroit alors offrir quelques avantages de plus queles doigts (1).

1390, Si l’on trouve assez de ressources dansles forces de la nature pour opérer Paccouchement, il faudra donc essayer deramener la tête à sa bonne position : dans le cas contraire, on retournera l'enfant et on l’amènera par les pieds; à moins que d’autres circonstances ne s'y opposent, ét n'exigent l'emploi du levier ou du forceps, comme on l’exposera plus particulièrement dans la suite de cet ouvrage.

SECTION II

De la manière d’opérer les diverses espèces d’accouchemens où l'enfant

présente la face , lorsqu'ils peuvent l'être avec la main seule,

1351. La première de ces espèces d’accouchemens est une des plus rares qui puissent se rencontrer, et il s’en faut aussi de beaucoup que la position qui la constitue soit des meilleures. Cette position est telle qu’on ne peut, le plus souvent, ramener Ja tête à Pune de celles qui conviennent

à sa sortie, parce que la main ne peut être con-,

duite directement sur l'occiput pour entraîner en

(1) Voyez l'articie où l’on traite du levier, part, tv.

en-bas, comme dansles positions suivantes. Pour parvenir à ramener la tête à sa situation naturelle, il faudroit repousser la face en agissant sur les côtés du nez, ce qui ne seroit pas sans inconvéniens pour l'enfant, même en supposant qu’il y fallüt employer peu de force; ou bien il faudroit d'abord déplacer la tête et diriger la face transversalement à l'égard du bassin, afin de conduire ensuite la main sur la région occipitale, comme on le prescrira pour la troisième et la quatrième position, Ces procédés n'étant pas faciles à exécuter, même à l'instant de l’éconlement des eaux, à plus forte raison doit-on y avoir peu de confiancelorsque la tête a franchi le détroit supérieur et occupe le fond du bassin. Il est donc presque toujours indispensable, dans le cas où Ja première position de la face a lieu, de retourner l'enfant et de l’amener par les pieds.

1392. On peut alors se servir de la main droite ou de la gauche avec le même avantage. On l'introduit en suivant le sacrum et dans un état de supination, jJusqu'àce que lebout des doistsréunis soit parvenu sous le menton de l'enfant. On écarte les doigts dans ce moment, pour embrasser exactement le bas de la face, et la relever en avançant la main un peu plus loin dans le sein de la femme. On porte ensuite la tête sur l’une des fosses iliaques; savoir, sur la droite, lorsqu'on se sert de a main droite, et vice versä ; mais en observaut de tourner la face en même temps vers Pautre côté, de sorte qu'elle regarde la main qui opère, comine nous l'avons recommandé à l'occasion de la troisième et sixième espéced’accouchemens où

le sommet de la tête se présente. Après cela, on va prendre les pieds comme dans l'un de ces derniers cas. (Voyez $$ 1326 et 1333.)

Seconde es. 408: 51loh Dent espérer de repousser le menpêce d'accou- ton de l'enfant sur sa poitrine et de ramener le D Fe. vertex à l'entrée du bassin quand la face se présente, et dela Sente dans la seconde position, l'on ne doit guere manière de se permeltre de la réduire entièrement à la silopérer.- ‘{hotianda plus avantageuse; excepté, peut-être,

dans le moment ouù la poche des eaux vient à s'ouvrir ; encore ne seroit-ce pas alors sans de grandes difficultés qu’on y parviendroit. Ce déplacement n'est plus possible, et il seroit même dangereux de le tenter, lorsque les eaux sont évacuées depuis longtemps. Si l'on veut essayer de l’opérer dans le premier moment, il faut avancer une main le long du sacrum et de la partie postérieure de la matrice, jusqu’à ce que les doigts puissent embrasser l'occiput assez exactement pour l’entrainer, et forcer ainsi la face de remonter : il faudroit en même temps qu'on entraine V occiput de cette maniere , le tourner vers l’une des cavités cotyloides, Ne 4 de le diriger insensiblement dans la suite sous l’arcade du pubis. 1354. Lorsqu'on rencontre trop de difficulté dans cette entreprise, ou que des circonstances exigent qu'on retourne l'enfant, il faut aller chercher les pieds. On peut encore roduihe à à son choix, l’une ou l’autre main dans la matrice. On dégage d’abord la tète du détroit supérieur, en la D D convenablement; on la saisit ensuite de manière qu'on puisseen das nerlesommet de dessus la saillie du sacrum ,.et le diriger

vers l’une des fossesiliaques; savoir, versla droite quand on se sert de la main droite, et vice versd. Aprés avoir donné cette position transversale à la tête, on insinue la main en suivant un des côtés de l'enfant, pour aller prendre les pieds, et terminer l'accouchement selon les règles prescrites à l'occasion de la sixième espèce, où le vertex se présente. (Voyez $ 1333.)

1305. Quand on n’a d'autre indication à rem-

Troisième

lir dans la troisième espèce d'accouchement où espèce d'ac- P

, ME h t la face se présente, que celle de ramener la tête à a ee Sa Situation naturelle, on doit introduire la main présente.

droite vers le côté gauche du bassin jusqu'à ce qu on puisserecourberleboutdes doigtsau-dessus de l'occiput, pour l’entraïiner en tirant à soi. Sila tête étoit descendue dans le fond du bassin, et s’y trouvoit serrée au point qu'on ne puisse avancer les doigts assez loin sur l’occiput, il faudroit la repousser en totalité, ou bien essayeravec beauconp de soin. de relever la face, au moyen de quelques doigts de la main gauche placés sur la mâchoire supérieure et à côté du nez. Si l’on pouvoit repousser un peu le bas de la face de cette manière, on fraieroit un chemin plus libre à l’autre main du côté de locciput ; mais comme l’on ne sauroit agir avec trop de précaution sur la face même, crainte de la meurtrir et de la contondre pour peu qu’on éprouve de difficulté , il vaut mieux repousser la téte au-dessus du détroit, pour aller chercher l’occiput.

1306. Lorsqu'on est obligé de retourner l'en fant, soit qu’on ait ramené la tête à sa position naturelle ou non, il faut se conduire comme dans

Ja première espèce d'accouchement ou le vertex se présente. On introduit la main gauche dans la matrice en la dirigeant le long du côté gauche de l'enfant, jusqu'à ce que les doigts puissent saisir les pieds. (7'oyez $ 1318.)

Quatrième 1997. La quatrième espèce d'accouchement où espèce d’ac- [a face se présente diffère peu de la précédente, Me pl quant à la manière de l’opérer; si ce n’est qu’on présente. doit exécuter de la main gauche tout ce qui vient

d’être prescrit pour la droite, et vice versd. Veuton, par exemple, changer la position de la tête en une meilleure , il faut introduire la main gauche vers le côté droit du bassin, pour accrocher l’occiput qui est au-dessus et l'entrainer : mais on se sert de la main droite lorsqu'il est nécessaire de retourner lenfantetde l’amener par les pieds, On observe d’ailleurs toutes les précautions énoncées ci-devant, et quand les pieds sont sortis, on termine l'accouchement comme si le sommet de la tête s'étoit présenté dans la seconde position.

(Voyez $ 1329 (1).)

ns

(1) Quelques auteurs font mention d’accouchemens où l'enfant présente le front; et I un d'eux ajoute qu’ils sont plus fàcheux que ceux où il présente la face : ce qui peut être vrai à quelques égards. Comme ces accouchemens se trouvent compris dans ce que nous avous dit de la mauvaise situatier que la tête prend quelquefois en s’engageant dans le bassin, on peut consulter les $$ 1289 et suiv.

ARTICLE IT

Des accouchemens dans lesquels l'enfant presente le devant du cou, vulgairement appelé la gorge.

1398. On peut inférer du silence de la plupart Ven des auteurs sur les accouchemens où l'enfant pré- Penfant présente la partie antérieure du cou, qu’ils sont ex- sente le detrémement rares; de la Motte est presque le seul “tu cou. qui en aitfait mention ; encore n’en cite-t-il que deux exemples,

SECTION PREMIÈRE

Des causes, des signes, des différences des accouchemens , où l’enfant

présente le devant du cou , et des indications qu’ils nous offrent.

1359. Ces accouchemens ont tant de rapport pe canses avec ceux qui font le sujet de l’article précédent, qui peuvent qu'on pourroit les regarder comme l'effet des canal mêmes causes. On conçoit aisément pourquoi le ou à se pré devant du cou, plutôt qu'une autre région de la senter. surface de lenfant, vient se présenter sur l'entrée du bassin , lorsqu'on fait attention que le grand diamètre du corps de cet enfant, au moment de l’ouverture de la poche des eaux, peut être incliné à l'égard de l'axe du bassin de manière que le front se trouve appuyé sur le rebord du détroit supérieur, du côté opposé à celui de l’obliquité; car, dans ce cas, l'effet des contractions de la matrice se borne presque uniquement à renverser

598 L'ART la tête en arrière et à faire avancer la région dont il s'agit, si la face ne vient pas elle-même se présenter. k 1360. Ce rapport accidentel du grand diamètre

du corps de lenfant à l'égard de l’axe du bassin de la mère, peut être une suite de l'obliquité de la matrice, ou, ce qui est bien plus ordinaire, de la grande quantité d’eau qu'elle contient. Si ces causes qui se rencontrent quelquefois ensemble, ne forcent pas plus souvent la partie antérieure du cou à se présenter, c'est que la situation del’enfant à l'instant de l'écoulement des eaux n’est pas toujours la méme relativement au détroit supérieur.

1361.0n voitclairement pourquoil'enfant dont le devant du cou se présente le premier, ne peut naître sans le secours de l’art. L'obstacle vient alors du défaut de proportion qui existe entre le bassin de la femme et le volume des parties qui s'efforcent de s’y engager en même temps, c'est- | à-dire de la tête et de la poitrine de l'enfant. | Des carac- 1302. Ce n’est qu'au moment de l’ouverturedes tères qui font Henbranes, ettmêème quelque temps après, qu’on | à emea "ec tre le devant du cou , parce que les | le devant du peut reconnotïtre le deva 1€ q cou, signes caractéristiques de cette région qu'on ne | touche que tres superficiellement avant cet in- | stant, sont peu apparens au tact, et que ceux qui | pourroient ne laisser aucun doute sont encore | souvent éloignés du cercle que le bout du doigt peut alors parcourir. Ces derniers signes sont le menton et le haut de la poitrine, que dénotent | l'échancrure du sternum et les clavicules.

Des posi- 1363. Le devant du cou ne se présente pas tou-

ie Ris jours de la même manière à l'entrée du bassin : on

remarque, dans l'une des deux observations de peut prendre de la Motte, que le menton se trouvoit accroché à légard du au pubis, et qu'il répondoit au sacrum dans lau- tu . tre. Quoique personne n’ait parlé bien clairement s

des positions transversales où un peu diagonales

de cette région, elles paroissent cependant devoir

être plus fréquentes que les autres, en ce que la

forme des parties de l'enfant s’accommode alors beaucoup mieux à celle de entrée du bassin de

la mère. Nous réduirons toutes ces positions à

quatre principales. |

1364. Dans la première, la longueur du cou se trouve placée selon le petit diamètre du détroit supérieur, de manière que le bas de la face est appuyé sur le pubis, et le haut de la poitrine sur la sailie du sacrum.

1365. Dans la seconde, c’est la poitrine qui se trouve au-dessus du pubis, et la face vers le sacrum, mais un peu de côté à cause de la saillie de ce dernier et de la colonne lombaire.

1366. Dans la troisième position, le couest placé transversalement, de sorte que la têteest appuyce sur le devant de la fosse iliaque gauche, et ja poitrine sur la droite.

1367. Dans la quatrièéme position, l'enfant est placé également en travers, mais de facon que la poitrine est sur la fosse ihaque sauche, et la tête sur la droite.

1368. Ces quatre positions, qui constituent autant d'espèces d’accouchemens, sont aussi fàcheuses les unes que les autres pour l'enfant. IIne peut naître dans l'attitude où il se trouve alors, la tête étant renversée sur le dos; et le danger qui

le menace est proportionné à la force et à la durée de la compression qu’il éprouve de Ja part de Ja matrice, après l'écoulement des eaux.

Desindica- 1369. Les indications générales que présentent Eee 555 le ces sortes d'accouchemens, relativement à la madiverses posi- nière de les terminer, se réduisent aux deux suitions du cou. vantes : 1l faut ramener la tête de l’enfant à sa si= tuation naturelle, ou aller prendre les pieds, mais il est si difficile de satisfaire à la premiere, même dansles circonstances qui paroissent les plus favorables, que nous ne conseillons pas de le tenter,

SECHION AL

Méihede d'opérer les diverses espèces d’accouchemens où l'enfant

présente le devant du cou,

Première 1370. Dans la premiere de ces espèces d’accou-: espèce d'at- chemens,il esttoujoursnécessaited’allerchercher couchement : à où le devant Les pieds de l'enfant et de le retourner, On peut, du cou se pré- à son choix, introduire lune ou l’autre main dans le sein de la femme. On l'insinue d’abord en des-

sous, et dans un état de supination, jusque sur la poitrine de cet enfant; si Fou opere de la main droite, on dirige les doigts, en les recourbant un peu, sur le côté de la hanche droite, pour embrasser le tronc de maniere à le faire rouler sur son axe, et à tourner, autant qu'il est possible, sa face antérieure vers le côté gauche de la femme. Après cela, on va chercher le pied droit, on l’entraine Jusqu'à la vulve, où on le retient au moyen d'un lacs, si on le juge à propos, tandis qu’on reporte la main vers le fond de la matrice pour en dégager le second. Des qu’ils sont sortis l’un et

DES ACCOUCHEMENS. 6oi.

l’autre , on tire un peu plus fort sur le premier, mais pendant quelques instans seulement, puis également sur les deux; observant durant tout ce temps d'appuyer légèrement de l'autre main sur l'endroit du ventre de la femme où répond la tête de l'enfant, comme pour la repousser vers le haut. Quand on a introduit la main gauche, au lieu de la droite,on dirisgelesdoigts vers la hanche gauche de l'enfant, en passant obliquement sous sa poitrine, qu’on s'efforce de tourner verslecôté droit de la mére; ensuite on dégage les pieds successivement, comme dans le cas précédent , en commençant par celui du côté gauche, pour terminer l'accouchement avec les précautions indiquées.

1371. Il paroit impossible que la longueur de la seconde espartie antérieure du cou réponde exactement au De so petit diamètre du détroit supérieur, dans la se- Ent du conde position que nous avons annoncée, parce cou se pré que le devant de latêtene peut rester appuyé sur Se: la saillie de la colonne lombaire:le menton ne se présenta donc pas directement sur l'angle supérieur du sacrum , mais vers l’un de ses côtés, et la face sur la partie postérieure de la fosse iliaque.

1372. Le rapport de l’enfant avec le bassin, et sou attitude dans la matrice, sont alorstels, qu'on entrevoil à peine comment on pourra porter la main jusqu'aux pieds, et surtout quand les eaux sont écoulées depuis longtemps. Pour opérer le plus sûrement possible dans ce cas, l'accoucheur le fera de sa main droite , toutes les fois que la face sera placée sur le côté droit de la colonne vertébrale , et de sa main gauche lorsqu'elle sera sur le côté gauche de cette colonne, Ilintroduit la pre-

Troisieme espèce d’accouchement |

miére jusqu’au-dessus de l’oreille droite de l’enfant,eten poussant la tête vers ledevant de la fosse iliaque sur laquelle elle est déjà appuyée, pendant que de l’autre main appliquée sur le ventre il inclinera le fond de la matrice vers le côté gauche, afin de donner à l'enfant une position presque transversale à l'égard du bassin , et de favoriser le reste de l'opération. Ce déplacement, qui n'est pas exclusivement celui de l'enfant, mais que la matrice exécute également, étant porté aussi loin qu'il est possible de le faire, on dirige la main sur le pied droit, et on le fait descendre le plus qu'on peut, avant d'aller chercher le second. Ou opere d'ailleurs comme dans la position précédente.

1373. Lorsqu'on se sert de la main gauche, on lintroduit vers le côté droit du bassin, afin de porter la tête de l'enfant sur le devant de la fosse iliaque gauche, pendant qu’on inclinera le fond de la matrice du côté droit, pour s'épargner quelques unes des difficultés qu'on rencontreroit, sans cette précaution, en allant à la recherche des pieds. C’est alors, en suivant le côté gauche de l'enfant, el en accrachant en premier lieu le pied de ce côté, qu'on parvient à dégager l'un et l’autre convenablement.

1374. On doittoujours opérerde la main gauche dans la troisième espèce d'accouchement où le

où le devant devant du couse présente. On l'insinue au-dessous

du cou se présente.

de la poitrine, en la dirigeant vers le haut de la fosse iliaque droite, et en suivant le côté gauche de l'enfant jusqu’à sa hanche, pour gagner‘plus facilement les pieds, qu’on entraine selon l’ordre

DES ACCOUCHEMENS. 603 danslequelils se présentent. Sion éprouvoit quelques difficultés à les faire descendre après les avoir dégagés lun et l'autre de la matrice, il faudroit repousser un peule haut de la poitrine de l'enfant, et le faire même à différentes reprises, si les circonstances l’exigent, afin de favoriser la descente des fesses, qui,sans cette précaution, trouveroient peut-être de grands obstacles às engager.

1375. Pour parvenir plus aisément aux pieds de l'enfant, dans la position du cou dont il s'agit, quelques praticiens ont conseillé de repousser d'abord la tête au-dessus de la fosseiliaquegauche, et de faire descendre le devant des cuisses surl'entrée du bassin, en y faisant passer successivement la poitrine et le bas-ventre. Mais ce procédé ne peut s’exécuter qu'au moment de l’évacuationdes : eaux, et encore présente-t-il beaucoup de difficulté:ce ne seroit donc que dans ce moment qu’il seroit permis de le tenter, si celui que nous venons de décrire n’étoit alors bien plus facile, et

référable conséquemment dans tous les cas.

1376. Il faut se conduire dans là quatrième po- Dela quasition du cou comme dans la troisième, avec cette trième espèce légère différence , que ce sera de la main droite qu'on opérera. On l’insinuera au-dessous de l’en- fant présente fant, en la dirigeant obliquement vers la fosse !e devant du iliaque gauche de la femme, pour parvenir aux A pieds et les dégager, en observant les précautions

indiquées au $ 1374.

Des accouchemens où l'enfant présente la poitrine,

6o4 L'ART

ARTICLE HIT

Des accouchemens dans lesquels l'enfant presente la

poitrine.

1377. On ne sera pas surprisde ce qu'il se rencontre à peine, dans les auteurs, quelques exemples bien caractérisés d’accouchemens où l'enfant ait présenté le devant de la poitrine, si on fait attention à l'attitude qu’il doit nécessairement

rendre pour se placer de cette manière. Sans s'éloigner de la forme ovoïde sous laquelle il est naturellement replié dans le sein de sa mere, il peut offrir le dos, les lombes, l'épaule, la tête, les genoux ou les pieds, avec les mains et le cordon (1); mais le devant de la poitrine ne peut se placer à l'entrée du bassin, que la tête au moins ne soit renversée fortement sur le dos; et quelques praticiens l'ont même représenté ayant alors les cuisses allongées , les jambes fléchies, et les pieds appuyés sur les lombes.

nee.

(1) Les auteurs sont pleins d'observations où l’on voit que l'enfant présentoit en même temps à l’orifice de la matrice les mains, les genoux ou les pieds, et le cordon ; mais nous ne ferons pas de ces accouchemens des espèces particulières , parce qu'ils n’offrent d’autres règles de pratique que celles qui conviennent à ceux dont nous allons parler, ou que nous avons déjà exposés.

ET ET Cire Te PA Ve ES CS NO e E

SECTION PREMIÈRE

Des causes, des signes et différences des accouchemens où l'enfant

présente la poitrine,

1378. Cetté mauvaise position ne peut être Des causes l'effet que du concours de plusieurs causes, car qi ire une seule ne peut la produire ; mais l’on ne voit pre pas clairement quel est l'enchainement de ces senter. causes. Ïl paroît que l'étendue extraordinaire de la cavité de la matrice relativement au volume du fœtus dans les derniers temps de la grossesse, est une de ces conditions nécessaires pour que les choses arrivent de cette maniere.

1379.llest bien plusfacile d'expliquer pourquoi Des causes accouchement ne peut s’opérer naturellement di Rs

, ; 2 AS e .» Ces accouchequand l’enfant présente la poitrine. Toute la dif- mens contre ficulié vient alors de ce que la plus grande lon- nature. gueur du corps se trouve en quelque sorte parallèle à l’un des diamètres du bassin , et tend, pour ainsi dire, à s’y engager de front, au lieu d’y offrir l’une de ses extrémités : c'est dans ces sortes de cas où l'enfant viendroit réellement en double, si la poitrine pouvoit s’avancer ainsi; mais il n'est pas de bassins assez vastes pour [ni donner issue sous cette forme.

1380. Il est facile de reconnoitre la poitrine, Caractères quand on n’en fait la recherche qu'après l'évacuation des caux. Elle présente une surface aussi 1a poitrine. étendue que l'entrée du bassin même, et elle peut s’y engager assez pour devenir accessible au doigt de laccoucheur, et le mettre à mème de distin-

6Go6 L'ART

guer sans peine les côtes, les clavicules, la région du sternum et le haut de l'abdomen.

1381. Quoique ces accouchemens ne se rencontrentquetres rarement, nous en distinguerons cependant quatre espèces, relativement aux quatre positions dans lesquelles Ja poitrine peut se présenter.

1382, Dans la premiere , le devant du cou dé l'enfant estappuyé sur le rebord du pubis, et le bas-ventre au-dessus du sacrum, la longueur de la poitrine étant placée dans la direction du petit diamètre de l'entrée du bassin.

1383. On observe le contraire dans la deuxième espèce, le bas-ventre de l'enfant étant au-dessus du pubis de la mère, et le devant du cou sur la

base du sacrum.

Des indi-

cations

que

nous offrent les accou-

chemens

où

1384. La situation du cou et de la tête sur la fosse iliaque gauche, et celle du ventre sur la fosse iliaque droite, caractérisent la troisième espèce; et la position inverse de ces mêmes parties, relativement au bassin, constitue la quatrième : d’où l’on voit que la poitrine est placée transversalement sur le détroit, dans ces deux derniers cas.

SECTION IT

De la mauière d'opérer les diverses espèces d’accouchemens où l'enfant

présente la poitrine.

1395. L'obstacle à la sortie de l'enfant provenant dans tous ces cas de la cause indiquée au $ 1379, l'indication la plus générale qu'il y ait à remplir est facile à saisir : se consiste à ramener

la tête ou les pieds à l'entrée du bassin. Si quelques renfant prépraticiens ont conseillé d’y ramener la premiere, sente la poiet d'abandonner ensuite l'accouchement aux ef-

forts de la nature , les autres ont expressément recommandé d’aller prendreles pieds pour le terminer à temps,et nous croyons qu'ils ont eu raison. « 1386.Quand on supposeroit ces deux méthodes également faciles , la première ne devroit pas être admise indifféremment dans toutes les circonstances: ce ne seroit tout au plus qu'au moment de l'ouverture de la poche des eaux qu'on pourroit la tenter avec quelque espoir de succés; encore ne parviendroit-on alors à ramener la tête à sa situation naturelle, qu'avec beaucoup plus de difficultés qu’on n’en rencontre en allant prendre les pieds. Ces difficultés nous paroissent telles ,que nous ne conseillerons pas même d'essayer cette méthode; car, pour une seule fois qu'on réussiroit péniblement, combien de tentatives inutiles, et fatigantes autant pour la mere que pour l'enfant , ne feroit-on pas? L'extraction par les pieds est préférable, et la circonstance n'admet aucune autre méthode quand il existe des accidens.

1387. Parmi les partisans de cette derniere, les uns veulent qu'on refoule la poitrine , etsuccessivement le bas-ventre, les cuisses et les genoux, vers le fond dé la matrice, pour faire venir les ieds à l’orifice; d’autres recommandent de les aller prendre sur les lombes de l'enfant ,ou ils les -supposent appuyés, en passant la main sous Pun de ses côtés, pour les entrainer en faisant rouler le tronc sur son axe placé transversilement dans la matrice. Le premier de ces procédés n’est pra-

Go3 L'ART

ticable au plus qu’au moment de l'ouverture de la poche des eaux; et le second, si on le tentoit plus tard, pourroit devenir si dangereux pour l'en-

fant , qu'on ne sauroit s’excuser de Pavoir pré-

féré à celui que nous recommandons.

1388. La pratique la plus sûre est d’aller chercher les pieds, en insinuant une main vers le bas du tronc de l'enfant, et en se conduisant en tout pour chaque position indiquée comme pour celle du cou, qui a été désignée sous le même nom numérique. Voyez l'article précédent.

1389. L'on ne doit, dans aucun de ces cas, sous quelque prétexte que ce puisse être , essayer d’extraire l'enfant en tirant sur un seul pied, parce qu'on l’exposeroit à des accidens, dont le moins fâcheux seroit la luxation de la cuisse.

ARTICLE IV

Des accouchemens dans lesquels l'enfant présente le bas-ventre à l’orifice de la matrice.

Des accoue 1990. Ces accouchemens ne paroîtront pas chemens où moins extraordinaires que ceux où l'enfant présg La. sente la poitrine en premier lieu, si on se fait une ventre, juste idée de Pattitude qu'il doit avoir alors dans Ja matrice; attitude qui ne sembleroit pas être constamment la même, si les praticiens l'ont bien reconnue, car nous l'avons trouvée différente de

ce qu'ils en ont dit. Si l'enfant a quelquefois le

tronc courbé en arrière, la tête renversée sur le

dos, les cuisses allongées et rapprochées l’une de

Pautre, les jambes fléchies, et les pieds appuyés

sur les lombes , de sorte qu'il décrit alors une espèce d’ellipse dont le plus grand diamètre s’étend du sommet de la tête aux genoux, comme la plupartl’ont pensé; quelquefois aussinousavons observé que les extrémités inférieures étoient pliées à l'ordinaire , les genoux étant seulement dans une plus grande abduction, et comme placés sur les côtés du ventre.

SECTION PREMIERE

Des causes et des signes des diverses espèces d’acconchéemens où

l’enfant présente le ventre, et des indications qu'ils prescrivent.

1391. Les causes qui peuvent déterminer l'enfant à présenter le ventre à lorifice de la matrice paroissent les mêmes que celles qui donnent lieu la poitrine de s’y placer en d'autres cas, el ne

sont pas mieux connues pour l'une deces régions

que pour l'autre (roy. $ 1378) : mais celles qui rendent l'accouchement impossible sans les secours de l’art, le sont parfaitement, F’enfant dont le ventre se présente ne peut naitre dans cette attitude, parce qu'il viendroit en double, renversé sur sa partie postérieure, ét que nul bassin n'est assezgrand pour lui permettre de venirainsi. (Foyez $ 1379.)

1392. Les signesqui caractérisentlesaccouche: mens dont il s’agit se découvreut aisément au toucher. La région abdominale placéesur lorifice de la matrice y forme une tumeur molle, peu saillante, mais assez large, terminée d’un côté par le rebord de la poitrine, et de Pautre par celui du

Des signes qui caractérisent {a région ahdom nale,

Des positions que cette région peut prendre sur le détroit supérieur,

Gio L'ART bassin; sur lequel on distingue surtout l’épine

antérieure de chaque os desiles; ajoutez l'inser-

tion du cordon ombilical, qui suffiroit pour dissi-

per toute espèce d'incertitude, sion pouvoit en- »

core en conserver.

1393. Dans la première de ces espèces d’accouchemens, l'enfant est situé de manière que sa poi-

trine se trouve au-dessus du pubis de la mère , et

les extrémités inférieures au-dessus du sacrum, 1394. Dans la deuxième espécé, la poitrine est

au-dessus du sacrumi, et les cuisses sont au-dessus

du pubis.

1395. Dans la troisième, le bas-ventre se présente transversalement à l'entrée du bassin , de «

sorte que la poitrine se trouve appuyée sur la

fosse iliaque gauche, les cuisses et les genoux »

étant sur la droite.

1396. Dans la quatrième, le ventre est encore placé transversalement sur le détroit du bassin,

mais de manière que la poitrine répond à la fosse «

iliaque droite , et que les extrémités inférieures sont sur celle du côté gauche.

1397. Il est extrêmement rare, dans tous ces

cas, qu'une anse du cordon ombilical ne se pré=…

sente et nes’engage pas au moment de l'ouverture « de la poche des eaux ; ce qui peut ajouter singulièrement au danger qui vient alors de la mau- ” vaise attitude de l'enfant, si l’on ne termine pas l'accouchement de suite. Le même risque peut %

avoir lieu, quoique le cordon ne forme pas une

anse à travers le col de la matrice, parce qu'il se. trouve toujours comprimé dans un point de sa.

longueur.

DES ACCOUCHEMENS. "" Gis

1398. Lesindications que présentent cesaccouchemens, relativement à la manière de les opérer, sont absolument les mêmes que celles des différentes espèces où l'on rencontre la poitrine. Quelques praticiens ont prescrit de ramener l'enfant à sa situation naturelle, et d'enabandonner ensuite l'expulsion aux efforts de la femme; les autres ont recommandé d'en aller prendre les pieds et de l’extraire. La première de ces méthodes paroîtra sans doute la plus conforme aux vues de la nature; mais elle est impraticable, même à l'instant de l’écoulement des eaux, où l'enfant conserve encore , pour ainsi dire, toute sa mobilité dans la matrice, Si on la préféroit , il faudroit peut-être y renoncer après beaucoup de tentatives infructueuses, et revenir à la seconde, que ces mêmes tentatives rendroient plus difficile qu’elle ne l'eût étéen commençant. Il fant donc toujours dégager les extrémités inférieures.

SECTION II

Méihode d'opérer les accouchemens où lenfant présente le bas-ventre.

1599. Dans la première de ces espèces d’accou- pe a prechemens, on introduira la main dans là matrice, mière espèce jusqu’au-dessus de la saillie du sacrum oùse trouvent les pieds ou les genoux, selon que l’enfant fant présente est replié sous l’une ou l’autre forme indiquée au le bas-ventre. $ 1390 ; etayant pris les uns ou les autres comme il convient, mais les pieds de préférence, onles en-

trainera au-dehors pour terminer l’accouchement

De la se-

conde espèce d’aceouche-

ment

où le

612 L'ART de la même manière que si ces parties se fussent présentées naturellement.

1400.[l n’est pasaussifacile d'opérer l’accouchement de la seconde espèce ou l'enfant présente le bas-ventre, surtout quand les cuisses sont allon-

bas-ventre se gées, les jambes fléchies, et les pieds renversés sur présente,

De la troi-

les lombes, parce qu'on ne peut porter les doigts directement sur les genoux, comme dans le cas précédent : à moins qu'on ne les détourne de dessus la symphyse du pubis, en appuyant convenablement de l’autre main sur le ventre de la femme;

ou bien qu'on ne repousse en arrière et en hautla :

oitrine de l'enfant, pour les faire descendre à Ptués du bassin. On opérera de l’une ou l'autre maniére préférant la dernière, si on agit au moment de l'évacuation des eaux, et ie premiere , lorsque ces eaux seront LLtulée depuis quelque temps. Dansce dernier cas, on introduira la main vers l’un des côtés du bassin, en recourbant les doigts vers les genoux qu'on inclinera de ce même côté en pressant un peu extérieurement de l’autre main , jusqu'a ce qu'on puisse les accrocher et les entrainer, en ramenant alors les cuisses del'enfant dans le sens où elles se fléchissent naturellement.

1401. Au lieu de ce procédé, quelques accoucheurs imagineront peut-être de passer la main sur l’une des hanches de |’ enfant, pour aller prendreles pieds quisont appuyéssur és lombes, etles entrainer , n importe comment; mais en s épargant un peu de difficulté, ils exposeront l'enfant à des inconvéniens dont il est à couvert dans les autres procédés.

1402.L'onn'éprouve jamaisles mémesobstacles

à terminer l'accouchement de la troisième et de ,isme et qua= la quatrième espèce, que celui de la deuxième, trième espèquelle que soit la situation des extrémités infé- Fe rieures de l’enfant respectivement au tronc, Dans penfant préla troisième espèce , on introduit la main gauche sente le venvers la partie latérale droite de la matrice, pour saisir les genoux, si les cuisses de l’enfant sont allongées ; et les pieds , lorsqu'elles sont fléchies, On se conduit de même dans la quatrième espèce, mais en insinuant la main droite au-dessus de la fosse iliaque gauche de la femme, vers laquelle sont alors les extrémités de lenfant.

1/03. Dans le cas où la main qu’on auroit introduite à l’entrée de la matrice, pour s'assurer dela position de lenfant , ne seroit pas celle que nous venons d'indiquer relativement à chaque position transversale du bas-vertre, elle n’en conviendroit pas moins, si les eaux de lamnios étoient récemment écoulées : mais, au lieu de diriger d’abord les doigts vers les genoux ou les pieds comme on vient de le recommander, il faudroit refouler la poitrine de l'enfant au-dessus de la fosse iliaque qui Ja soutient , afin de rapprocher ces extrémités de l'entrée du bassin, et de pouvoir les prendre plus facilement. Il ne convient pas de tenter ce procédé lorsque l’enfant se trouve étroitement serré dans la matrice ; il faut alors retirer la main qu'on a introduite, si elle n’est pas la plus propre au but qu'on se propose, et se servir de l'autre, de la maniere qui a été prescrite au $ 1402.

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