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seconde et la troisième espèces d’accouchemens, où le sommet de
la tête se présente.
De la pre- 131 7. Nous ne ferons que retracer 1ci les carac- Le espèce téres de la position de la tête, qui constitue la pre- REP ua miere de ces espèces d’accouchemens, les ayant exposés assez au long dans un autre lieu. Cette position est telle que la suture sagittale traverse | obliquement le bassin, de la cavité cotylaïde gauche à la jonction sacro-iliaque droite, le front
Ce
étant au-devant et au-dessus de celle-ci, et l'occiput derrière celle-là.
1317. S'il paroitindifférent à quelques uns d’in- Du choix troduire la main droite ou la main gauche dans la a . matrice pour retourner l'enfant quand la têtese à ne présente dans cette position, nous ne pensons pas d'opérer. de même, et nous croyons qu'il estimportant de se servir de la gauche , surtout lorsque les eaux sont évacuées depuis longtemps;qu'on doitattribuer à ce défaut d'attention presque toutesles difficultés qu'on rencontre àsaisir les pieds, de même que cette impossibilité apparente de le faire, qui.
a souvent mis dans le cas de retirer vingt fois la main avant de parvenir à les accrocher (1). Si la main gauche est alors si nécessaire, on ne peut disconvenir qu’elle ne soit au moins préférable à la droite, dans le cas où ces eaux ne font que de s’écouler; car, dans l’un et l’autre, elle a toujours bien moins de chemin à parcourir que celle-ci pour parvenir aux pieds (2); l’on peut, à son
(1) Nous avons été témoin de ce que nous avançons : deux accoucheurs, habitués sans doute à n’opérer que de la main droite, la portèrent tour à tour dans la matrice, à une telle hauteur que le coude étoit caché dans la vulve, sans pouvoir toucher les pieds, dans un ras où l’on ne me permit d’opérer qu'après deux heures d’un travail aussi opiniâtre qu’alarmant. Connoissant mieux la position de l’enfant, je ne portai la main gauche qu'à la hauteur du poignet , pour accrocher les pieds, et en moins de deux minutes je fis ce qu’ils n’avoient pu obtenir de tant d'efforts.
(2) Le trajet que doit parcourir la main gauche est toujours d’autant plus court, qu'il y a plus de temps que les eaux de
moyen , les entrainer dans la direction la plus naturelle , et retourner l'enfant de la manière la plus favorable; ce qu’il est impossible d'exécuter de la main droite, quand les eaux sont évacuées depuis longtemps, comme on le remarque clairement par la démonstration.
1318. On se servira donc toujours de la main gauchedans l’espèced’acconchementdontils’agit, pour retourner l'enfant. On l'introduira dans un état presque moyen entre la pronation et la supination ; on dégagera la tête dur détroit supérieur, en la dirigeant sur le devant de la fosse iliaque gauche , où on la fixera du poignet et de Pavantbras, pendant qu'on ira prendre les pieds en parcourant le côté gauche de lenfant , pour les dégager de la maniere indiquée ci-dessus.
1319.Après les avoir entraînés jusqu’au milieu du vagin, on, éloigne de nouveau la tête de l'enfant du détroit supérieur, afin de favoriser Ja version du tronc, et de les faire descendre plus facilement. Si l’on ne pouvoit les entrainer à la fois au-delà du point indiqué, par rapport à la difficulté qu’il y a de les tenir de la même main, il faudroit en abandonner un pour le reprendre aussitôt que le premier sera cégagé.
1320. Des le momentoules pieds paroissentau-
l’amnios sont écoulées, et que l'action de la matrice a pelotonné l'enfant davantage sur lui-même : celui de la main droite, au contraire, en devient d'autant plus long. La preuve de cette vérité est si claire, que personne n’oseroit l’exiger.
dehors , il faut tirer presque uniquement , mais pendant un instant seulement, sur celui qui est au-dessous du pubis. Onfavorise par ce moyen la descentedes fesses, on s’épargne souvent quelques difficultés, et on dirige constamment la poitrine de l'enfant vers la jonction sacro-iliaque gauche; de sorte que le tronc se place, en descendant, comme dans la secondeespèce d’accouchementoù l'enfant présente les pieds. Du reste, on opère de méme que dans cette dernière espece. ( Yoyez $$ 1223 et suivans.)
1321. La position de la tête qui constitue l’es- Seconde espèce d'accouchement dont nous allons décrire le 1 . manuel, paroîtra la même que la précédente, si l’on ne considère que le rapport des dimensions la tête se préde cette partie avec celles de l'entrée du bassin ; S%puisque dans l’une et Pautre, la suture sagittale coupe obliquement ce détroit. La seule différence qu'il y a consiste en ce que l'occiput, dans cette seconde position, répond à la cavité cotyloide droite, etlefront à la jonctionsacroiliaque gauche; et c’est de la cependant que naît toute celle qui regarde le manuel de cette espèce d'accouchement.
1329. Quand on se propose d'aller prendreles De la mapieds de l'enfant, il faut introduire la main droite nière dont il dans la matrice; ses avantages sur la gauche étant du alors en raison du temps qui s'est écoulé depuis l'évacuation des eaux de lamnios, on éprouveroit autant de difficultés à opérer de cette derniére, qu’on en rencontreroit en le faisant de la main droite dans le premier cas. On commence également par repousser la tête au-dessus de entrée du bassin , si elle y est engagée; mais on la dirige
Troisième espèce d’accouchement où le sommet de la tête se présente.
alors sur la fosse iliaque droite, où l’on a soin de la maintenir, pendant qu’on va chercher les pieds en suivant le côté droit de l'enfant.
1323. Aussitôt que ces extrémités sont parvenues au-dehors, on doit tirer avec un peu plus de force surle pied gauche, quisetrouvealors sous le pubis, tant pour faciliter la descente des fesses, que pour obliger la poitrine à se tourner vers la jonction sacro-iliaque droite, et àse placercomme dans la première espèce d'accouchement où les pieds se présentent naturellement. (7, $$ 1216 et suiv.)
1324. Dans la troisième especed'accouchement où l'enfant présente le sommet de la tête, la suture sagittale. traverse l'entrée du bassin directement de devant en arrière, et de sorte que l'occiput répond au pubis et la face au-dessus du sacrum.
1325. Cette position, par elle-même, peut rendre l’'accouchementdifficile, indépendamment de toute autre cause, quand le bassin de la femme ne jouit pas de toute sa largeur naturelle; parce que le plus grand diamètre de la tête se présente parallèlement au plus petit diametre du détroit supérieur, dans le sens où ce détroit est le plus souvent resserré, et tend à s’y présenter de plus en plus, dans le cours du travail : mais lorsque le bassin est bien conformé, cette position peut
. être tout aussi favorable à l’accouchement que
les précédentes. L’indication, dans le premier cas, se déduit facilement de ce qui vient d’être dit du rapport des dimensions de la tête avec celles du détroit; il faut détourner l’occiput de dessus le pubis, et le diriger vers l’une des cavi-
tés cotyloides. Quelques doigts introduits dans le vagin suffisent ordinairement pour opérer ce déplacement, pourvu qu'on y procède de bonne heure. ;
1326. Lorsqu'il se rencontre une descauses qui De la main
exigent qu’on retourne l'enfant et qu'on Île Un venir par les pieds, on peut introduire avec le ere à même avantage dans le sein de la femime,la main droite ou la main gauche, pourvu qu’on soit habitué à s’en servirégalement. On l'insinue en sur vant le sacrum, jusqu’à ce qu’elle embrasse exactement le front et une partie du reste de la face. On fait alors décrire à la tête un quart derotation sur son axe , afin de tourner la face de côté; et l’on observe dans la suite d’en faire faire autantau tronc, parce que ce premiermouvement se borne à la tête, et n’est qu’une suite de la torsion du cou. Quand on se sert de la main droite, on tourne la face vers le côté gauche defa femme, en portant la tête sur la fosse iliaque droite, etvice versà ; puis on termine l'accouchement comme celui de la premiere ou de la seconde espèce, selon la main dont on a fait choix pour l'opérer.
« SECTION IT
De la manière d'opérer la quatrième, la cinquième et la sixieme
espèces d’accouchémens où l'enfant présente le sommet de la tête.
1327. Dans la quatrième et la cinquième de ces De la quaespèces d’acccouchemens, la tête de REHAMESEprés trième ei cinsente diagonalement à l'entrée du bassin; mais de PE sorte que dans la quatrième, l’occiput répond à
De la manière d'oprer dans ces deux cas.
584 L'ART la symphyse sacro-iliaque droite, et fe front à la cavité cotyloïde gauche; au lieu que dans la cinquième, ce dernierest situé “ue ière la cavité cotyloïde droite, et l’occiput vis-à-vis la symphyse sacro-iliaque g cle
1398. Nous avons fait remar quer aux S$ 67, Ggg etsuivans,que l'accouchement étoit en général plus diode quand la tête se présentoit dans l’une ou l’autre de ces positions, que dans les premieres, parce que la face setournoit alors presque toujoursau-dessousdu pubisdanslederniertemps
du travail. Mais il est très rare cependant, lorsque le bassin de la mère est d’une conformation ordi-
naire, que cette seule cause oblige à retourne l'enfant ; soit parce que la tête peut le traverser, quoiqu'un peu plus difficilement, soit parce que les obstaclesquien résultent nese manifestent que quand elle se présente pour ainsi direau passage, que souvent il n’est phus temps alors de la repousser pour aller prendre les pieds , et que le forceps mérite Ja préférence sur cette ste cé
1329. Si la tête ne pouvoit pas se dégager, dans cette position où lefront répond x l’arcade du pubis, il faudroit donc se servir du forceps s mais on ira prendre les pieds, si des causes étrangères à cette position invitent à opérer accouchement plus tôt, surtout si ces causes accidentelles se DATE ee lorsque la tête est encorelibre au-dessus du bassin, ou avant qu’elle n’y soit fortement engagée, La manière de retourner l'enfant dont le sommet de la tête se présente dans la quatrième position, est exactement la même que pour la deuxième, et l’on doit se conduire dans la cin-
DES ACCOUCHEMENS. 585 quième comme dans la première. (Foyez les S$S 1318 et 1322, où l’on traite de ces deux espèces d'accouchemens.) Nous observerons seulement que c'est surtout dans celles que nous exposons que l'accoucheur doit tirer presque uniquement sur le pied qui est au-dessous du pubis de la mere, dès que l'un et l’autre paroissent au-debhors, c'està-dire sur le pied gauche dans la quatriéme espèce, et sur le pied droit dans la cinquième, afin d'engager les fesses de l'enfant plus aisément, et de tourner en même temps la poitrine vis-à-vis ‘l'une des symphyses sacro-iliaques.
.. 1330. Dans la sixième espece d'accouchement Sixièmeesoù le sommet de la tête se présente, le front ré- pèce d’accouni : chement où #pond au pubis dans tous les temps dutravailet penfant pré- * l'occiput au sacrum; ou bien, s'ils s’en détour- sente le somnent un peu au commencement, ils y reviennent Mtdelatête, ensuite. | 1331. Cette espèce d'accouchement, considéré comme naturel, réunit en elle les difficultés essentielles des troisième , quatrième et cinquieme espèces ; puisque d’un côté la tête présente son :, plus grand diamètre au plus petit du détroit supérieur, et que de l’autre la face vient constamment se placer sous le pubis.
1332. Pourépargnerala femmeun travailalors De la matoujourstrèslong, même quand le bassin a presque es toute sa largeur naturelle, on devroit détourner cspèce de l’occiput de dessus la saillie du sacrum, des l’in- couchement. stant de l'ouverture de la poche des eaux, si l’on étoit appelé avant, et le ramener insensiblement vers l’arcade du pubis, à mesure que la tête s'enfonce dans le bassin : mais il ne faut jamais tenter
ce déplacement quand elle occupe entierement cette cavité. Ce ne seroit alors qu'avec de grandes forces que la face pourroitétre conduitede dessous
le pubis au-devant du sacrum; et ce déplacement ne pouvant se faire d’ailleurs dans ce temps du travail, qu'aux dépens d’une torsion extraordi- # naire du cou, deviendroit très dangereux pour * l'enfant s’il ne le faisoit mourir à l'instant.
1333. Quand le bassin de la mère est un peu resserré, principalement lorsqu'il existe des accidens , si la tête peut être encore repoussée facilement, on retournera l'enfant et on l’amenera par les pieds : autrement, on se servira du forceps. Dans le premier cas, on introduit à son choix l’ane ou l’autre main dans la matrice; on applique d’abord les doigts réunis sur Fun des côtés de la tête, et le pouce sur l’autre, afin de l’empoigner avec assez de force pour lui faire exécuter un # mouvement de pivot, qui tend à tourner la face vers l’un des côtés du bassin; savoir, vers le côté gauche , si l’on se sert de la main droite , et vice
- versd. Aprèsavoir déplacé la tête de cette maniere, et l'avoir réduite à l’une de ses deux premieres positions, on continue d'avancer la main pour prendreles pieds, comme il a été prescrit à l'occasion de celles-ci. On observe, de plus, de tourner la poitrine de l'enfant dans le même sens que la face, et de faire faire au tronc un mouvement de rotation semblable à celui qu’on a fait décrire à la tête dans le premier instant. Du reste, on achève l’accouchement comme dans les cas précédens.