VIII INTRODUCTION
leur expérience. Il en est un surtout dont le souvenir perpétuera sans cesse nos regrets, et à la mémoireduquel nous rendons toujours hommage avec plaisir: Solayrès est celui dont nous parlons. Docteur en médecine et en chirurgie de la faculté de Montpellier, et de la Société des sciences de la même ville, apres y avoir longtemps prolessé l'anatomie avec succès et y avoir étudié l'art des accouchemens sous lun des meilleurs maitres, il vint à Paris, et y fut accueilli par M. de la Martinière, qui le détermina à se faire recevoir au Collége de chirurgie, qui fit même les frais de sa licence , et le désigna d'avance pour être l’un des professeurs de l’École pratique, en attendant qu'il pût récompenser son mérite par une place plus éminente. En le perdant à la fleur de son âge, ce n'est pas seulement l’homme qui nous estimoit que nous avons eu à regretter, c'est aussi son profond savoir sur l’art des accouchemens, qu’il professoit parmi nous depuis quelques années avec la plus grande distinction : ce que j'ai recueilli desa doctrine ne pouvant diminuer le prix de cette perte, parce qu'il n’avoit pu mé transmettre son génie avec les connoiïssances qu'il. avoit acquises. Excepté quelques lambeaux d'écrits qui n'avoient rapport qu’à l’anatomie du bassin et des parties de la femme, tout ce qui nous reste de lui est consigné dans une thèse qui devoit servir à son agrégation au Collége de chirurgie, et qui a pour titre : Vissertatio de Partu viribus maternis absoluto (1). |
(1) À Paris, chez d’Houry, imprimeur, DER
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