XII INTRODUCTION
Plan général de cel ouvrage.
Pour exposer avec plus de méthode et de clarté tout ce qui concerne la partie chirurgicale de l’art des accouchemens, que nous avons distin- -guée de la partie médicale, qui a spécialement pour objet les maladies des femmes et des enfans (1), nous avons divisé cet ouvrage en quatre parties. La première renferme les connoissances anatomiques et physiologiques essentiellement nécessaires à l’accoucheur. La seconde traite du mécanisme de l'accouchement naturel, et de la délivrance, ainsi que des premiers soins qu’on doit à la mere et à l'enfant. La troisième a pour objet l'accouchement contre nature; et la qratrième le laborieux, avec ce qui a rapport à la grossesse de plusieurs enfans, aux fausses grossesses et à l'avortement. Cette dernière partie forme le second volume,
Plan de la première partie.
Le premier chapitre traite des parties de la
(1) Malgré le grand nombze d'ouvrages qui ont paru sur celte dernière partie depuis plusieurs siècles, on peut encore s'en occuper utilement. Ce n'est qu'en avançant dans la pratique qu'on aperçoit le vide qu'ont laissé leurs auteurs, et combien il sera difficile de le rewplir, si Pon ne suit une autre direction , si des hommes d’un bon esprit n'entreprennent celte tâche, après avoir vieilli dans Îes hospices destinés uniquement aux femmes et aux enfans.
INTRODUCTION, XITT femme qui ont quelque rapport à la génération et à l'accouchement, inais il renfermeen quelque sorte les connoissances fondamentales de l’art, et ce point nous paroît avoir été trop négligé par les auteurs. Si quelques unes des parties dont il s’agit forment le canal destiné au passage de l’enfant, ce n’est que par l’action des autres qu’il est contraint de le traverser pour paroîtreà lalumière. Mais la facilité et les difficultés de l'accouchement déperrdent bien moins de la force ou de la foiblesse de cette action que du rapport des dimensions de ce même canal avec celles dû corps qui doit le traverser, surtout avec celles de la tête de l'enfant. Soit qu'il se fasse naturellement, ou que des circonstances accidentelles nous portent à le terminer, il s'opère avec peu de difficulté quand ce rapport est favorable ; mais il est toujours difficile et lahorieux, même quelquefois impossible par la voie naturelle , lorsqu'il y à défaut de proportion entre ces mêmes parties , quelle que soit la somme de forces que puissent employer les organes de la femme. Ces vérités, admises de tous les accoucheurs, nous ont déterminé à insister beaucoup plus sur cette partie connue sous le noi du bassin que sur les autres 3 et, pour ne rien laisser à désirer, nous l'avons d’abord considéré dans l’état sec, et ensuite dans son ensemble avec les parties molles qui le recouvrent de toutes parts.
Aprés avoir décrit chacun des os dont il est formé, nous examinons comment ils sont assemblés, et de quels moyens la nature s’est servie pour les lier entre eux ; si leurs symphyses se re-