XXXII INTRODUCTION
crier notre pratique en répandant qu'elle étoit des plus instrumentantes et des plus pernicieuses. Nous entrevoyons avec peine que cet ouvrage ne sera d'aucune utilité pour ceux-là ; ils se sont trop égarés dans la carrière qu'ils ont entrepris de parcourir, pour revenir sur leurs pas : aussi n'est-ce pas pour eux que nous le réimprimons. Crainte qu'ils ne se persuadent davantage en nous voyant insister sur le plan qu'ils ont déjà condamné, que nous avons la maladresse de multiplier les accasions d'employer le forceps, comme nous avons eu l’art de rassembler dans le même chapitre tous les cas où il peut être salutaire, et de réduire son application en méthode, nous leur déclarons que personne n’y à recours plus rarement, quoique personne ne soit peut-être plus en vogue que nous, chaque année ne nous-présentant pas trois fois l’occasion de le mettre en usage; et nous les invitons à comparer le résultat de leur pratique au résultat de fa nôtre, dont on pourrase former une idée d'apres le tableau de ce qui s’est passé à l'hospice de la Maternité depuis que nous en sommes l’accoucheur en chef (1). Le forceps est cependant de tous les instrumens celui qui nous sert le plus, nous dirions volontiers qu'il est le seul, puisque nous n'avons employé le levier que deux ou trois fois (2), et les crochets, y comprises autres
(1) Ce tableau, n’ayant pu trouver place dans cette introduction , a été placé à la fin du second volume.
(2) Nous lui avons préféré la branche femelle du forceps , Ja tête étant dans le cas annoncé aux $$ 1268 etsuiv, et an$ 1887.