INTRODUCTION. XXXIII
instrumens de la même espece, que quatre à cinq fois, dans le cours de trente-cinq ans , sans y comprendre le très petit nombre d'occasions que nous avons eu de les employer dans l’hospice confié à nos soins , et qui est celui du monde entier où il se fait le plus d’accouchemens, où par conséquent il doit se présenter le plus de ces cas difficiles. Après avoir indiqué les moyens de se passer d'instrumens, ne fallait-il pas décrire la maniere de s’en servir , et devions-nous, à cet égard, rester dans l’enceinte étroite où s’étoient renfermés la plupart de nos prédécesseurs, lorsque notre tache étoit d'en reculer les bornes, en n’employant, pour ainsi dire, que les matériaux qu'ils nous avoient laissés ?
Le quatrième chapitre est beaucoup moins étendu que le précédent, parce que l'usage du levier doit être plus resserré que celui du forceps, les occasions de s’en servir étant beaucoup plus rares. Nous avions d’ailleurs exposé presque tout ce que nous avions à dire de l’emploi de cet instrument dans le second article du premier chapitre.
Le cinquième contient de plus de grands détails sur les causes qui exigent lapplication des instrumens tranchans sur le corps de l'enfant, tels que les crochets, les perce-crâne, etc. , et sans lesquels on ne sauroit l’extraire du sein de sa mère. Nous indiquons les cas où les crochets méritent la préférence sur les autres; ceux où il convient d'ouvrir le crâne, la poitrine ou le basventre, et de démembrer en quelque sorte l’enfant : mais partout nous inspirons plus de dé-