‹ L'art des accouchemensChapitre 55 sur 136 · LÉ · texte numérisé non relu

LÉ

A, À, le diamètre antéro-postérieur; sa longueur naturelle est de quatorze à quinze lignes.

B, B, diamètre transversal; sa longueur raturelle est de quatre pouces dix lignes.

C, €, distance de la saillie du sacrum au point de la marge qui répond au bord antérieur de la cavité cotyloide gauche, treize lignes.

D, D, distance du même point du sacrum à celui de la marge qui répond à la partie antérieure de la cavité cotyloïde droite, vingt lignes.

Nous conservonsunautre bassin quine présente

que trois à quatre lignes d'ouverture dans cette

dernière direction, et un pouce et demi du milieu

-de la saillie du sacrum à la symphyse du pubis.

Le détroit inférieur, dans l'un et l’autre de ces bassins, est très grand.

Explication de la cinquième planche.

Cette figure représente un bassin mal conformé, dont toutes les parties sont encore réduites à la moitié de leur grandeur naturelle.

a, a, les os ilium.

b, db, les os pubis.

C, C, les os ischium.

d, d, d, les dernieres vertèbres lombaires.

e, la saillie du sacrum.

f,7, les symphyses sacro-iliaques.

£g, la symphyse du pubis.

hk, k, les trous ovalaires vus en raccourci.

ë, &, l'arcade du pubis vue de même,

À , 4, les cavités cotyloïdes.

6/ L'ART ( Les lignes indiquent les différentes dimen-

sions du détroit supérieur.)

A, À, du pubis à la saillie du sacrum dans l'état naturel de ce bassin, deux pouces deux lignes.

B,B, la largeur transversale, trois pouces huit lignes.

C, C, de la partie moyenne et latérale gauche de la saillie du sacrum au fond de la cavité cotyloïde droite , six à sept lignes. Ke

D, D, de la partie moyenne et latérale droite de la saillie du sacrum au fond de lascavité cotyloïde droite , un pouce deux lignes.

Ce bassin a été tiré du cabinet de M. Réel. Le sujet était une femme de vingt-sept ans.

SECTION XI

Des parties molles qui ont quelques rapports au bassin.

Des parties 106. L'accoucheur n’auroit qu'une connoismolles qui ta- sance imparfaite du bassin , s’il ne le considéroit Le Pas dans ses rapports avec les parties molles qui os du bassin, lenvironnent de toutes parts, apres l'avoir étuet de . ss dié sur le squelette, puisque quelques unes de ot Ces parties apportent de grands changemens dans

sa forme et ses dimensions, et que ce n'est que par la connoissance de la situation, du rapport et ces usages des autres, du déplacement, de la gène ou ‘de la compression qu'elles éprouvent dans le cours de la grossesse, etc. , qu'il peut expliquer la plupart des phénomènes qu’on observe

pendant ce temps et celui de l'accouchement,

107. Le bassin, faisant partie de la cavité abdominale, n’a d’autres bornes que celle-ci. Supérieurement , cest le diaphragme qui sépare cette cavité d'avec la poitrine; en arrière, c’est la colonne vertébrale, ce sont les muscles carrés des lombes et autres; en devant et sur les côtés, les muscles abdominaux, etc., quien forment les parois. Ces derniers muscles, ainsi que le diaphragme, ont trop d'influence sur le mécanisme de l’accouchement pour ne pas en retracer ici au moinsles principales attaches, lerapportqu'ils ont entre eux avec la matrice et le bassin proprement dit. |

108. Les muscles abdominaux sont au nombre Des muscles de dix, dont huit sont attachés à la poitrine et au abdominaux. bord supérieur du bassin; savoir, les obliques, les transverses et les droits. Les deux obliques et le transverse, de chaque côté, placés les uns sur les autres, s'étendent des dernières vraies côtes et de toutes les fausses à la crête des os innominés , en formant trois plans très distincts par la direction de leurs fibres, puisque celles du plan le plus extérieur descendent obliquement de derrière en devant, tandis que celles du secoud montent de devant en arriere, et que les fibres du troisième se portent transversalementd’arrièreen avant, en manière de ceinture, Chacun de ces muscles se termine par une large aponévrose dans sa partie antérieure. Celle de l’oblique externe vient former en en bas le ligament de Poupart et l'anneau inguinal,en se portant de l’épine supérieure et antérieure delos des iles à l'angle du pubis : celle de l’oblique interne se partage en deux lames, dont

De la ligne blanche.

66 L'ART | l’unes’unitintimement à l'aponévrose du premier, et l’autre à celle du muscle transverse , et forme ainsi une sorte de gaine dans laquelle se trouvent au moins les deux tiers supérieurs de la longueur des muscles droits. Ces derniers descendent parallèlement de Ja partie antérieure et inférieure de la poitrine , à l'extrémité antérieure du corps des os pubis; ils sont plus minces et plus larges supérieurement qu ’inférieurement ; leur ectr émité inférieure est appliquée sur le péritoine , et couverte en partie extérieurement par les muscles pyramidaux, qui montent de l'angle des os pubis à la ligne blanche.

109. Laligne blanche est l espace qui sépare les muscles d foits c'est une espèce de bande formée par Ja jonction de aponévr oses des muscles obliques et transverses de l’un et l’autre côté, dont les fibres se croisent et s’entrelacenttellement,que celles de Paponévrose du muscle oblique externe du côté droit, par exemple, semblent se continuer avec celles de l’oblique interne du côté gauche, et celles de loblique externe du côté gauche avec celles de l’oblique interne du‘côté droit, etc. Cette bande est plus large au-dessus de l’anneau ombilical qui se voit au milieu, qu’au-dessous , et elle s'étend depuisle bas du sternum jusqu'au haut de la symphyse du pubis. Sa largenr augmente constamment dans le cours de la grossesse, à mesure que le volume du ventre se dévelop; e:vers la fin de celle-ci, les muscles droits étant quelquefois tresécartés l’un dePautre,dans leur milieu, et lanneau ombilical singulièrement ouvert. On remarque aussi que là ligne blanche est souvent trés

mince alors, et que ses fibres écartées laissent en plusieurs endroits des mailles considérables qui favorisent la naissance decertaines hernies. Indépendamment des usages relatifs aux mouvemens de la poitrine sur le bassin, et du bassin sur ja poitrine, les muscles Abd aus exercentleuraction sur leg viscères du bas-ventre, et notamment sur la matrice dans le moment de l’accouchement, auquel cette action contribue singulièrement.

110. Pour désigner le lieu que la nature a des- Division de tiné à chacun des: viscères du bas-ventre, dont la cavité abnous ne ferons ici qu'une simple Éhumaration, ponts est à propos de e rappeler le nom des diverses régIOns de cette cavité, On en reconnotit trois principales :unesupérieure, nommée Epigastrique; une noyenne, Ombilicale; et une inférieure , Hypogastrique. On peut apprécier étendue de chacune d'elles , en tirant deux lignes transversales d’un côté à l'autre du ventre, à deux travers de doigt au-dessus et au-dessous de l’ombilic. Ces régions se subdivisent en trois autres : une moyenne qui porte le nom dela région principale, et deux latérales qui sont connues sous celui d’ Hypocondres , de régions Lombaires et Iliaques.

111. L’estomac, le foie, la rate, l'intestin Enuméraduodénum et le pancréas, occupent la premiere des régions principales. La plus grande partie des PAL " intestins grèles, le colon et lépiploon presque en leur situatotalité, les reins et leurs dépendances, sont si- tion. tués dans la deuxième. L'autre renferme l’intestin cœcum, une portion de l'iléon et du colon ; quelques unes des parties de la génération , et d'autres qui, avant un rapport plus immédiat

Des muscles psoas et iliaque,

avec le bassin, exigent ici un peu plus de détail.

112. Deux muscles se trouvent de chaque côté du bassin intérieurement; ce sont l’iliaque et le psoas, Le premier, dont les fibres sont comme rayonnées, recouvre la fosse iliaque, et l’autre descend de Ja partie latérale de la colonne lombaire, sur le côté du détroit supérieur etau-dessus de la cavité cotyloïde, où ils se joignent et s’unissent étroitement pour se rendre ensemble au petit trochanter : le muscle psoas, dans ce trajet, rétrécitun peu l'entrée du bassin transversalement, comme nous l'avons déjà fait observer. On rencontre quelquefois un troisième muscle appelé petit Psoas; il est couché le long du bord interne du psoas même, et vient se terminer par un tendon aplati à l'extrémité postérieure de léminence iléo-pectinée.

113. C’est derrière et dans l'épaisseur des muscles psoas que se trouventles nerfs qui forment l’obturateur et le crural, ainsi que d’autres branches fournies par les trois premières paires lom baires, et par la première surtout, qui viennentse perdre en suivant une marche différente, aux tégumens des aines et des environs. Nous pensons que c’est à la distension et au tiraillement qu’éprouvent ces branches subalternes et leurs ramifications, dans le développement du ventre, qu’on doit attribuer les douleurs incommodes que les femmes enceintes ressentent vers le pubis, les aines et les lombes, dans les derniers temps de la grossesse , surtout lorsqu'elles sont debout sans marcher, ou agenouillées, etc. : comme on doit attri-

DES ACCOUCHEMENS. 69 buer, en partie, à lacompression des nerfs cruraux et obturateurs avant leur sortie du bas-ventre, cette foiblesse des extrémités inférieures qui rend incertaine et comme vacillante la marche des femmes qui sont très avancées dans la gestation , et qui les expose à faire des chutes sur les genoux et sur le derrière; car ces derniers accidens ne peuvent tenir uniquement au chan-

gement qu’éprouve le centre de gravité dans le

cours de la grossesse. L'on sait que le nerf obturateur.et le crural sont formés de la réunion de plusieurs cordons qui viennent de la quatrième, de la troisième et de la seconde paire lombaire; que l’obturateur sort du bassin par la partie postérieure et supérieure du trou ovalaire, pour se distribuer aux muscles de la face interne de la cuisse; que le nerf crural passe sous l’arcade crurale, où il se divise en un grand nombre de branches, dont quelques unes vont jusque sur le pied.

114. Au-devant de la derniere vertèbre lombaire, et assez souvent de la quatrième, se re-

Des vaisseaux iliaques et de

marque la bifurcation de l'aorte et de la veineleurs divi-

cave inférieure ; et bientôt après, la division de chacune de ces DoDtEU connues sous le nom d’artères et de veines iliaques primitives, en deux autres, dont lune se porte aux extrémités inférieures, en suivantle bordinterne du muscle psoas, et la doué s'enfonce danslebassin, pourgagner

ensuitele côtéde la vessie, et l bite dans le fœætus, en formant une courbure de laquelle naissent les vaisseaux obturateurs, les fessiers, les sciatiques et les honteux communs. La première des

sions.

ie L'ART deux branches des aitèresiliaques primitives se nomme iliaque externe ou crurale, et la seconce iliaque interne ou hypogastrique. Les veines se distinguent par les mêmes noms.

De l'intess 119. [/intestin rectum n'est pas la partie la un rectum. moins notable de toutes celles dont nous nous sommes proposé de parler. Sa situation surle côté gauche de la saillie du sacrum, et celle de VS romaine du colon dont il est la suite, sur la partie postérieure dela fosse iliaque de ce côté, méritent toute notre attention. Ce rapport de position, et le volume qu’acquiert cet intestin, ainsi que LS du colon, par l'accumulation et le séjourdes excrémens, produisent les effets qu'on a souvent attribués à des causes qui n’y concouroient en rien ; comme l'obliquité latérale de la matrice, par Des vais- exemple, dont il sera parlé dans la suite, etc. Cet ae intestin est lié à l’os sacrum par un tissu cellulaire roïdaux, tres lâche, danslequelse remarquent les vaisseaux sacrés et hémorroïdaux , l'extrémité des grands nerfs sympathiques, et surtout les nerfs sacrés. Desner$sa- 11. Ces derniers, au nombre de cinq paires, cEes sortent du canal de los sacrum, par les trous qui sont à sa face antérieure. Les trois premières paires avec un cordon des deux dernieres lombaires, sont presque entièrement employées à former les nerfs scialiques , qui se distribuent dans toute l'étendue des extrémités inférieures, après être sortis du bassin par les échancrures ischiatiques. La quatrième et la cinquième paire vont spécialement aux parties renfermées dans le bassin, ainsi qu'à plusieurs des muscles qui l'entourent, etaux parties externes de la génération.

117. C'est à la compression qu'exerce quelqne- Es de ta fois assez fortement la tête de l'enfant sur ces cor- compression dons nerveux à leur sortie des trous sacrés, qu'il RIRE fautattribuerles crampes douloureuses et le tremblement convulsif des extrémités inférieures qui tourmentent sicruellementquelques femmes dans le dernier temps de Paccouchement, de même quele sentiment de stupeur et de foiblesse qu’elles éprouvent souvent dans ces parties.

118. Sur les côtés du bassin et en arriére, se Des muscles trouvent les deux muscles pyramidaux des cuisses, De on les ligamens sacro-ischiatiques , et les mucles siens et auischio-coccigiens. Un peu plus en devant sont les tres. releveurs de l'anus, qui embrassent le col de la vessie par leur bord antérieur, et l'extrémité de l'intestin rectuin par en bas. Enfin, l’on y trouve aussi les muscles obturateurs internes.

119. Derrière et un peu au-dessus des os pubis, Situation de sont la vessie et le canal de l’urètre. Sur la fin de "sie la grossesse, la première se trouve presque toujours entierement au-dessus de ces os, et l’uretre devient alors parailele à leur symphyse.

120. Au milieu du bassin est située a mairice situation de avec ses dépendances , et le tout est recouvert la matrice et

nie de ses dépendu péritoine. Re

124. Un très grand nombre de muscles, donties Des parties uns appartiennent aux cuisses et aux jambes, les molles qui autres au dos, aux lombes et aux bras, s’attachent el à l'extérieur du bassin. Ces muscles, et bien plus térienrement. spécialement ceux du bas-ventre, en agissant sur le bassin et en l’entrainant tantôt d'un côté et tantôt de l’autre, selon les circonstances, peuvent changer un peu la direction de son axe, relative-

ment à celui du corps, et influer en cela même, en bien ou en mal, sur le mécanisme de l’accouchement, auquel È contribuent si efficacement d’ailleurs.

122. Les tégumens, le tissu cellulaire plus,ou moins chargé de graisse, selon l’embonpoint de la femme, forment une enveloppe commune à l’ensemble des parties dures et des parties molles dont nous venons de parler. Mais cette enveloppe n’est pas également épaisse partout, parce que le tissu cellulaire sous-cutané est plus serré en quelques endroits qu'en d’autres, et ne peut y admettre la même quantité de sucs adipeux.

On remarque, par exemple, que la peau est toujours assez mince en arrière, aux endroits qui répondent aux tubercules épineux des fausses vertébres du sacrum, quel que soit l’'embonpoint du sujet. Les tégumens présentent deux grandes ouvertures à l'extérieur du bassin, lanuset la vulve, et forment des plis ou sillons vers les aines et audessous des fesses. Ces plis sont plus où moins profonds ou superficiels, selon que les cuisses sont fléchies ou allongées. Dans la plus grande flexion de ces extrémités, les plis des fesses s’effacent, et si on écarte alors les genoux, commele font toutes les femmes au moment ou la tête de l'enfant est prête à sortir, le périnée en devient extrêmement tendu : ce qui rend le développement de cette partie plus difficile, ainsi que celui de la vulve, et retarde l ac ORCH ERt , en exposant la Érvis chette et le périnée même à se déchirer davantage. D'après cette observation, on voit qu'il faut tenir les cuisses de la femme médiocrement flé-

DES ACCOUCHEMENS. 73 chies et écartées, dans ces derniers instans de l'accouchement. | |

SECTION XIT.

De l'examen du bassin et des moyens de s'assurer s’il est bien ou mal

conformé.

123. L'on ne peut être pénétré de quelques Delimporunes des vérités fondamentales de l’art d'accou- tanee de cher, sans connoître toute limportance d’un pa- TE reil examen; mais ses difficultés ne sont aperçues que des personnes obligées de faire ces recherches, et l'expérience acquise par un exercice fréquent sur le cadavre peut seule aplanir une partie des obstacles qu'on y rencontre.

194. Si les accoucheurs s’étoient livrés davantage à cet examen, s'ils en avoient fait sentir avec force toute la nécessité à l'égard des femmes contrefaites, et si ces femmes s’y étoient soumises avant de s'engager dans les liens du mariage,nous Ignorerions peut étre encoreces tristes ressources de notre art qui ont eu tant de victimes, pour quelques méres et quelques enfans qu'elles ont sauvés d’un péril certain. Quelle est, en effet, la femme qui se seroit exposée à devenir mére, ou qui auroit voulu acheter aussi chérement ce titre, si on ne lui eût laissé d’espoir, avant de devenir grosse, que dans l'opération césarienne, ou la section du pubis? Quelle est celle qui auroit consenti d'avance au sacrifice de son enfant pour se soustraire à ces opérations, et goûter à ce prix des douceurs de l'hymen?

125. Sous quelque point de vuequon présente cet objet, il paroitra toujours également important : soit qu'il s'agisse d’une jeune femme dont la mauvaise Oo HÉO mation extérieure laisse des craintes sur l’état du bassin, soit qu'il s'agisse d’une femme mariée, prête d’accoucher, ou qui éprouve déja les re de l diem aura l'âaccoucheur qu’elle consultedevienten quelquesorte l'arbitre de sa destinée ou de celle de son enfant, et son Jugement peut influer sur la viede l’un,ou sur celle de ces deux individus à la fois, Plus a conséquences d’un pareil examen peuvent être fàcheuses, plus on doit y apporter de soins et de lumieres. Tous ceux qui s’adonnent à l'exercice de l’art des accouchemens n’ont pas les connoissances nécessaires pour apprécier le degré d’altération qui existe dans la forme et les dimensions du bassin, On ne peut le déterminer, ni d’après l'inspection de la colonne épinière, ni d'apres l'irrégularité des extrémités inférieures et la démarche de la femme, ni d’ apres le temps où les difformités de toutes ces parties se sont manifestées. D'un côté, la cause de ces difformités n’influe pas toujours sur la forme du bassin, de maniere à rendre l'accouchement impossible, ni mème difficile; et d’un autre côté, l’on a vu ces difformités s’'annoncer dans l'enfance, disparoïtre dans l'adolescence, et le bassin seul conserver les empreintes du rachitis qui les avoit produites : de sorte que bien des femmes contrefaites peuvent accoucher naturellement, tandis que d’autres qui jouissent des belles proportions extérieures qui nous frappent le plus, ne peuvent jouir du mème

DES ACCOUCHEMENS, 2 bonheur, leur bassin trop étroit offrant des obstacles insurmontables aux asens ordinaires de l'accouchement. Il n'ya point d’écueils où les apparences extérieures, favorables ou défavorables, n'aient entrainé le praticien peu instruit. Sa sécurité, dans quelques cas où il se persuadoit que le a étoit bien conformé, a laissé succomber aux efforts 1 impuissans de la nature des femmes et desenfansquine pouvoient ètreconservés qu'au moyeu du forceps, ou de l'opération césarienne ; tandis que l'opinion désavantageuse qu'il avoit -CORÇUE de cette cavité en d’autres cas l’a porté

à recourir à ces moyens, lorsqueles circonstances n’en exigeoient aucun, ou ne demandoient qu’ un peu de Fan de sa part. Ce n’est passeulement du forceps dont on a abusé, dans ces derniers cas, mais de l'opération césarienne, et bien plusencore de la section du pubis : vérités alarmantes, que nous annonçonsavec peine. [| y a peu d'années que nous préservames de la première deces opérations une femme dont le bassin n’avoit été évalué qu’à un pouce et un quart de diamètre par laccoucheurqu'elle avait choisi : nous attendions depuis quatre heures le moment favorable pour l’opérer, l'appareil était préparé, la femme étoit prête à se placer sur le petit lit, douze ou quinze personnes, tant médecins que chirurgiens , alloient devenir témoins de cette scene affligeante, lorsque, touchant cette femme pour la première fois, j’annonçai que l'accouchement se feroit Pat lineut et sans difficultés, comme il se fit en effet environ deux heures aprés, et d’un enfant bien portant.

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