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La source d’où découle le sang des règles Des vais

seaux qui le fournissent,

(1) Devenrer , sur l'Art des âccouchemens, chap. XV.

Feb 7 L'ART est bien connue aujourd’hui : on sait qu'il distille des ouvertures qu’on remarque daus toute l’étendue de la cavité de la matrice, de celle de son col, et peut-être du vagin. S'il reste encore des doutes à ce sujet, c’est sur l'espèce de vaisseaux qui le laissent échapper; les uns soutiennent que ce sang sort des artères, pendant que les autres assurent qu'il vient des sinus utérins ou des veines. Nous pensons qu'il découle des sinus utérins, et nous avons de tres fortes raisons de le croire.

De la cause 211. Nous ignorons entièrement la cause du redu retour pé- tour périodique des règles. La plupart des auteurs, Re des en l’attribuant à la pléthore de la matrice, nous ont laissé autant à désirer que ceux qui l'avoient rapportée à une autre cause, puisqu'ils nontpas déterminé ce qui donnoit lieu à cette pléthore, ni pourquoi elle revenoit constamment au même terme. Dépendroit-elle de la situation de la matrice, de la distribution de ses vaisseaux, etc., comme plusieurs l'avoient imaginé? Cette question restera sans doute longtemps indécise.

312. Si ce phénomène a de quoi nous étonner, il n’est pas moins surprenant de voir quelquefois cette évacuation manquer tout-à-coup, pour ne plus reparoitre, soit à l’époque naturelle, qu’on | appelle retour de l’âge, soit plus 1ôt, sans que la | santé des femmes en soit altérée; pendant que ses | moindres dérangemens, avant ce terme, donnent lieu souvent à tant d’accidens.

De Ja cs Jd19. a cessation absolue des règles, mallieu- PES rè- reusement, n'arrive pas toujours ainsi. Chez la dE plupart des femmes, elles suivent une marche

tres irrégulière pendant plusieurs années avant

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DES ACCOUCHEMENS. 197 d'arriver à ce terme : tantôt elles sont abondantes, et tantôt elles fluent en si petite quantité, queles linges qui les recoivent en sont à peine marqués: souvent ellegeparoissentdeux fois le mois, et retardent ensuite de six semaines ou plus.

. 314. C'est avec raison qu’on nomme le temps de la cessation des règles , le Temps critique des femmes; car un tres grand nombre, accablées d'infirmités, ne trainent, après cette époque, qu'une vie misérable et languissante ; tandis que cette époque est pour d’autres celle du retour de la santé, que les vicissitudes continuelles de cette évacuation altéroient à chaque instant.

319. On a vu les règles reparoître pendant plusieurs mois de suite chez des femmes sexagénaires, et ramener, en quelque sorte, l'espoir d’une nouvelle fécondité. Nous avons observé ce phénomene sur une femme de soixante-cinq ans : la suppression de ces nouvelles régles donna lieu à plusieurs accidens qu’on prit pour autant de symptômes de grossesse ; et la femme, depuis cinq à six mois, vivoit dans cette illusion, que l'augmentation du ventre sembloit d’ailleurs favoriser, lorsqu'on reconnut qu'elle étoit hydropiquer}

316. La stérilité des femmes qui sont entièrement privées de leurs règles, la suppression de cette évacuation, pendant la grossesse et l’allaite-

(1) Cet exemple n’est pas le seul que nous puissions citer. Nous avons été consulté plusieurs fois, pour la même cause , par des femmes beaucoup plus âgées, qui n’ont pas Joui longtemps de cette apparence de retour vers le Jeune âge.

De la nécessilé qu'il y à qu’une femme soit réglée.

178 L'ART 1 ment, anoncen tassez qu’elle n’est point une dépuration, mais un simple dégorgement, et que ce sang avoit une destination bien plus précieuse. Il est en effet si nécessaire au développement du fœtus pendant la grossesse et à la sécrétion du lait aprés l'accouchement , qu'on a toujours pris les règles dans ces deux états pour une évacuation contre nature, Remarques 317. L'expérience a prouvé que les enfans des à ce sujet. femmes réglées pendant la grossesse étoient en général plusfoibles et plus valétudinaires en naissant que ceux des autres (1), et encore aujour-

d'hui on pense généralement que le retour de cette évacuation chez les nourrices altere les bonnes qualités de leur lait, au point de le rendre très nuisible à l'enfant qu'elles continuent d’allaiter. Si cela peut paroître vrai à l'égard de quelques femmes, il n'en est pas de même envers le plus grand nombre, et il seroit très utile de combattre un préjugé qui a eu tant de suites fâcheuses (2). 315. Parmiles femmes qui sont réglées pendant

la grossesse, les unesn’éprouvent qu’une seule fois ceîte évacuation, lesautres y sont sujettes pendant les trois ou quatre premiers mois ; mais il ne s’en tronve peut-être pas une qui ait été réglée au-delà de ceterme, ni par conséquentjusqu'au neuvième mois. La plupart de ces femmessonttrèssanguines, etperdentbeaucoup habituellement;ou bien elles

(1) Levrer, 4phor., 237, édit. troisième.

Burron , trad. de l’angl., sur les Accouchemens , pag. 417, $ 137.

(2) Voyez l’article qui traite du choix d’une nourrice.

sont d’une constitution molle et délicate : ce qu’il est essentiel de remarquer. Siles règles sont nuisibles à celles-ci et à leurs enfans , elles pourroient paroître salutaires aux premières dansle commencement de la grossesse, où le fœtus ne consomme que irès peu de fluide. Chez ces dernières, et même chez toutes , ce n’est pas l'évacuation qui est à craindre, mais la pléthore utérine dont elle est précédée ; parce que cette pléthore en s’étendant jusqu’au placenta peut en procurer le décollement, et donner lieu à une hémorrhagie . plus ou moins dangereuse pour le produit de la conception et la femme même.

319. Cette raison devroit engager les femmes à récentes 1 se priver d’un peu d’alimens lorsqu'elles éprou- JS vent les symptômes qui avoient coutume d’an- fmmes qui noncer les règles avant la grossesse; à prendre . __. quelques boissons tempérantes, et à garder le en repos; én un mot, a éviter ce qui pourroit augmenter la force du sang vers la matrice.

320, Quoique les règles pour l'ordinaire n’aient

pas lieu pendant lagrossesse, l’époqueenestcependant marquée par le gonflement du sang, par la pesanteur des membres , et les autres symptômes qui en dénotoient les approches avant ce temps. C'est ce moment qu'il faut choisir pour soumettre au régime les femmes dont nous venons de parler, même pour les faire saigner, si l’on veut prévenir les effets, soit de la pléthore utérine, soit de la pléthore générale qui précède les règles.

321. Quant aux femmes délicates qui sont réglées pendant les premiers tem ps de lagrossesse, on doit plutôt chercher à les fortifier par un

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bon régime qu’à diminuer la masse du sang.

322. Quelques accoucheurs pensent qu'il est important de distinguer cette espèce d'évacuation ; qui paroitencoresi naturelle à l'égard de quelques femmes, de celles qu’on a coutume de désigner sous le nom de Perte; mais comment les distinguer ? D'ailleurs, pourquoi se mettre en peine de faire cette distinction, si, comme l’annoncent ces accoucheurs, l'évacuation est contre le vœu de la nature dans l’un et l’autre cas ?

Différences 323. L'on ne peut g ouere se tromper sur le cades règles d'a- ractère de ces deux évacuations,que dans les prepe RAR at miers mois de la grossesse. Les règles arrivent au eu pendant {CIN PS ordinaire , elles coulent en petite quantité, | Ja grossesse. et ne sont atioiées me par de léger: S Sym ptômes;

le sang en est clair et séreux, il coule en petite quantité, et la femme se trouve mieux à mesure . que ce dégorgement s'opère : mais d'apres cela inême quelle 0 la femme qui se croira grosse avant l’époque des premiers mouvemens de son enfant? Dansle grand nombre de celles qui se sont crues enceintes malgré le retour périodique des régles,et qui nous ah consulié, il ne s’en est pas trouvé une seule qui le fût aout d'où il faut conclure que le phénomène cr il s’agit est trés rare, et que beaucoup de femmes auront pris pour des regles ce que nous aurions appelé des petites pertes survenues accidentellement. 3924. La perte de sang se déclare dans un temps indéterminé, sans pér die et à l’occasion d'une cause le plus souvent apparente. Quand elle n’est pas l'effet d’une violence externe, d’une forte passion, etc., elle est la suite de la pléthoreuniversélle

ou locale. Pendant sa durée, la femme éprouve des maux de reins, un sentiment de foiblesse, de

pesanteur à la matrice, etc. Le sang est plus épais

etse coagule plus facilement que celui des règles, surtout de celles qui fluent pendant la grossesse, à moins qu'elles ne soient très copieuses. Dans le cas de perte, le sang découle des sinus utérins, quele décollement d’une portion du placenta a mis à découvert ; dans celui des règles, pendant la grossesse, 1l ne peut venir que des vaisseaux de l'intérieur du col dela matrice, quisont beaucoup plus petits, et du vagin. Il doit étre moins abondant, plus clair, et se coaguler plus difficilement. __ 920. Quand le sang coule en petite quantité dans le cas de perte, le repos, la diète, les boissons tempérantes et incrassantes suffisent tou- Jours pour l'arrêter; mais ces moyens sont le plus souvent infructueux , lorsque la perte est plus abondante, et alors on a recours à d’autres, parmi lesquels on a grand soin de ne pas oublier la saignée du bras , quoiqu'il s’en faille de beaucoup qu'elle convienne dans tous les cas.

SECTION 11

De la fécondité et de la stérilité.

326. La fécondité est l'aptitude de la femme à concevoir et à devenir mère, . 327. La femme ne jouit communément de cet avantage que lorsqu'elle est bien réglée, et en est privée pour lordinaire après la cessation totale de cette évacuation périodique.

De la fe condité.

Du temps où les femmes sont fecondes,

328. Quelqües femmes ont cependant donné des marques de fécondité avant d'être réglées ; mais elles étoient sûrement disposées à l’être

bientôt, et la nature avoit sans doute déjà opéré

la révolution nécessaire à ce sujet. L'on connoît également plusieurs exemples de conception + survenue après la cessation totale des règles. Dessignes 920. Cette heureuse aptitude à la conception qui anuon- dépend du concours de plusieurs causes : mais il cent la. fé- Te ; s " condug. St si difficile de les bien apprécier, que la grossesse est seule capable de nous faire distinguer parfaitement la femme qui jouit de cette aptitude , d'avec celle qui en est privée.

Delasté 330. Il n’est pas plus aisé de prononcer, dans rilité. bien des cas, sur l'impuissance absolue, ou la stérilité, qui a été regardée dans tous les siècles comme une cause de répudiation et de dissolution du mariage.

Deseseau- 931. La mauvaise conformation des parties exses. ternes de la génération, le défaut de quelques unes et même de toutes ces parties, les tumeurs qui les affectent, les brides , les cicatrices, les duretés et les callosités qui rétrécissent le vagin et en défendent l’entrée ; enfin l’obturation totale ou presque totale de son orifice par la membrane hymen, celle de l’orifice même de la matrice, n'offrent que des marques incertaines ‘de stérilité.c | 332. On peut en dire autant de quelques maladies de la matrice, de ses trompes et des ovaires ; de la situation contre nature du museau de tanche, de l’absence des règles ou de leur trop grande abondance; des fleurs blanches, de

l'embonpoint excessif de la femme, du dégoût w’elle éprouve pour l'acte vénérien, etc.

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