‹ L'art des accouchemensChapitre 8 sur 136 · RME · texte numérisé non relu

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par ses réflexions, ses observations. Il attendoit avec patience lorsque la nature pouvoit se suffire, et savoit montrer de la fermeté lorsque le cas exigeoit une opération, ou des soins particuliers. Aussi avoit-il obtenu la confiance la plus générale, l'estime, la vénération ia plus vraie de tous ses copfreres, qui se plaisoient avec le publie à le regarder comme le premier accoucheur de son siècle, fécrivain le plus utile dans son art "le professeur le plus instructif. Mais dans ces derniers temps l’éclatdesa réputation éveilla l'envie, et le méchant osa l’attaquer par la calomnie. Ses traits sont toujours impuissans quand onsaitles mépriser ; mais Baudelocque étoit trop sensible ; et quoique tous les gens de bien qui le connoissoient, quoiqu'un jugement solennel lui aient rendu la justice qui lui étoit due, cependant il fut profondément affecté : depuis ce temps sa santé fut manifestement altérée. Ses amis S'en aperçurent, et lui conseillèrent le repos. Mais la confiance que l’on avoit en lui étoit si grande, l’attachement à son état, le désir de répondre aux sollicitations qu'on lui faisoit sans cesse, l'empéchèrent de quitter les fonctions pénibles de la pratique ; le mal s’accrut insensiblement, et la mort termina sa carrière le 2 mai dernier.

Tel fut l'homme de bien que nous avons perdu; sa vie tout entière fut consacrée à l’étude de son art, à l’instruction des eleves, au soulagement des mères, à la conservatio des enfans. Le bien qu'il a fait ne sera pas perdu , ses ouvrages survivront, sa doctrine passera à la postérité; les préceptes , le mode d'instruction qu'il a établi se propageront d'âge en âge; et, dans cet amphithéâtre où il se plaisoit à répandre l'instruction, à dévoiler les secrets de son art, on placera sans doute un marbre quirappellera son nom à la postérité, à l'amour , à la reconnoissance des élèves.

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