‹ L'art des jardinsChapitre 126 sur 341 · NOMBRE D'ARBRES A PLANTER A L'HECTARE · texte numérisé non relu

NOMBRE D'ARBRES A PLANTER A L'HECTARE

A DES DISTANCES VARIANT ENTRE O'",o0 ET 8 MÈTRES.

à l^jOO

li.m

Ces chiffres seront augmentés si les massifs bordent des allées, près desquelles les plantations devront être plus rapprochées. On trouvera plus loin des applications de cette méthode de planter.

Quand le numéro des massifs et leur contenance sont portés au devis, on procède à la spécification des essences et à l'indication de la force des sujets. Les termes employés dans les pépinières françaises sont :

Arbres à haute tige;

— à denii-tige ou baliveaux ; Arbustes ou touffes à feuilles caduques;

— — à feuilles persistantes; Conifères, de hauteurs variables ;

Arbres isolés de choix, de tailles et prix variables; Arbustes sarmenteux ou grimpants;

— de terre de bruyère; Plantes vivaces de pleine terre; Plants forestiers, repiqués d'une ou plusieurs années;

— d'arbres et d'arbustes d'ornement, au cent ou au mille ; Arbres fruitiers à haute tige;

— — pyramides ;

— — nains ou d'un « bourgeon » ;

— — formés, avec taille préparatoire.

Enfin les sujets très-forts non marchands, suivant l'expression consacrée, doivent être vendus de gré à gré et ne rentrent pas dans les évaluations des devis ordinaires.

Les fournitures d'arbres sont effectuées à pied d'œuvre ou sur le lieu de la pépinière, en comptant le transport en plus. Dans ce cas, les évaluations doivent être faites en conséquence. Mais il est préférable, dans un devis, de considérer le prix des marchandises fournies toujours à pied d'œuvre, emballage compris, et d'augmenter à cet effet de 10 pour 100 le prix de l'unité.

Au prix d'achat s'ajoutera celui de la mise en place, mais dans un article à part. On devra, à cet effet, laisser une marge assez grande aux évaluations et, s'il est possible, confier cette opération à des jardiniers à la journée, car elle est d'ordinaire assez mal exécutée. C'est une dépense sur laquelle il n'y a point à chercher d'économies.

Le prix des arbres varie beaucoup suivant les divers pays, et même dans une seule localité. On peut se les 'procurer généralement à meilleur marché dans les grands centres de pépinières, comme Angers et Orléans en France, Boskoop et Gand en Belgique, etc. Mais l'éloignement, le prix élevé du transport sont souvent des obstacles, soit par l'augmentation des prix, soit parce que les arbres sont mutilés par de longs transports. Ces diverses considérations doivent être mûrement pesées par l'architecte avant de faire ses commandes.

Il est utile de transmettre au pépiniériste la copie de l'état des plantations distribuées par massifs au moyen de numéros d'ordre, et de faire livrer les plantes rassemblées par paquets composés et numérotés suivant cette distribution. Sans doute, c'est un surcroît de travail pour l'horticulteur marchand, qui aimerait mieux rassembler les divers sujets d'une même espèce destinés à plusieurs massifs et en faire un unique ballot. Mais outre que cette précaution est indispensable pour éviter les erreurs de l'ouvrier planteur, elle permet de varier les forces des arbres et des arbustes au moyen d'observations faites sur le devis même et dont le pépiniériste tiendra forcément compte.

Pour avoir une idée des prix moyens des arbres et arbustes Uvrables dans la plus grande partie de la France, on pourra se reporter à la partie concernant les plantations, dans les modèles de devis qui vont suivre. Cependant, je dois faire remarquer que ces prix ne sont pas ceux des pépiniéristes des environs de Paris, généralement plus élevés en raison de la cherté de la main-d'œuvre et des loyers. On pourra se rappeler que les prix des arbres et arbustes d'ornement sont plus élevés dans le nord, l'est de la France et la Normandie que dans le centre et la vallée de la Loire ; à Orléans ils sont modérés, mais les sujets sont souvent faibles; à Angers les collections sont riches, les sujets beaux et vigoureux, mais d'une reprise parfois difficile; à Paris les arbres fruitiers formés dans quelques établissements ont une grande supériorité ; le Calvados, l'Orléanais, le Forez, sont renommés pour l'énorme production des jeunes plants de conifères et d'autres végétaux; la Brie est surnommée la terre des roses, Lyon et Paris lui disputent cette gloire; enfin la grande production des arbres fruitiers communs est en Anjou.

Il me serait facile de citer des noms d'établissements reçommandables, mais tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une réclame doit être rigoureusement exclu de ce livre.

La transplantation des gros arbres, en motte ou à racines nues, a été

LES DEVIS

l'objet d'une grande faveur depuis vingt-cinq ans. Cette opération était connue depuis la plus haute antiquité, mais elle n'a reçu en France une vive impulsion qu'à l'occasion des embellissements du nouveau Paris. Un service spécial a été créé avec un personnel habile et un matériel considérable de chaiùots et accessoires, destiné à orner les promenades publiques de ces vieux arbres ; ils ont fourni un ombrage immédiat et ont très-bien réussi, à de rares exceptions près.

Le succès dépend des essences employées. On trouvera, dans un chapitre spécial, des indications sur ce sujet.

Le devis de ces grosses plantations peut s'établir facilement, depuis (|ue la ville de Paris loue ses chariots aux conditions suivantes :

Page 1