JARDINS DES PERSES
C'est à Xénophon que nous devons recourir pour trouver sur les anciens jardins de la Perse {environ 500 ans avant l'ère chrétienne) des notions assez exactes. On doit aux Perses d'avoir nommé les jardins paradis. Ils y cultivaient les végétaux d'agrément avec les plantes utiles, et leurs rois étaient fort amateurs de ces sortes de jouissances. Lorsque Lysandre trouva Cyrus dans son jardin, à Sardes, le jeune souverain lui apprit que les arbres en avaient été plantés de ses mains. Il n'était pas moins fier de ses jardins de Célènes, qui étaient plutôt un grand parc de chasse que des terrains consacrés aux arbres et aux fleurs. Pline raconte que ces jardins étaient plantés en lignes droites et tracés en figures réguhères, que les violettes et les roses bordaient les allées, que les platanes et les ormes ombrageaient la promenade et conduisaient à des salles de repos, des volières et des tours, entre des bassins et des canaux d'arrosage. On retrouve encore des tours analogues, au dire du commandant Duhousset, dans la plupart des grands jardins de la Perse.
Xénophon cite encore les jardins de Bélésis, gouverneur de la Syrie, et Plutarque décrit ceux du vaillant Tissapherne.
Dans l'île de Panchéa, sur la côte d'Arabie , était situé un autre paradis qui dépendait d'un temple de Jupiter (riphyliis, selon Diodore