CLASSE DE TERRAINS
CL'UE ÏXTliAlT PAR JOURNÉE DE 10 HELIIKS,
A U^E PK'.iFONDEUK DE :
O^.SO .1 l'",GO
1 ^' classe
1 4' classe
TERRASSEMENTS
Entre ces derniers chiffres, qui me semblent trop faibles, et les précédents, on prendra une moyenne qui servira de base. On n'envisagera, dans les calculs suivants, que des terrains faciles à travailler et rentrant dans les classes n°' 1 et 2. On fera aisément la proportion pour les autres classes de terres.
Terrassement à la hotte. — La hotte est un panier pourvu de bretelles, que l'on porte sur le dos. On n'utihse ce mode de transport des terres, tout à fait exceptionnel, que dans les endroits où elles doivent être montées par des échelles, des escaliers, des rampes inaccessibles aux brouettes, par exemple dans les petits jardins de ville situés en contre-haut d'une rue. A Paris, le prix du transport à la hotte est fixé à 0 fr. 83 le mètre cube. On estime qu'un terrassier transportera 20 bottées de terre par heure à 3 mètres de hauteur, soit 6'",ZiO cubes si la hotte contient 0'",32, et qu'un chargeur chargera 10'", 03 dans le même temps. Les prix sont à peu près les mêmes, si le montage se fait par des seaux à main ou par un treuil.
Terrassement à la brouette. — La brouette, petit tombereau à bras et à une seule roue, est l'instrument de transport le plus généralement usité dans les terrassements des parcs et jardins. Sa forme diffère suivant les localités ; on doit recommander les modèles évasés , où la charge porte plus sur la roue que sur les bras de l'ouvrier, et dont le déchargement est facile. La brouette contient généralement 1/30" à 1/35" de mètre cube. Pour charger 15 mètres cubes, un homme devra donc remplir Zi50 brouettes, que les routeurs emmèneront à destination. Le nombre des rouleurs dépend de la distance à parcourir. Chacun de ceux-ci doit parcourir un certain nombre de mètres étant chargé, et revenir avec une brouette vide au moment où une autre brouette en charge vient d'être remplie. La distance parcourue s'appelle relais ; elle est de 30 mètres en plaine, et de 20 mètres ou moins ne montant. On aura donc autant de rouleurs qu'il y a de relais. Tous parcourant une distance identique, il y aura parité dans les sommes de travail. Cependant il sera bon de raccourcir un peu le relais du premier et du dernier routeur : tous deux perdent un peu de temps, celui-ci à saisir la brouette chargée, celui-là à la verser. Généralement on choisit les deux meilleurs ouvriers pour ces opérations ; en régie, il est avantageux de leur attribuer 5 centimes de plus par heure ; ils excitent les autres à un travail plus rapide et plus régulier.
Si la terre offre quelque consistance, un piocheur est nécessaire. II fournit deux chargeurs lorsque la dureté du sol n'est pas trop grande. Dans ce cas, on réduit à 20 mètres la longueur des relais horizontaux, et à 15 mètres en rampe. Les terrassiers belges, estimés dans les grands chantiers, ont l'habitude de charger chacun sa brouette et de la conduire au premier relais. En se plaçant ainsi, en nombre suffisant, à l'attaque du terrain à déblayer, ils suppriment le piocheur et le premier rouleur, et leurs voyages alternatifs correspondent chacun au retour d'une brouette vide. J'ai sou-
vent constaté les bons résultats de cette pratique. Son principal avantage est d'empêcher le temps d'arrêt entre la charge d'une brouette et la mise en train d'une autre, et de forcer tous les hommes du chantier à conserver une allure uniforme et constante dans le travail.
La brouette pleine, en arrivant au relais, doit passer des mains d'un rouleur à un autre sans être posée à terre; ce simple procédé rend le travail plus régulier et moins fatigant. Seule, la brouette vide est reprise sur le sol. Le rouleur du dernier relais ne doit pas verser sa brouette sur le côté , mais devant lui, en relevant les bras en l'air et l'acculant sur le remblai.
Le roulage sur le terrain même doit être proscrit, à moins d'un sol très-sec et résistant. 11 y a presque partout avantage à rouler sur un chemin de bois formé par des plais-bords posés à plat, bout à bout, et changés au fur et à mesure de la progression du travail. Des madriers de sapin, de h mètres de longueur sur 0"',25 de largeur et 0'",OZi d'épaisseur, sont excellents, légers, résistants, et coûtent environ 1 franc. Après les travaux, ils peuvent être encore utihsés comme bois de construction, et les services qu'ils ont rendus ont compensé le prix d'acquisition.
Lorsque plusieurs ateliers de roulage sont installés , le contenu des brouettes renversées forme une série de petits cônes qui nécessitent un épandagc ou rôgidagc grossier et immédiat, pour lequel on doit installer un ouvrier spécial muni d'une pelle. Dans la plupart des cas, cependant, il suflit d'un coup de pied donné sur le monticule par le rouleur de la fin de la ligne. On raccourcit son relais de 3 mètres pour permettre ce petit travail, ainsi que le nettoyage des brouettes.
Si le roulage a lieu sur des pentes rapides, les chemins ne seront pas faits dans le sens de la descente, mais obliquement et en zigzags, de manière à ne pas donner une pente supérieure à 6 centimètres pour mètre. Toutefois, pour descendre de fortes rampes, on a imaginé des patins ou sabots de bois sur lesquels on laisse glisser de haut en bas la brouette chargée. Pour remonter ces parties inclinées, on ajoute l'aide d'un homme de renfort, 'qui saisit la tête de la brouette avec un crochet de bois (meilleur et plus expéditif qu'une corde) et fait l'office d'un utile remorqueur.
Lorsqu'un terrassement à la brouette a lieu par tranchées longitudinales, on apporte une grande attention à l'emplacement des brouettes dans le fond de la tranchée. Une jauge de 00 à- 80 centimètres de largeur sur 50 centimètres de profondeur est d'abord ouverte. On installe les brouettes immédiatement auprès et en arrière des chargeurs, qui sont placés dans un sillon de 10 mètres de largeur, pendant que les piocheurs préparent le terrain par devant. Il importe d'étudier les places, de manière à ne pas gêner les ouvriers.
Les bonnes dispositions prises dans l'installation du travail font le bénéfice de l'entreprise. Un chef d'atelier intelligent et laborieux disposera ses liommes de manière qu'aucun d'eux n'attende son voisin et ne reste inactif,
à l'exception des moments choisis pour un repos nécessaire. Avant de terminer la journée, il fera transporter le matériel de fouille et de transport sur le point à attaquer le lendemain matin, se souvenant que le temps perdu à s'installer en arrivant compromet le travail de toute la journée. Arrivé sur le chantier le premier le matin, et restant le dernier le soir, il aura l'œil à tout et à tous.
Terrassement an camion. — Le camion, ou voiture à bras, est un petit tombereau cubant environ 0'",20, traîné par deux hommes à l'avant et poussé par un autre à l'arrière. C'est un intermédiaire entre la brouette et le tombereau. Il est quelquefois employé dans les travaux publics, bien que l'avantage qu'il procure ne diffère pas sensiblement de celui de la brouette. Chaque homme peut charger 15 mètres cubes de terre dans un camion, par journée de dix heures, soit 30 mètres pour deux hommes, le troisième se reposant pendant le temps de charge. Avec ces données, le prix de revient est facile à calculer.
Terrassement au tombereau. — Le tombereau, charrette foncée, à deux roues, dont la caisse est à bascule et contient d'un demi-mètre à deux mètres cubes, est un instrument qui réalise une économie notable sur les brouettes lorsque la distance où les terres doivent être transportées dépasse 150 mètres. Il est traîné par un, deux ou même trois chevaux, suivant sa capacité et par conséquent suivant le poids des matériaux à conduire. Ce poids varie dans les proportions suivantes :
roids par mètre cube.
Terre végétale 1,214 à 1,285 kil.
Terre forte graveleuse 1,357 à 1,428 —
Argile et glaise 1,656 à 1,756 —
Marne 1,570 à 1,640 —
Sable fin et sec 1,399 à 1,428 —
— humide 1,900 » —
— fossile et argileux 1,713 à 1,799 —
— de rivière humide 1 ,771 à 1 ,856 —
Gravier caillouteux 1,371 à 1,485 —
Avec ces chiffres, en connaissant la capacité d'un véhicule, on pourra calculer la charge, dans son rapport avec la force des attelages.
Il est admis qu'un homme peut charger en tombereau 12 mètres cubes en dix lieures. Un cheval attelé à un tombereau parcourt de 2,600 à 3,000 mètres par heure à plein, et de 3,600 à Zi,000 mètres à vide, soit en moyenne de 2,800 à 3,800 mètres par heure. On compte deux minutes pour vider le tombereau, relever la caisse et le remettre en marche. Deux chargeurs, en plus du conducteur, suffisent pour la charge. Avec ces divers éléments, il est aisé de trouver la formule de ce mode de transport.
Soit, pour Paris, un tombereau d'un demi-mètre (Hibe, un cheval et un conducteur. 15^,45
Deux chargeurs 10 60
Total "i6f,05
Un cheval parcourant 3,300 mètres par heure, ou 33,000 mètres en dix heures, pourra conduire à 330 mètres un cul)e de 50 mètres de terre. Le mètre cube de transport reviendra donc à 0 fr. 52. Nous avons vu qu'en province ce prix peut môme être baissé.
II y a avantage à mettre plusieurs tombereaux alternativement en charge; l'atelier des chargeurs ne restera ainsi jamais inoccupé. La masse de terre meuble préparée par le piocheur doit toujours être suffisante pour que les chargeurs à la pelle ne soient pas interrompus. On recommande (Hvers procédés économiques, dont le principal est de provoquer des cboulements dans le sol à déblayer. Ce moyen est surtout avantageux dans les terrains durs et pierreux. On les mine par-dessous en creusant ce qu'on appelle des chambres ou fenêtres, puis on pratique à leur partie supérieure une petite tranchée dans laquelle on engage deux pinces de fer sur lesquelles s'appuie un fort madrier. Avec un cric, on pousse ce madrier et la masse s'affaisse d'un seul coup. Un homme placé hors de Yelfel de l'éboulement surveille et fait garer les ouvriers un peu avant le moment où l'effondrement va se produire.
Le tombereau étant reculé jusqu'au tas de terre à charger, les piocheurs laissent la place libre aux chargeurs, qui s'installent chacun sur un côté du tombereau à remplir. On doit choisir, autant que possible, un droiliir et un gaucher.
Le chargement terminé, on conduit le tombereau à destination, on le recule et on le vide sur la crête de remblai, où il est arrêté par une poutre ou un morceau de bois raboteux que l'on déplace au fur et à mesure de l'avancement du travail.
Terrassement au wagon. — Ce mode d'opération, usité dans les grands travaux de chemins de fer et ailleurs, peut être adopté avec avantage, beaucoup plus fréquemment qu'on ne le pense d'ordinaire. Le point important gît dans le transport: on doit l'étudier en tenant compte des masses à déplacer et des conditions locales dans lesquelles il faut opérer.
Le wagon (fig. 191 et 192), beaucoup [)lus économique et plus rapide que
tous les autres véhicules, nécessite un matériel assez considérable qui, une fois acquis, est d'un déplacement facile. Il sera préféré aux autres moyens de transport si, par l'importance du cube à transporter, la différence entre
Fig. 191. — Wagon de terrassement, vu de face.
Fig. 192. —
Wagon de terrassement, vu de coté.
TRAVAUX D'EXÉCUTION. — TERRASSEMENTS. h2j
le prix de revient du tombereau (environ 0 fr. 08 par relais de 100 mètres) et le prix de revient du wagon (environ 0 fr. 02 pour la même distance) couvre les frais d'installation d'un atelier de wagons. Examinons les éléments de cette installation :
Un atelier de terrassement au wagon doit être établi en tenant compte du cube à extraire, du temps accordé pour l'opération, de la distance des transports, de la nature des terres, des difficultés locales, etc. Le rapport entre le chargement, le transport et le déchargement sera calculé de telle sorte que les manœuvres soient précises et qu'aucun temps d'arrêt inutile ne vienne augmenter la dépense.
Pour un travail d'une certaine importance , c'est-à-dire dépassant 2,000 mètres cubes, douze wagons seront nécessaires, formant deux trains dont l'un sera en charge pendant le transport de l'autre. Trois chevaux suffiront par chaque traction, pour des pentes ne dépassant pas 0'",03 pour mètre. Si les rampes sont plus fortes, l'attelage sortira en deux ou trois fois.
Dans un sol meuble, deux chargeurs suffisent pour un wagon; il en faut trois si le terrain est difficile, compacte ou pierreux.
Pour établir la voie, on emploiera des rails pesant de 15 à 18 kil. par mètre courant; ils reviendront à 20 fr. la tonne environ, soit de 6 à 7 fr. par mètre. Les éclisses et crampons coûteront 1 fr. 50, les traverses 2 fr. 50; le transport de ce matériel et la pose de la voie atteindront 1 fr. 50 par mètre.
L'installation du chemin de fer sera donc de 12 francs par mètre,
soit pour /lOO mètres A, 800 francs.
Douze wagons, cubant 1 mètre environ, à 500 fr. . . . 6,000 — Plus une dépense constante pour palonniers d'attelage, chames de traction, pieds de biche, masses à chasser les crampons, clefs pour éclisses, anspects ou leviers ferrés, caisses à outils, boîtes à graisse, bidons, lanternes, etc., par chaque atelier 100 —
Dépense totale 10,900 francs.
Si on loue le matériel nécessaire, le prix d'installation atteint 1 fr. 50 environ par mètre courant, tout compris, plus une dépense constante de 150 francs pour mise en fonctionnement du chantier.
Lorsque le cube à extraire est considérable, il est avantageux de remplacer les chevaux par la locomotive. On peut affirmer qu'il y a intérêt à employer la vapeur toutes les fois que la distance dépasse 1,000 mètres, c'est-à-dire plus de trois relais de tombereaux. Une locomotive de sept tonnes, coiitant environ 15,000 francs, peut remplacer avantageusement cinq chevaux à chaque attelage, soit quinze chevaux pour trois relais. Elle économisera rapidement un matériel roulant égal à sa valeur. Par exemple, pour une
LARÏ DES JARDINS.
distance de 1 ,000 mètres, il faut quatre trains de douze wagons, soit quarante-huit voitures. Une locomotive permet de supprimer deux relais, soit vingt-quatre wagons, et par conséquent une somme de 12,000 francs.
L'entretien d'une locomotive de 7 tonnes et la dépense pour son alimen tation sont inférieurs de moitié à l'entretien et aux frais d'usure et de dépréciation de quinze chevaux. On aura donc avantage à adopter la traction à vapeur toutes les fois qu'on le pourra.
Avec ces moyens d'action, on aura une dépense de 0 fr. 02 de transport par 100 mètres, soit 0 fr. 08 pour /iOO mètres. Dans ce chiffre nous ne comptons pas la dépense constante d'installation, qui est la même pour les wagons et les tombereaux. Pour les 2,000 mètres indiqués, la dépense sera donc de 160 francs par le wagon, tandis qu'elle serait de 0 fr, 07 par relais au tombereau, soit 0 fr. 28 pour 2,000 mètres ou 560 francs. Ces chiffres sont trop éloquents pour qu'il soit besoin d'insister sur la supériorité du transport au wagon'.
Tout chantier bien organisé doit comporter deux voies de chargement qui partagent en deux parties à peu près égales la masse à transporter. Chaque train de retour doit trouver libre une voie de chargement, de telle sorte que les chargeurs trouvent les wagons vides en place avant l'achèvement du chargement en activité. Les deux ou trois minutes nécessaires pour le transport des ouvriers d'une voie h l'autre leur fourniront un instant de repos utile et aucune fausse manœuvre ne sera commise. L'ancien mode de transport, prévoyant (fig. 103) une seule voie d'attaque B, avec évacuation
Fig. 193. — Installation d'une voie ferrée pour terrassements, avec garage.
en A, et son évitement ou garage C, était défectueux par la perte de temps qu'iroccasionnait.
Avec deux voies, au contraire, placées au milieu de la masse à déblayer, la voie la plus courte étant établie à l'intérieur ou dans le sens concave,
1. Ces calculs sant le résultat de nombreuses moyennes prises sur de grands travaux de terrassements en Normandie et dans un rayon de 200 kilomètres autour de Paris. Ils donnent h^s prix de revient pour les entrepreneurs ; il convient d'y ajouter parfois des plus-values.
on évite tout retard, et l'alternance de la mise en place des trains s'effectue sans difficulté.
La figure donne l'idée d'une installation multiple de chantiers d'attaque et de traction établis suivant ces données, et dans des conditions diverses. Le plan reproduit une partie des bassins à flot construits au Havre en 1868. La masse h déblayer est indiquée par les lettres NN, N'N'. En A est un train de six wagons, en marche sur la voie commune, dite d'évacuation. B est une voie de garage pour les cas d'encombrement momentané. Le premier chantier d'attaque est en C; les wagons viennent d'arriver en place au moment où le train G' termine son chargement. Dès que le train de
Fig. 191. — Installation de plusieurs voies ferrées pour les terrassements du port du Havre. M. Bcllot, ingénieur ; M. Girard, entrepreneur.
retour A sera revenu en charge en E, celui de la ligne D' pourra s'engager, par l'aiguille M, sur la grande voie de transport; D et E' sont en charge.
Un mur de soutènement 0 0 sépare le terrassement en deux; il a nécessité en G G' les points d'attaque de la seconde masse N'N'. Ici le chantier présente une autre disposition. La voie principale se bifurque en I pour escalader, par des contre -pentes, la butte L et la remblayer à une assez grande hauteur. Arrivé en I, le train H revient donc sur ses pas, se dirige vers J et se place en K où il réjjand son contenu latéralement pour former les pontes. On nomme cette installation voie de rcbrousscment.
Sur de pareils talus, les pentes du chemin de fer peuvent atteindre jusqu'à 0'",10 ou 0'",12 pour mètre, sauf à fractionner les trains pour
L'ARÏ DES JARDINS.
monter. Les freins doivent présenter une sécurité absolue. Sur les pentes très-rapides, on enraye simplement avec des barres de bois que les hommes placent de temps à autre entre les rails ; sur des rampes plus faciles, on se contente des freins à sabot en bois, à double effet.
Lorsqu'il s'agit d'une décharge pour former des remblais à niveau, on conduit le train obliquement sur la crête du remblai et l'on fait basculer les wagons latéralement. Cette méthode, avec wagons à bascule, est la meilleure. Parfois aussi on lance chaque wagon sur une estacade en bois d'où sa caisse se renverse brusquement en avant.
Sur des remblais élevés en monticules ou en forts talus, le relèvement de la voie demande des soins particuhers que je dois signaler. Il faut rvyalcr au fur et à mesure du versement et étendre le cordon de terre, dès que les wagons ont basculé. Puis la voie est soulevée, rijjîe (suivant l'expression consacrée) et, pendant (jue les chevaux effectuent le trajet de retour, elle est fixée sur le sommet du cordon qui vient d'être ainsi écrêté.
Pour effectuer ces déplacements avec rapidité, on doit préconiser le système des boulons, au lieu d'enq>loyer des crampons ou des tire-fonds pour l'attache du patin du rail sur les traverses. L'écrou est placé en dessous pour éviter de blesser les chevaux. La voie est ainsi homogène et solide, et peut être soulevée sans se disjoindre. Quand il s'agit de la transporter, on la coupe par tronçons de à 50 mètres, on la retourne et on la traîne comme une herse.
Lorsque le terrain est friable, et que le terrassement doit atteindre une dizaine de mètres de profondeur, on peut entreprendre l'extraction par tranches de 2 mètres d'épaisseur, et déplacer la voie en la faisant descendre sur place autant de fois qu'il y a de tranches pareilles. Dans ce cas, la bêche ou lour/ict suffit et la pioche est supprimée. Si, au contraire, le terrain est résistant, on peut entreprendre des masses de h h b mètres de hauteur et provoquer des éboulements en minant par-dessous , afin d'économiser le piochage, comme nous l'avons indiqué pour le terrassement au tombereau.
Dans le creusement des grandes tranchées de chemin de fer, on attaque
Fig. 19,">. — Attaque des terrassements en cunelte.
généralement la masse en ciinetic, c'est-à-dire en fossé ouvert. La ligne horizontale AB (fig. 195) étant fixée comme niveau à obtenir au moyen du déblai de la butte IJ, on enlève d'abord la portion en pente douce C au moyen de
la pioche et du jet de pelle. Mais dès qu'on arrive, en DE F, à pouvoir attaquer des tranches de 2 mètres d'épaisseur, on forme les banquettes H H', auprès desquelles on approche graduellement les wagons aaa pour les remplir par l'éboulement des terres, sans recourir au chargement à la pelle. On peut de cette façon enlever tout le reste de la butte en G G. Les parois sur lesquelles on provoquera ces éboulements seront tenues aussi verticales que possible, en prenant des précautions contre les accidents. Dans ces conditions, l'atelier des piocheurs-mineurs doit être indépendant des deux chargeurs nécessaires pour chaque wagon. Indépendamment de l'attaque en bout, qui ne permettrait de charger qu'un seul wagon à la fois, on donne la même disposition aux parois latérales de la tranchée ; il en résulte une plus-value notable de dépense pour la fourniture et la pose de quelques échafaudages nécessaires pour les banquettes.
Ce procédé offre l'inconvénient d'être coûteux lorsqu'on doit enlever un cube considérable et ouvrir une tranchée profonde. Nous conseillerons alors de recourir à une autre méthode : celle de la pénétration en galerie souterraine (fig. 190). Pour cela, on ouvre une galerie à section carrée, de 3 mètres de côté. Les terres sont soutenues par des traverses de chemin de fer, placées, deux debout,^/» chandelle, et une troisième en chapeau sur les deux premières, formant ainsi des travées espacées de mètre en mètre. Quelques branchages, fascines, croûtes de voliges, etc. , servent à bourrer la partie supérieure et à empêcher le glissement des terres. Cette galerie étant creusée
o J l'y jto^
Fig. 19G. — Attaque des terrassemonts par galerie souterraine. Coupe sur la longueur.
et solidement armée, on pratique, de distance en distance, des puits A A (fig. 196 et 197) larges de l'",30, au sommet desquels une cuvette de pénétration B, avec talus de 0'",75 de base pour 1 mètre de hauteur, permet aux hommes de se maintenir debout pour piocher et faire tomber les terres. Sous le goulot du puits C, un wagon en charge, D, reçoit les terres éboulées, qui se divisent en morceaux assez menus en tombant sur les parois dentelées. Le wagon est ainsi chargé en un instant. Si le nombre des wagons est bien calculé, ce système est très-expéditif. La même figure donne un exemple de cette distri!)ulion. La galerie souterraine a été commencée en F et se pro-
L'ART DES JAUDINS.
loiiyc jusqu'en M. La prcuiièrc partie Z est déjà déblayée. Dans la seconde K, encore en exploitation, le puits a été excavé en entier et les deux talus sont complets jusqu'à la galerie; le travail continue. Le puits Best ouvert dans sa partie supérieure, et la portion A C conserve encore ses parois verticales. Les wagons sont ainsi distribués : un train de seize voitures a été engagé sous la galerie; les huit premières, EF, sont déjà chargées, ainsi que deux autres II, entre les puits BK. Deux wagons D G sont en charge. Les quatre autres, H II, J J ,
seront divisés entre les deux ateliers en activité et compléteront les trains en les réunissant au même moment, et le tout sera ainsi emmené en une seule fois.
Pour nous rendre compte de la différence de prix résultant de ce mode de procéder, supposons que nous ayons à ouvrir une tranchée haute de 1(5 mètres , pour établir un chemin de fer à une voie, soit de 7 mètres de plu fond \ et voyons comment on procède dans l'une et l'autre hypothèse.
Avec le système en cunette, on commence par pénétrer la masse en ouvrant une tranchéede 3 mètresdelargeur au plafond, et 0,25 d'inclinaison par mètre sur les parois, soit une largeur ry* gueule de 11 mètres sur 16 de hauteur. On aura donc, par mètre courant, un cube de 112 mètres. En raison du chargement, à la brouette et par échafaudages, de deux wagons (celui de tète est chargé directement en bout), ces 112 mètres, sur un cube total de 18/i mètres, sont frappés d'une plus-value de 200 "/o pour fouille et charge, sans compter les délais qu'un tel travail occasionne.
Par la galerie souterraine, l'ouverture de 3 mètres de côté, donnant 9 à 10 mètres cubes à extraire par mètre courant, coûte 6 fois le déblai en fouille ordinaire, soit 3 francs par mètre, le déblai ordinaire, fouille et charge, étant réduit à 0 fr. 50. On aura donc 10 mètres cubes par mètre courant frappés de la plus-value, soit (30 fr. — 5 fr.) 25 francs. L'ouverture du puits de l'",30, comptée au même prix de 3 francs, sera ajoutée au cube précédent. Mais, la galerie et le puits étant ouverts, le déblai se réduit à un simple piochage pour les trois quarts de la masse, et les wagons se chargent seuls. Donc la plus-value de 25 francs affectera de 0 fr. 15 par mètre courant le cube total composé du prix ordinan-e de 0 fr. 50 pour fouille et charge. D'autre part, ces 0 fr. 15 seront rachetés parla suppression de la pelle, qui représente la moitié de la dépense, de sorte que l'ouverture de la galerie, non-seulement
Fig. 197. — Attaque des tciTasseinents en galerie souterraine Coupe en travers.
1. On nomme plafond, dans les terrassements, le sol de la tranchée leminéo.
TRAVAUX D'EXÉCUTION. — TEKliASSEMENTS.
n'augmente pas le prix d'unité de 0 fr. 50 admis pour un grand terrassement, mais, au contraire, l'améliore. Une excellente application de cette méthode a été faite aux terrassements des Buttes-Chaumont par M. Girard, qui me l'a indiquée, pour le percement de la butte du parc en prolongement de la rue Fessart.
L'extraction et le transport des terres dans les terrains vaseux, tourbeux, sans consistance, permet aussi d'employer la voie ferrée etle wagon, même dans les endroits où le roulage par chevaux et tombereaux est impossible. On s'en sert principalement pour le creusement des étangs et pièces d'eau. Il suffit de poser deux voies, dans le sens de la plus petite largeur de l'espace à fouiller. S'il y a deux dépôts pour les terres extraites, on doit prévoir une voie indépendante pour chacun d'eux. Cette voie s'établit sur des madriers, planches, fascines, broussailles, tout ce qui permet d'empêcher les traverses de s'enfoncer. Une chaîne ou un câble d'attelage peut alors être attaché aux wagons, jusqu'à une longueur de 100 mètres, et des chevaux placés sur le sol ferme tirent le train sur la berge. Si la longueur est trop grande, le train sera morcelé.
Par ce moyen, on peut transporter à bon marché des terres tourbeuses, chargées d'humus, mais un peu froides, sur des coteaux dénudés oii elles produisent d'excellents effets. Nous avons vu, en Bourgogne, un exemple de cette opération, qui a produit les meilleurs résultats. Le fond de la vallée était rempli d'une épaisse couche d'humus un peu tourbeux, depuis C jusqu'à E (fig. 198). Sur le coteau, le sol infertile et pierreux affleurait en AA. On
Fig. 198. — Transport ccononiiqiio, par voie ferrée, des ferres d'une vallée sur les hauteurs.
établit un atelier de wagons^qui, au moyen de deux trains alternatifs, portèrent en haut les bonnes terres en D D, et en rapportèi-ent les mauvaises qui furent placées en E et servirent de^ drainage au sous-sol tourbeux. Le profil rectifié du terrain devint B C B. La^^dépense, pour cette transformation de 15 hectares absolument improductifs, ne dépassa pas 12,000 francs, et une prairie excellente, ainsi constituée, ^a été depuis longtemps payée par le produit des récoltes de foin.
Nous venons de voir que l'aménagement du matériel, l'installation des chantiers, le mode d'opérer, influent beaucoup sur le prix de revient des terrassements au wagon. 11 est donc difficile de donner le prix du mètre cube, qui peut varier considérablement. Mais il nous semble démontré que
L'AHT DES JARDINS.
cette inéLliode doit être préférée toutes les fois que le cube dépasse 2,000 mètres à extraire et à transporter.
Il est plus aisé de comparer les prix de la brouette, du tombereau et du camion. On a calculé que le prix était le même, à la brouette ou au camion, pour transporter des déblais à 60 mètres. Jusqu'à une distance de 2ZiO mètres, labroucttc est plus avantageuse que le tombereau; à partir de cette distance, ce dernier véhicule ou le camion peuvent être indifféremment adoptés, juscpi'à 780 mètres, où le tombereau devient plus économique.
Le tableau suivant, usité dans le service des ponts et chaussées, résume le prix du mètre pour les trois sortes de transports, entre 30 et 900 mètres:
DISTANCE en niL-tres.
PRIX DE CHARGEMENT ET TKANSPOUT I) ' L' N M fc T K E C U U E .
A la brouette.
Au tombereau.
Au camion.
francs.
fra ncs.
francs.
6(iO
— Mélrc des terrassemenis. — Le gros œuvre des terrassements est terminé. Le dressement et le n^ylemciit, (jui ne peuvent se faire qu'à la journée, excepté dans les grandes villes où l'on trouve un personnel de jardiniers habiles, auxquels on paye ordinairement ce travail 0 fr. 05 par mètre superficiel, seront entrepris seulement après le métré des travaux et le calcul des cubes travaillés.
Dans un travail d'une certaine importance, on a dû laisser des témoins. Ce sont des cônes tronqués dont le sommet représente une partie de l'ancienne surface du sol et dont la base attemt la surface rectifiée. On doit laisser im nombre suffisant de ces témoins qui permettront de consul ter les niveaux de l'ancienne surface pour construire les figures d'évaluation des cubes extraits.
Lorsqu'un prix unique est attribué au mètre cube de déblai transporté à un point déterminé, il est inutile de calculer le remblai. Autrement il est
nécessaire de laisser dans ce remblai des balises qui servent de points de repère pour le métré. Le calcul des remblais est souvent difficile; il faut tenir compte du foisonnement, c'est-à-dire de l'augmentation du volume des terres remuées, avant leur tassement définitif. Cette considération est trèsimportante, et le chef d'atelier l'aura toujours présente à l'esprit, afin de calculer les remblais pour obtenir un niveau voulu au bout d'une année. Cette différence varie suivant les matériaux; dans les sols argileux, travaillés en grosses mottes, le tassement peut atteindre jusqu'à un cinquième de la niasse totale.
Lorsqu'on a relevé sur le papier tous les profils du terrain d'après les témoins réservés, on peut procéder au calcul ou cubage. Si l'on emploie la méthode exacte, on mènera sur chaque profil en long, parallèlement à l'axe où le sol ancien rencontre le sol rectifié, autant de plans verticaux qu'il y a de j)rofils en travers. On obtiendra ainsi une série de prismes terminés latéralement par deux |)lans verticaux et qu'il sera facile de calculer, si l'on est habitué au cubage des solides. Mais ces opérations compliquées sont l'arement familières aux conducteurs des terrassements dans les jardins et l'on emploie ordinairement des moyens plus expéditifs. Le procédé consiste à décomposer tous les solides ainsi obtenus en solides dont les projections sont des parallélogrammes, des trapèzes ou des triangles. Nous ne donnerons ici aucune formule mathématique, afin d'être compris du plus grand nombre, et nous nous bornerons à citer deux ou trois exemples de ces calculs.
Dans la figure 199, le rectangle de la base ABCD a 15 mètres de longueur sur 8 mètres de largeur ; sa surface égale 120 mètres. Les deux surfaces verticales seront respectivement :
A D X A E, soit 8'", 00 X .3"v00 = 24"', 00 BC X BF, soit 8"', 00 X o'", 00 = 40^00 Ensemble Gi"'.00
dont la moitié est de 32 x 120 = 38/i, soit 38/i mètres cubes pour le solide, entier.
La figure 200 est plus facile encore à calculer. J L x J K x est la formule, soit
o ",00 X 3'".o0= I7"',.jO X I'j"',00 — =131'", 25
Ce solide contient donc 131'", 25.
En mesurant les deux surfaces horizontales de la figurj 201, NOPQ et RSTU, et les multipliant par la hauteur VX, on aura le calcul suivant :
ce qui donne 325 mètres cubes.
Kd. Aximii. 28
Un conducteur de travaux, peu versé dans la géométrie, peut détailler ainsi tous les cubes à évaluer, et, s'il y met de la lenteur, il peut espérer au moins une assez grande exactitude.
Fig. 190. Fig. 200. Fig. 201.
On emploie avec succès, pour calculer les profils sur le papier, un petit instrument très-commode et expéditif : une roulette emmanchée, imaginée par M. Dupuit, inspecteur général des ponts et chaussées. En décomposant le profil, par des parallèles équidistantes, en une série des trapèzes de même hauteur, on obtiendra leurs surfaces en multipliant cette hauteur commune par la demi-somme de leurs bases. La surface cherchée est la somme de tous ces trapèzes ; elle s'exprime par la distance commune des parallèles, multipliée par leurs longeurs additionnées.
Sur le profil (fig. 202) ci-joint, par exemple, on fera courir la roulette
 G lî
Fig. 202. — Calcul des ten-assemcnts sur les profils.
successivementdupointAaupointCdeE en F, de G en H, etc. L'instrumonI ()orte deux roues inégales, dont la grande, de 0™ 10 de circonférence, est divisée en (50 dents, tandis que le pignon n'en a que 6. Il en résulte que le pignon ne fait qu'un tour (juand la grande roue a parcouru 1 mètre ou fait 10 tours. Les longueurs cumulées s'additionnent donc d'elles-mêmes sur le cadran. Si l'on place avec soin la pointe de l'instrument sur l'extrémité de la ligne, et si l'on arrive exactement à l'autre bout, l'écart de ce mode de mesurage avec le calcul arithmétique ne dépassera pas 2 pour 7o-
Ce profil suppose le cas où les déblais seuls sont à mesurer et où ils sont tous ramenés à un plan AB (fig. 202). C'est là une exception dans le mesurage des profils des terrassements effectués. Le plus souvent, dans les travaux de jardins, ils se composent de déblais el de remblais successifs et variés, et leur calcul est une opération délicate. La figure 203 représente le plan d'une partie du parc de Maubuisson (Eure), où
la grande pelouse entre le château A, les avenues F, les massifs H, les dépendances BG et le potager D, a été formée au moyen de remblais considérables
Fig. 203. — Grande pelouse du parc de Maubuisson (Eure). — Ed. André, architecte.
pris sur la colline voisine. Le cube des remblais a dépassé celui des déblais. Sous les fenêtres du château, un potager OPQ R avait été autrefois placé,
I IC. \ 3S . \ 10. \ JO. \ tO. ; If- \ fCt. y 30 t
Fig. 20i. — Profil suivant LA. — Parc de Mauljuisson. Longueurs : échelle du plan. Hauteurs : au double.
arrêtant la pente par un mur de soutènement, et formant une excavation désagréable. Par l'examen des profils L A (fig. 204), M N (fig. 205), on se rend compte des différences obtenues dans les niveaux et des lignes rectifiées par les terrassements.
Le profil en long JK (fig. 206) montre également l'emplacement du potager, dont les bonnes terres, très-abondantes, servirent à couvrir les pentes dénudées qui entouraient le château. Les bords de la pelouse furent relevés,
Fig. 205. — Profil suivant MX. — Parc de Maubuisson. Longueurs : échelle du plan. Hauteurs : au double.
et les allées elles-mêmes, légèrement encaissées, permirent au regard d'embrasser l'ensemble de cette vaste pelouse ondulée et plantée, dont le sommet, j)rès du château, est actuellement de lV"!iO plus élevé que le point E.
Fig. 206. — Profil suivant J K. — Parc de Maubuisson. Longueurs : échelle du plan. Hauteurs : au double.
Après les calculs des grandes surfaces, qui comprennent non-seulement les pelouses et les massifs, mais encore les bassins, pièces d'eau, rivières, etc. , généralement creusés dans le sol naturel et à compter en déblais, vient l'estimation des cubes provenant de la formation des chemins. Nous avons vu précédemment comment leurs i)rofils se constituaient. Rien n'est plus simple que d'évaluer les terres employées à former la chaussée et ses abords. On fera bien, pour obtenir des calculs exacts, de relever, de 10 en 10 mètres, leur profil en travers, rattaché au profil en long dans l'axe que l'on aura soigneusement conservé (voir pp. 222 et suiv.). On aura ainsi les éléments d'un mesurage juste et rapidement exécuté.
Enfin, après les calculs de grosse cubature, on arrive à ceux des ouvrages au mè're superficiel. Les opérations élémentaires de l'arpentage et du lever des plans, que nous avons résumées au chapitre vni, suffisent à évaluer ces travaux. Ils comprennent : la défonce des massifs pour la plantation, le piochage des mauvais sols, le piquage des allées, le roulage, le le répandage du sable, le dressement, le règlement, le semis, le cylindi-age, le bêchage, le ratissage, le placage des gazons, enfin la plupart des opérations d'entretien. Les prix du mètre de surface varient beaucoup suivant diverses circonstances. On se servira utilement, pour les établir, du taux de la main-d'œuvre locale, et des méthodes que j'ai indiquées en parlant des devis et des séries de prix.