PRÉFACE
L'amour des fleurs et des jardins, ce « luxe de l'agriculture », a fait de grands progrès depuis un demi-siècle. Pendant que les procédés de la culture se perfectionnaient, les plantes nouvelles d'ornement, envoyées de toutes les contrées du globe, remplissaient les collections, autrefois réduites à un petit nombre d'espèces et de variétés. Les unes, venues des régions tempérées de l'Orient et de l'Amérique du Nord, retrouvaient sur notre sol une nouvelle patrie, y introduisaient des bois précieux ou embellissaient nos jardins de plein air. D'autres, les plus nombreuses, importées des pays tropicaux pour peupler nos serres, ou pour être livrées à la pleine terre pendant la belle saison, rappelaient à nos yeux ravis les magnificences végétales de la zone torride. L'horticulture de luxe, grâce aux botanistes-collecteurs et aux horticulteurs, a subi de nos jours une complète transformation, et le goût des plantes à beau feuillage s'est ajouté, depuis peu, à celui des fleurs.
Des jardins d'agrément, si nous passons aux jardins d'utilité, nous trouverons la culture potagère s'enrichissant chaque jour de races de légumes pericctionnées, au grand profit de l'alimentation publi(|ue. L'arboriculture fruitière, à elle seule, forme une part considérable de