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SCCCES INCERTAIN, PARFOIS SATISFAISANT

JForus nisira.

Pavia (divers).

Planera (Zelkovva) creinUa.

Pomacées (diverses).

Quercus (divers).

Ulinus (divers).

On peut planter beaucoup d'autres espèces avec succès, en y apportant du soin, mais elles constituent des exceptions dans la pratique des transplantations de gros arbres.

On a déjà vu (p. 2(57), dans la rédaction des devis de plantations, les moyens d'obtenir la location des chariots de la ville de Paris et les conditions des entrepreneurs qui se chargent à Paris de ces plantations pour les propriétaires, sur série de prix ou à forfait. On peut ajouter, aux chiffres de cette série, cette observation que l'augmentation graduelle des salaires contraindra parfois de porter le prix de la journée d'un chef d'ateher à 7 l^-. 50 c, celui des ouvriers à 5 francs, et d'un cheval à 9 francs.

La transplantation des conifères de force moyenne et généralement des arbustes à feuilles caduques et à feuilles persistantes, en fortes touffes et en mottes, a souvent préoccupé les planteurs. Autrefois on découpait la motte à la bêche et l'on plaçait la plante dans un panier tressé sur place ou dans des fascines. Le moyen suivant (fig. 355), employé depuis longtemps par la ville de Paris, est de tout point préférable'.

Voici le détail de l'opération :

On ouvre, autour de l'arbre dont on a d'abord lié les branches, une tranchée circulaire, de la profondeur de 0'", 75 c. à 1 mètre, suivant l'abondance et

Fig. 355. — Transplantation des conifères en bacs économiques.

la grosseur des racines, et assez large pour qu'un homme puisse s'y mouvoir. On taille ensuite la motte en cône renversé, en réservant les petites racines qui dépassent et ne coupant que les plus grosses. On entoure 'alors le haut

1. J'ai fait connaître le premier ce procL>do, par une description et par la figure ci-contre, dans le Journal de la ferme et des luaisons de campagne, t. III, pp. 97, 106-108, à la date du M février 1866. Dans son livre intitulé: Arbres et arbrisseaux d'ornement, publié en 1873, M. Du Breuil a reproduit cet article el ce dessin (pp. 396-298) sans en citer la source.

TRAV/VUX D'EXÉCUTION. — PLANTATIONS.

de la motte d'une ficelle lâche, et l'on glisse en dedans de cette ficelle des voliges ou croûtes de planches de peuplier debout, sciées de manière à ce que leur longueur arrive au niveau supérieur du sol. On serre ces voliges avec une presse de tonnelier (fig. 356). Puis, avant de desserrer la presse, on entoure les voliges d'un cercle de châtaignier que l'on cloue par une pointe à chaque planche. On en fait autant en bas et l'on renverse alors la motte pour placer le fond, composé de planches assemblées de manière à former un rond et reliées par deux lames de feuillard de tôle dont les bouts relevés se fixent sur les voliges dressées. On peut alors enlever l'arbre. Pour cela, on soulève obliquement le fond de la caisse, sous laquelle on ghsse l'extrémité d'un madrier incliné, et l'on passe autour de la caisse une corde que hissent deux hommes. Arrivé à destination, on descend l'arbre à la place qu'il doit occuper, on retire le fond en le penchant légèrement sur le côté, et l'on décloue les cercles, qui pourront servir à un nouvel emballage. Les racines pendantes sont alors éta- pjg. 336. p,.csse à lées avec soin , on répand autour d'elles de la terre cerckT les bacs, meuble de jardin, on comble le trou, et l'on mouille fortement.

Le prix de revient est minime. Pour une motte de 2 mètres de circonférence, sur 0"', 50 à 0'",60 cent, de hauteur, il se détaille ainsi :

Il voliges (croûtes) de 2 mètres, sciées en quatre, à 0 fr. 22 c. 0'^ 88

2 cercles de châtaignier à 0 fr. 06 c 0 12

Façon du fond et de la caisse 0 50

2 lames de feuillard en tôle, de 0'",80 de largeur à 0 fr. l5 cent. 0 30

Total 1 80

Le prix d'une presse de tonnelier varie de 15 à 18 francs.

On peut aussi employer, pour le même usage, des tonneaux achetés d'occasion et que l'on sépare en deux, en les sciant par le travers.

Avec cet outillage, deux ouvriers préparent facilement cinq arbres par jour, et un homme peut fabriquer sept ou huit de ces bacs dans sa journée. Les résultats de la transplantation par ce procédé sont excellents ; la reprise des espèces plus difficiles, comme les wellingtonias, les gros alaternes, mahonias, cyprès de Lambert, etc., est assurée neuf fois sur dix.

On peut encore se servir avec succès du système suivant, employé d'abord par M. Bergmann, en lS!i9, chez M. le baron J. de Rothschild, à Ferrières, puis par sir J. Paxton, à Sydenham, en 1853, pour un grand nombre de transplantations.

La fouille ou tranchée est d'abord faite avec soin autour de l'arbre. La motte, bien taillée en pyramide quadrangulaire tronquée et renversée

(fig.357) reçoit sur cliaeune de ses arêtes un montant////, évidc en rainure à l'intérieur. Une traverse bb, à coulisse b', glisse dans une ouverture prati- ({uée au sommet des montants et les maintient en place. Entre ces rainures on glisse deux planches mobiles (n"' 1 à 8), augmentant de longueur à mesure que la motte s'élargit vers son sommet. Ces planches, {)lacées ainsi sur les quatre côtés, emprisonnent les racines dans une caisse mobile et pourtant très-solide.

La caisse ainsi formée, on coule du plâtre clair entre les interstices des

Fig. 3.57. — Caisse mobile pour la transplantation des gros arbres.

planches, à la surface de la terre. Avec un cric on lève la motte par la base et l'on glisse dessous un fond rr, assujetti sur la planche n" 1 , par des lames de feuillard relevées. On monte alors la motte avec le cric sur un petit chariot bas dd ou plus simplement sur des rouleaux de bois qui avancent sur la rampe e, jusqu'au niveau supérieur du sol, d'où l'arbre est conduit à sa destination.

Ce procédé est une variante du précédent. Il offre l'avantage d'une plus grande solidité, mais il demande plus de temps, coûte plus cher et ne doit être employé que pour la transplantation des arbres les plus précieux.

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