IMP. BECQUET PARIS
I Fig. 431. — Parc de VVondelghem, près Gand (Belgique). M. Barillet-Deschamps , architecte.
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15h L'ART DES JARDINS.
suiv.); mais on porterait un jugement inexact sur les tracés des jardins <lans ces régions d'après un simple spécimen, quel que soit le talent de son auteur. Examinons quelques autres créations, dues à divers artistes.
Le plan (fig. 431) est dû à un architecte-paysagiste français dont le nom a été cité fréquemment dans cet ouvrage, M. Barillet-Deschamps. Il représente exactement la restauration de la propriété de M. de Ghellinck de Walle, à Wondelghem, près de Gand (Belgique). Situé sur un terrain ))lat, dans le sol riche et léger de cette partie des Flandres célèbre par ses cultures, planté de vieux hêtres en lignes dans la partie située à l'est, abondamment pourvu d'eau, le parc de Wondelghem manquait de perspectives, et le parc paysager se séparait désagréablement des futaies régulières. Cette fusion a été opérée d'une manière très-heureuse. La sobriété du tracé y est remarquable, l'union des courbes parfaite, les plantations des massifs de Ijordure agréablement combinées, et les parties extérieures disgracieuses habilement masquées.
Le château, grosse construction carrée, sans style, est placé au milieu d'un vaste terre-plein sablé, dégagé sur ses quatre côtés et un peu nu. Sa façade nord regarde deux pelouses légèrement vallonnées, situées dans la partie étroite du parc et si bien encadrées par les massifs que ce manque de largeur ne s'aperçoit pas. Des groupes épais d'arbres et d'arl)ustes cachent le potager et les châssis destinés aux cultures de primeurs.
L'allée principale d'arrivée, partant de l'entrée M, est utilisée moins souvent que l'ancienne avenue droite S, masquée de l'intérieur, et conduisant dans la cour des communs, où se trouvent les écuries, la maison du fermier, les hangars et les étables.
Dans la vue de la façade du midi, l'ancien canal est devenu une pièce d'eau agrandie, aux contours arrondis. Une partie des terres a servi à élever la butte couvrant une glacière, entourée de plantations épaisses qui permettent de dissimuler la partie rectiligne du canal P. La propriété contient de vastes serres, où le propriétaire, grand amateur de belles plantes, fait cultiver des collections célèbres en Belgique et à l'étranger. Un jartiin d'hiver sert de pavillon central. De chaque côté sont les serres pour les aroïdées, les fougères, les azalées, et l'orangerie. La maison du jardinier est contiguë aux serres à multiplication.
Je considère le parc de Wondelghem comme l'une des meilleures créations de M. Barillet. Le tracé en est soigné, les allées peu nombreuses et toutes utiles, et la seule critique que l'on pourrait se permettre sur la trop grande multiplicité d'espèces d'arbres et d'un choix hétéroclite dans les plantations disparait devant l'obligation où l'artiste se trouvait de réunir chez un amateur un grand nombre de plantes diverses.
La propriété de M. L..., près Wissembourg (Bas-Rhin) (fig. Zi32), a été dessinée par M. J. Niepraschk. Elle offre le contraste le plus frappant avec celle qui précède par le terrain accidenté, abrupt, sur lequel elle est située,
Fig. i3'2. — Paie de M. L.... près VVissembourg (Alsace). M. ,1. Mei)rasclik, architecte.
A. Château. — B. Ferme. — C. Serre. — D. Basrse-cour. — E. Ruisseau et pièce d'eau. — F. Petit lac. — G. Bassin élevé. — H. Pelouse et bassin. — I. Loge d'entrée. — J. Ancienne:? carrières. K, Ti. Village. — M. .lardiu potager. — N. Cultures variées.
el rappelle manifestement le mode allemand de tracer les jardins, c'est-àdire en les morcelant par une grande multiplicité d'allées.
Le château domine le paysage ; il s'élève sur un terre-plein carré, et sa base est entourée de massifs et de fleurs. La pelouse qui le précède est à demi régulière, et son centre est occupé par un bassin. Les communs sont l)lacésprès de l'entrée principale, à laquelle on arrive par une de ces avenues curvilignes plantées régulièrement, dont l'emploi est sujet à critique (voy. p. 365). En avançant dans le parc, les plantations cachent d'anciennes carrières et les maisons du village en contre-bas. On rencontre, auprès d'épais massifs, une serre dont la façade se détache sur les pelouses, et plus loin une pièce d'eau dont la position sur la hauteur semble peu justifiée. A l'une des extrémités de la propriété, la ferme dite du Moulin et la basse-cour sont masquées de l'intérieur. Au bas du coteau, la petite ferme B et la maison du jardinier sont en communication avec le potager M N, après lequel s'étendent des prairies drainées et arrosées par le ruisseau E. Les autres ruisseaux E F forment des pièces d'eau assez vastes qui présentent de johes perspectives.
Ce tracé prouve qu'il faut juger avec réserve et circonspection un plan de parc ou de jardin. La confusion apparente des allées et les contours trop sinueux des eaux s'expliquent, en considérant les difficultés d'accès sur des rampes fortes et variées. Il s'agit dans ce cas, non d'unir harmonieusement des courbes sur le papier, mais de créer des chemins praticables sur le terrain. Leur projection peut donner un dessin disgracieux et confus : qu'importe, si la scène réelle est agréable et la promenade facile ? Ces considérations devront toujours être présentes à l'esprit du dessinateur de jardins, et son opinion s'exprimera discrètement sur la valeur des plans de parcs accidentés qui seront soumis à son appréciation.
En parlant de l'exécution des plans ou dessins sur le papier (p. 237), j'ai signalé l'usage, fait par quelques architectes-paysagistes, des arbres figurés en élévation, alors que toutes les autres parties sont indiquées en plan ou projection horizontale. Ce procédé est irrationnel, puisqu'il traite de manières différentes la représentation graphique des objets sur la même feuille. Il a pour excuse de rendre plus sensible, pour les propriétaires auxquels la lecture des plans n'est pas familière, la forme que prendront les massifs, les arbres isolés et les eaux sur le terrain transformé.
Un de ces exemples est fourni par le plan ci-joint (fig. il33), dessiné par M. Ed. Pynaert pour une propriété aux environs de Bruges (Belgique). Les eaux y sont belles et abondantes ; le terrain offre peu de relief, et l'absence de vues sur l'extérieur a motivé la plantation continue du périmètre.
L'avenue extérieure F existait avant la transformation de la propriété; à son arrivée dans le parc, elle a pris la forme d'une allée d'arrivée curviligne qui débouche sur la façade principale du château donnant sur le parc. Les bâtiments des communs, écuries, remises et une orangerie ouverte sur les
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Fig. 433. — Parc de 14 hectares, à L..., près Bruges (Belgique). M. Ed. Pynaert, architecte.
A. Château. — B. Petite ferme. — — F, G. Buttes points de vue. — K. Source du ruisseau.
C. Communs. — D. Jardin potager. — E. Avenue extérieure. H. Point de vue. — I. Petite porte.— J. Grotte et glacière.—
jardins, sont groupés ensemble. L'emplacement du potager est assez proclic de la petite ferme B et de la route publique pour que le transport des fumiers soit fait par cette voie sans gêner les promenades dans le parc. Un chemin de service sert de communication avec l'extérieur par une petite porte. Les buttes F G dominent les eaux sur deux points différents, et à l'une des extrémités de la propriété le terrain se trouve relevé en H, de manière à offrir une longue et agréable perspective. Au point J sont installées une glacière et une grotte cachée dans des roches éparses. A ces eaux agréablement variées vient s'ajouter le ruisseau qui prend sa source dans le parc et se perd dans un grand massif près du potager. Derrière la ferme et les communs, quelques plantations cachent la plus grande partie d"un verger dont les arbres sont disposés en lignes et en partie masqués.
Le tracé de ce jardin est très-recommandable, bien que l'on puisse trouver les allées un peu multipliées et l'allée de ceinture trop uniformément rapprochée des hmites. Il offre des scènes variées et attrayantes, et les plantations y sont bien étudiées.
La multiplicité des voies de promenade, si nuisible aux grands effets paysagers, a pu être évitée dans le plan de la propriété de M. Mac Gregor, à Guernesey (fig. à^li). Elle est située au sommet d'un coteau, au-dessus de la ville de Saint-Pierre. Des vues admirables sur la mer partent de la terrasse M et de l'un des bancs placés autour du chcàteau A, et, à l'entrée J, des massifs de chênes verts et d'arbustes à feuilles persistantes encadrent le petit jardin qui donne sur la rue. Les écuries et remises et la maison du jardinier sont hors de la vue, à l'extrémité du jardin fleuriste, séparé par un mur du grand parterre. Sur le côté gauche de ce parterre, un rosarium semi-circulaire est dessiné devant les serres E.
A partir de la terrasse M, entourée de massifs d'arbustes, la seconde partie du parc" offre un caractère tout différent. L'allée courbe qui passe auprès du kiosque F reste d'abord engagée entre des massifs toujours verts, où un ravin parsemé de roches a permis de grouper un grand nombre de jolies plantes de rocailles croissant à l'ombre. La ferme, située près de ce chemin, est cachée de l'extérieur. Un sentier étroit conduit en G, sous un groupe de hêtres séculaires; à leur pied, un rocher pittoresque Hvre passage à une source naturelle qui se répand en cascatelles et forme un ruisseau qui va s'épanouir en un bassin assez étendu. Un kiosque de pêche est indiqué sur le bord du bassin.
A l'extrémité du bassin, une ancienne maison I, pourvue d'un petil jardin, sert de résidence à un ami ; de toutes parts des massifs environnent cette habitation. Si l'on contourne ce jardin par un sentier sous bois, on arrive à un pavillon de repos L, d'oii se dirige un point de vue sur le fond de la vallée N.
Le tracé de cette propriété, sur une surface accidentée, est d'une grande simplicité. J'ai cherché à conserver le caractère naturel des pentes et
Fig. 434. — Parc de Melrose-Rosaire (ile de Gueriiesey). Ed. Audré, architecte.
à mettre à exécution les moyens d'encadrer les vues que nous avons examinés page 327 et suivantes.
Dans le parc de Montertreau (p. 601, fig. 324), nous avons trouvé une autre situation accidentée, mais avec un mélange d'anciennes avenues rectilignes qu'il a fallu réunir au reste du parc.
Cette réunion, si fréquente dans les parcs anciens où il faut raccorder les parties nouvelles, est plus caractérisée par le plan (fig. /i35) du parc de Bois-Renault (Indre-et-Loire), appartenant à M. Ed. Dalloz. Un ancien bois, découpé par un grand nombre d'allées, occupait le plateau sableux qui s'étend jusqu'à Ballan. Une partie de ces allées furent bouchées et l'on conserva uniquement celles qui rayonnaient autour du rond-point I, destiné à recevoir une volière. De l'entrée principale J, une allée d'arrivée curviligne, taillée au milieu de la forêt, vint déboucher près du château et diriger une de ses branches sur les communs et la ferme.
Devant le château, du côté du bois, un parterre régulier II, orné d'un bassin avec vasque au centre, se continua par une grande charmille et fut l'objet de soins particuliers dans son établissement et son entretien.
Les communs et leur entourage, dont une vue et une description se trouvent au chapitre suivant (p. 839, fig. liSS), reçurent des dispositions nouvelles. Les serres F F furent adossées au mur du midi, et les carrés D du potager se garnirent d'arbres fruitiers, de légumes et de cultures de primeur. Une vigne M, encadrée par les Hgnes de l'ancien bois, fut comprise dans l'enceinte du parc sans présenter de disparate avec le reste du tracé. Du côté nord, les pentes s'hiclinèrent vers la vallée du Cher. Sur les pelouses vallonnées, des vues diverses furent dirigées vers les lointains de la vallée et les coteaux opposés. Une serre G fut appuyée à un épais massif toujours vert. Sur le parcours de l'allée descendant à la pièce d'eau S, un belvédère 0 permit d'apercevoir au loin les ruines du vieux château de Luynes. Pour passer sur le pont P, un remblai considérable redressa la vallée de ce côté, et les terres de la pièce d'eau servirent à former en R une butte surmontée du kiosque Q.
Un autre exemple du mélange des styles symétrique et paysager nous a été fourni par la figure 105, page 351, où le parc de la Siffletière montre une étoile d'allées droites partant de l'habitation et indique le mode de traitement de ces situations particulières.
Parmi les parcs paysagers, on peut encore citer le parc de la Chassagne (planche IV), situé sur un mamelon accidenté de la Bourgogne, entre Màlain et le canal de Bourgogne. Cette vaste propriété, qui appartient à M. Victor Masson, est un exemple remarquable des résultats que le travail et la persévérance peuvent obtenir dans une situation défavorable. Sur un sol pierreux, dénudé, des apports de terre végétale ont été faits sans interruption depuis quinze ans. Les arbres les plus variés ont été essayés. Après de nombreuses tentatives, les essences convenables ont été adoptées,
Fig. 435. — Parc de Bois-Renault (Indre-et-Loire). Ed. André, architecte.
et de grandes plantations ont couvert le plateau et les pentes. Des espèces exotiques, wellingtonias, thuiopsis, cyprès de Lawson, sapins Pinsapo, de Nordmann et de Douglas, forment aujourd'hui des bois entiers de la plus belle venue, sur le terrain autrefois occupé par de rares touffes d'herbes sur des rocailles desséchées. Les vues sur le paysage environnant sont admirables; elles ont été plusieurs fois citées dans cet ouvrage.
L'examen de la planche IV montrera la disposition de la Chassagne, dont le tracé paraîtrait bizarre si l'on perdait de vue les accidents du terrain. L'habitation et les communs forment un tout compacte. Une terrasse à mi-côte a été conservée pour la belle vue dont on jouit sur la vallée de l'Ouche. On a construit l'orangerie en F et les châssis G au sommet du potager H. Le verger F est situé plus bas. A travers les massifs, et au départ des principales vues, des kiosques ou des bancs ont été dispersés. Le point L indique le moteur à vapeur qui élève les eaux de l'Ouche au sommet du plateau, à 30 mètres de hauteur. Les massifs de conifères sont indiqués par P, les taillis par R, et les isolés ou groupes à feuilles caduques par Z. Les massifs SU sont plantés en arbres et arbustes de choix, à belles fleurs et à feuillage d'ornement. Des arbustes isolés et des fleurs sont placés sur le bord de la terrasse en X. Enfin en Y se trouvent les arbres qui se plaisent au bord des eaux.
Les parcs paysagers dans les terrains d'alluvion, sur le bord des fleuves, peuvent trouver un exemple dans celui de la Motte-Farchat (Nièvre), représenté par la planche IIL Une courte description en fera saisir l'ensemble. Le château, d'un intérêt historique, s'élève un peu au-dessus des grèves de la Loire. Les avenues EF ont été conservées et se continuent dans le parc sous la forme d'une allée qui débouche sur le chemin public. D'anciens canaux, nommés les Cours de la Loire, sont devenus des ruisseaux et des pièces d'eau à contours allongés , qui peuvent être bordés d'embarcadères , de kiosques, traversés par des ponts, longés par des sentiers dont le mode de tracé a été indiqué p. 388. Les massifs forestiers indiqués sont marqués R, et en S les plantations semi-aquatiques, bordant la Loire, ont couvert ces terrains autrefois nus et infertiles.
Parcs forestiers. — Les parcs forestiers appellent maintenant notre attention.
J'ai cité plusieurs fois le parc de Wilhelmshohe, près de Cassel, comme une des curiosités de l'Allemagne. Cette résidence fut fondée au xvn"= siècle par le landgrave Moritz, puis augmentée et embellie par Guillaume IX, électeur de Hesse-Cassel. Elle devint la propriété de Jérôme-Napoléon, frère de l'empereur Napoléon P'", lorsque celui-ci le créa roi de Westphalie après sa conquête de l'Allemagne du nord et de l'ouest. C'est en 1730 (jue furent faites, par le landgrave Charles, les plantations qui sont aujourd'hui le principal ornement de Wilhelmshohe, car ce château, d'un style lourd, n'offre aucun intérêt architectural. Ces plantations furent complétées vers 1820 par l'électeur Guillaume P'.
Fig'. 436. — Parc de VVilhelmshôhe, près de Cassai (Hesse).
Le parc, dont le plan ci-joint (fig. â3(5) montre le dessin compliqué, est situé sur une colline accidentée, à l'extrémité d'une longue avenue I, qui va de Cassel au château A, disposé en un fer à cheval ouvert sur le parc. Les écuries et bâtiments de service B C D occupent un vaste espace ; les jardins potagers, vergers, pépinières sont en EFG. Une belle pièce d'eau H est profondément encaissée dans d'épaisses plantations. Les grandes serres J s'ouvrent sur la plus belle pelouse du parc intérieur, terminée par un bassin N, au milieu duquel jaillit, à 62 mètres, un gigantesque jet d'eau. Depuis le temple de Mercure L, une série de cascades KM accidente le cours d'un ruisseau, dont les eaux sont en communication avec les bassins supérieurs OP. La cascade monumentale U est surmontée par l'Hercule Farnèse, de 10 mètres de hauteur; les eaux s'en échappent et descendent par une suite d'escaliers jusqu'au bassin T, d'où elles se répandent dans tous les autres bassins du parc. Ces eaux sont trop peu abondantes pour être mises en jeu autrement qu'à des intervalles assez éloignés. Le château gothique artificiel Q, dit Lœwenburgh, est celui dont j'ai déjà parlé comme une œuvre d'un goût très contestable. La ménagerie R et la cascade de Steinhofer S sont encore parmi les principaux ornements de ce parc.
Le tracé de Wilhelmshôhe est d'une division excessive. Sur le plan, il forme un entrelacement d'allées dirigées dans tous les sens. En réahté, ces chemins, trop nombreux sans aucun doute et un peu confus, ne font pas sur place un effet aussi disgracieux et prouvent une fois de plus que les grands espaces et les terrains très accidentés motivent des exceptions à la loi de simphcité des tracés.
Un architecte-paysagiste allemand de talent, dont le nom est rappelé plusieurs fois dans le cours de cet ouvrage, M. G. Meyer, a donné' le plan idéal d'une propriété qui peut être considérée comme un parc à la fois paysager et forestier et dont je rej)roduis ci-contre la plus grande partie {fig. 437).
Je ne saurais donner une approbation complète à une œuvre d'imagination pure, éloignée par conséquent du contrôle salutaire de la pratique, mais le travail de M. Meyer fournit une occasion excellente de juger ses tendances en matière de parcs et de jardins. On peut ainsi se rendre compte de son style, de ses préférences, de tout ce ([u'il ferait, s'il pouvait exercer librement son esprit dans une situation de son choix.
La première impression, en regardant ce plan, est peu favorable à la multipUcité des allées. Nous avons vu qu'elle s'expliquait à Wilhelmshôhe; elle est moins justifiée ici, dans un lieu où aucune obligation n'était imposée. Je dois dire cependant que, dans le plan de M. Meyer, un certain nombre de ces allées sont de simples sentiers reproduits ici par le copiste en exagérant leur largeur. Malgré cette réserve, ces chemins sont trop multipliés.