FIG. 56. — JARDIN
Par Jean de Vries (1585).
avoit cent artichaus nullement flétris, et si les avoit cueillis il y avoit plus de six sepmenes. »
On sait par ailleurs que des jardins botaniques avaient été dessinés .en 1530, à Marbourg, par Euricius Cordus, et à Leipzig, en 1566. Les peintures contemporaines ne donnent que peu de représentations de jardin ; il y en a une dans le noli me tangere, de Hans Schaufflein, vers 1540 ; en un jardin à palissades de planches découpées
en angle, le Christ s'appuie sur une bêclie à poignée triangulaire, et à fer en losange. Les gravures d'Albert Durer montrent seulement ces palissades habituelles, faites de rameaux recourbés en huit allongés autour des pieux. En ce pays de tradition, les jardins ne devaient
riG. 57. JARDIN.
Par Jean de Vries 11 5831
être longtemps encore que répanouissement des jardins gothiques, dont on croyait renouveler l'intérêt par l'adjonction de ces effets hydrauliques d'un art plutôt médiocre, et qui ne sont que l'accessoire dans les parcs d'Italie.
En France, comme en Allemagne et dans les Flandres, on ne verra le principal, c'est-à-dire les belles lignes