JARDINS REGULIERS A L ETRANGER 27I
d'œil sur un tableau de Rubens, de la vieille Pinacothèque de Munich, et qui prouve que dans les Provinces- Unies, à Anvers où à Steen en particulier, il y eut autre chose que ces m.T^o/5 de jardins à coquillages (fig. m). Le maître se promène avec Hélène Fourment dans un parc; à gauche est un petit arc de triomphe ; à droite, un jardin fermé d'une porte rustique et d'une petite barrière d'échalas ; tout autour sont des paons, des lauriers et des orangers dans des jarres, des tleurs dans des pots énormes et abritées de tuteurs circulaires ; on distingue, au fond, un parterre symétrique, plat, coupé d'allées droites, et décoré d'un bassin circulaire avec vasque. Les promeneurs sont gais et sourient ; la nature est luxuriante ; il y a accord absolu entre les êtres et l'ambiance; la majesté de l'art antique, la belle ordonnance du parc, et la fantaisie discrète du petit jardin font à Rubens un décor digne de lui. Toutes proportions gardées, n'est-ce pas d'un décor de ce genre que Louis XIV avait voulu sentourer ?
CINaUIÈME PARTIE