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FIG. 137. — ERMENONVILLE. — LA BRASSERIE

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de Carmontelle et où le vicomte eut la bonne inspiration de « passer sa vie à en jouir avec sa famille et ses amis ». Il y reçut la visite de Marie-Antoinette, le 14 juin 1780; on montre encore le banc rustique où la reine se reposa un instant. L'empereur Joseph II, Gustave 111, roi de Suède,

et même Bonaparte, Premier Consul, vinrent chercher là un instant de répit à leurs soucis. Le jardin et le parc sont d'ailleurs vraiment beaux ; malgré l'abondance des fabriques, la promenade y est ravissante j et pour peu qu'on se laisse aller à la sentimentalité ambiante, on passe dans rile des peupliers, auprès du temple de la Sibylle, sous les pins magnifiques qui l'entourent, au belvédère, d"où la vue est fort jolie et plus encore sur le flanc des coteaux aimables, et parmi l'àpreté relative du désert, les heures de la flânerie la plus délicieuse.

Tout près est le parc de Morfontaine où. en 1 770, un président au Parlement de Paris, Le Peletier, créa un jardin anglais. On y retrouve les mêmes éléments, les étangs des Islettes, et de Vallière ilig. 116, 117, 118', un grand rocher avec un vers de Dclille, « sa masse indestructible a fatigué le temps >' (fig. 112), « une enceinte d'arbres verts de la plus grande beauté. Au milieu de leur feuillage sombre s'élève un tombeau de marbre noir qui rend la scène plus solitaire et plus triste » (fig. 119, 120). Du petit temple 0. l'aspect est noble et rappelle les beaux lointains que Le Poussin employoit souvent dans ses -tableaux et qui se terminoient par des fabriques d'une forme à peu près analogue à celle-ci » .

Ce sont des fabriques rustiques que l'on voit au jardin anglais de Chantilly, édifié le long du canal par l'architecte Leroy, pour Louis-Joseph de Bourbon. 11 y avait une étable, une laiterie, un moulin, un cabaret avec tonnelle, puits, jardin et cuisine, une boulangerie avec pétrin, four et bûcher. Il est vrai que la grange contenait un salon superbe, décoré depilastres corinthiens, deconsoles, glaces, candélabres et guirlandes de fleurs. .^L Gustave A\àcon,

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dans le numéro de la Revue de l'art ancien et moderne consacré à Chantilh^ et à la mémoire du duc d'Aumale, a décrit l'inauguration du hameau, le i6 août 1775, accompagnée de danses où bergers et bergères ballèrent au son d'un

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crin-crin et la visite de Mesdames en 1777. Il y eut dîner au hameau, souper au pavillon de Vénus, illumination de l'île d'amour; le lendemain, collation à la laiterie, souper dans les chaumières illuminées, et l'on ne rentra au château qu'à trois heures et demie du matin.

Le duc d'Orléans ne voulut pas rester en arrière et il construisit Monceau ou Mousseaux sur le terrain acheté, en 1774, aux héritiers du fermier général Guinod de la Reynière. Carmontelle en fut l'architecte et l'historiographe. Il a cru bon d'exposer dans la préface de son ouvrage ses

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