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i:kmlnon\illi;. — la tyramide du PHILOSOI'IIH, (LaborJe.)
partie touffue et sauvage du bois, une petite tombe simple et négligée, mais remarquable par la triste anecdote qui y a donné lieu. Un jeune homme, dont on n'a jamais su ni le nom ni l'histoire, se tua en ce lieu il y a quelques années et pria, par un écrit qu'il laissa, M. de Girardin
de l'y faire enterrer. Il paroit qu'une partie de ses chagrins venait d'une passion malheureuse, et que la lecture des ouvrages de J.-J. l'avoit depuis longtemps décidé à finir ainsi ses malheurs auprès de celui qui lui en inspiroit le triste courage. Quelques jours après sa mort, une jeune femme vint pleurer près de ce monument et y écrire des vers qui firent juger qu'elle-même étoit la cause du désespoir de lïnconnu. »
On remarque aussi la pyramide du philosophe (fig 135), sur laquelle sont inscrits les noms des « quatre chantres de la campagne » : Théocrite, \'irgile, Gessner et Saint- Lambert; un « long bosquet impénétrable au jour, et sous lequel serpente un ruisseau d'une limpidité rare » (fig. 132) ; la ferme (fig. 133) ; la tour Gabrielle « d'une construction gothique, mais sans ensemble et sans élégance » (fig- 154); le moulin « qui rappelle les jolies fabriques d'Italie »; la brasserie (fig. r37, 138); la maison du garde (fig. 139): et enfin l'étang du désert. « Cette vue offre un tableau si grand et si sauvage qu'on est surpris de le trouver dans un parc. Rien n'y rappelle la main de Thomme, et en effet celui qui l'a créé y a répandu des arbres en forêts, comme la nature. Des bruyères ombragées d'arbres verts, et entrecoupées de rochers, s'étendent de tous côtés; les mouvements de terre sont naturels; ce nest plus un parc, mais une véritable solitude, une partie d'un vaste désert. Après avoir suivi un sentier à peine tracé, on arrive sur une colonne hérissée de rochers arides, où l'on trouve une sorte de hutte sauvage qu'on nomme la chaumière de J--J., parce qu'il avoit coutume de venir y travailler. On n'est point étonné que J.-J. Rousseau se soit plu dans ce désert, sauvage comme lui. et jeté au
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milieu d'un parc orné et ferlile, comme lui au milieu des hommes. »
Tel est ce « jardin unique en France ». selon le jugement