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CHAPITRE III

FRANCE

Dans notre pays, les beaux parcs, privés ou publics, sont en nombre considérable. C'est le long- de la Méditerranée, surtout entre Menton et Nice, les villas Vallombrosa, Valetta, Thuret ; le jardin dessiné par Charles Garnier, à Bordighera; l'Ermitage Saint-Cassien (fig. 162); les Alyscamps d'Arles (fig. 163) ; les jardins de Monte-Carlo (fig. 164) ; le jardin d'essai à Alger (fig. 165) ; dans l'ouest, Rosny, Broglie, Mortemart, Clisson, Valençay; à l'est, les beaux parcs de Lyon, Nancy, Dijon, la promenade Micaud à Besançon, sur le Doubs, en face des remparts de Vauban et d'une écluse ; dans les environs de Paris, le jardin de Boulogne-sur-Seine, à la baronne de Rothschild, dessiné par Paxton; F'errières; Armainvilliers, à la famille

Péreire ; Grosbois, près Brunoy, au prince de Wagram; Dampierre, aux Luynes ; Jouy-en-Josas; la Celle-Saint- Cloud; et Rocquencourt, à M'""" Furtado-Heine.

Mais c'est Paris qui, en horticulture, a obtenu les meilleurs et plus artistiques résultats. Les municipalités suc-

IIG. l6?. ERMITAGE DF SAINT-CASSIEN.

cessives se sont efforcées à Tenvi de multiplier, dans tous les quartiers, les promenades et les squares, comme d'offrir aux promeneurs du dimanche et de chaque jour, à proximité, des parcs et des bois, qui sont, comme on Ta dit, « les poumons » de la capitale. On ne saurait assez les louer de leur zèle à cet égard, ainsi que leurs collaborateurs d'élite, et, au premier rang, Alphand, qui ont si bien su répondre aux espérances que l'on fondait sur eux. C'est

riG. 164. — AKiis. — i.A (iKAXni'. Ai.i.i';i: ni;s ai.vsca.mi's.

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grâce à toutes ces bonnes volontés que la Ville est devenue la plus belle et la plus saine du monde. Le fleuve luimême sera paré. On annonce en effet que, partout où il sera possible, seront fleuris les bords de la Seine, au bas des quais, sur les berges jusqu'ici pleines de décombres, de sorte qu'elle coulera dorénavant accompagnée de

FIG. t66. — PARIS.

LE PONT-NEUr, YV DE LA POINTE DE L ILE.

fleurs, et que les vers de M"'" Deshoulières, si tant est qu'elle ait voulu parler de la Seine et non de la Senne, cesseront d'être prétexte à plaisanteries faciles (lig. 1661. Le nombre est fort grand des squares remaniés ou créés en cette dernière moitié de siècle. Ce sont les jardins du Palais-Royal (fig. 167); du Luxembourg, mi-partie anglais, mi-partie français (fig. 168, i6q) ; de Monceau (fig. i;o) ; de l'avenue de l'Observatoire (fig. 171, 172); des Tuileries (fig. 173) ; des Champs-Elysées, avec des palais, des fon-

taines, des music-halls, restaurants, etc., et qui déroulent de la Concorde à rArc-de-l'Etoile comme une avenue triomphale (fig. 174); celui de la Tour Saint-Jacques, dessina, en 1856, autour de l'ancien clocher de Saint-Jacques de

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