ENVOY
Prince, fais amye immortelle, Et à la bien aymer entens.
Lors pourras dire sans cauLelle :
(t Mes amours durent en tout temps. »
(Chants Divers.)
Jules Lemaîlre, ([ui s'y connaît, pour avoir rimé lui-même quelques fort jolies ballades, porte sur le genre un jugement assez sévère et, somme toute, assez juste: « Dans la plupart des ballades, dit-il, il n'y a de vers nécessaires, de vers dictés, imposés par une idée ou un sentiment initial, que celui du refrain et un vers, au plus, pour chacune des autres rimes, en tout trois ou quatre vers... Les autres vers, étant commandés par la rime, sont ce qu'ils peuvent, se rattachent tant bien que mal à l'idée principale... Ces cadres bizarres sont tellement malaisés à remplir qu'on permet au rimeur d'y mettre n'importe quoi; et dès lors c'est la cheville légitimée, glorifiée, triomphante, n
Oui; et c'est pourquoi ce ne saurait être qu'un jeu, non sans analogie avec celui des bouts-rimés, avec cette différence qu'on a tout de même choisi les rimes parmi celles qui permettaient de rattacher le vers plutôt bien que mal, au sujet du poème. Et le triomphe est d'y rattacher, d'une façon plausible et presque nécessaire, celles qui, à première vue, devraient être le plus étonnées de se trouver là.
Le Triolet.
Ce petit poème, l'un de ceux que nous a laissés le Moyen-Age, et dont la contexture n'a point changé depuis ce temps, est tout à fait propre au badinage et à l'épigramme. Il se compose de huit vers sur deux rimes, le premier répété après le troisième, et le sixième suivi des deux premiers répétés. Il commence ordinairement par un vers mas-
culin. Les vers masculins sont : le 1% le 3®, le 4*, le 5^ et le 7*; les autres sont féminins.
Voici un triolet de Léon Valade, Disiribulion des Prix Montyon:
Doit-elle rougir, la Vertu
Quand la baise au front et la rente
L'Institut tout de vert vêtu !
Doit-elle rougir, la Vertu !
— Ctiaste Suzanne, qu'en dis-tu?
Deux vieillards, passe! mais quarante!...
Doit-elle rougir, la Vertu
Qu'on baise au front et que l'on rente !
(Poésies Posthumes.)
On peut assembler, comme des strophes, plusieur triolets pour en former de petits poèmes. Tout le monde connaît celui d'Alphonse Daudet, les Prunes. Jacques Normand en a composé plusieurs, d'un spirituel et gracieux caprice ; ainsi les Triolets de Départ, qu'on lira dans son recueil : la Muse qui Trotte.
Le Rondel et le Rondeau.
Il faut se garder de les confondre, bien que le Rondeau soit insensiblement sorti du Rondel par de lentes métamorphoses que les érudits pourraient suivre dans nos vieux rimeurs, comme le Rondel était lui-même sorti du Triolet, dont il n'est qu'une sorte d'extension. Mais prenons les deux formes telles qu'elles ont été fixées, le Rondel par Charles d'Orléans, le Rondeau par Marot et par Voiture, telles enfin qu'elles sont pratiquées encore eji manière de divertissement.
Le Rondel se compose de treize vers de huit syllabes, construits sur deux rimes et divisés en trois strophes : deux de quatre vers et une de cinq.
Le premier quatrain est à rimes embrassées. Le second est à rimes croisées, Enfm, les deux derniers vers du second quatrain reproduisent les deux premiers vers du premier.
Le quintain se compose de quatre vers à rimes embrassées auxquels on ajoute, pour conclure, le premier vers de la pièce :
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent.
Les amantes qui te chérissent Délivrent leurs cheveux flottants.
Sous les rayons d'or éclatants Les anciens lierres se flétrissent.
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent.
Couchons-nous au bord des étangs.
Que nos maux amers se guérissent !
Mille espoirs fabuleux nourrissent Nos cœurs gonflés et palpitants.
Te voilà, rire du Printemps!
(Théodore de Banville, Rondels.)
Le Rondeau se compose également de treize vers, de huit ou de dix syllabes, écrits sur deux rimes, mais ainsi divisés :
Une strophe de cinq vers ;
Une strophe de trois, à laquelle on ajoute, en guise de refrain, le premier mot ou les premiers mots du premiei' vers de la pièce;
Une seconde strophe de cinq vers, après laquelle on répèle aussi le refrain.
Le refrain ne compte pas comme vers; il ne rime pas avec le reste, et rien n'est plus piquant que de lui faire répéter les premiers mots de la pièce avec une acception différente, ou même de les rappeler seulement par une identité de son, formant calembour. Oui, on peut aller jusque-là; mais qu'on y aille ou non, il faut, tout au moins, que le refrain soit ramené d'une façon spirituelle, ingénieuse, imprévue, comme dans ce rondeau d'Alfred de Musset, A Madame la Comtesse T. :
Dans son assiette arrondi mollement.
Un pâté chaud, d'un aspect délectable, D'un peu trop loin m'attirait doucement. J'allais à lui. Votre instinct charitable Vous fit lever pour me l'offrir gahnent.
Jupin, qu'Hébé grisait au firmament.
Voyant ainsi Vénus servir à table, Laissa son verre en choir d'étonnement Dans son assiette.
Pouvais-je alors vous faire un complimenl? La grâce échappe, elle est inexprimable ; Les mots sont faits pour ce qu'on trouve aimable. Les regards seuls pour ce qu'on voit charmant ; Et je n'eus pas l'esprit en ce moment Dans son assiette.
(Poésies Nouvelles.)
La Terza-Rima.
( Ai rythme est d'origine provençale.
Si le nom italien lui est resté, c'est qu'il a été illustré par Dante en sa Divine Comédie', par Pétrarque en ses Triomphes, et que c'est d'Italie qu'il
nous a été rapporté, à la fin du xvi* siècle, par Etienne Jodelle et par Philippe Desportes.
Délaissé pendant les deux siècles suivants, il a été remis en honneur par Théophile Gautier, dont on lira, notamment, Ténèbres, le Triomphe de Pétrarque et Ribeira, dans les Poésies Complètes. Leconte de Liste a écrit, sur ce rythme, un assez grand nombre de morceaux, entre autres: le Jugement de Komor, A ritalie, la Tête du Comte, dans les Poèmes Barbares. Signalons, dans VArrière- Saison, de François Coppée, deux courtes pièces, réunies en un diptyque, Flux et Hellux; eniin, dans les Trophées, de Heredia, les trois poèmes réunis sous le titre de Romancero.
Qu'est-ce donc que ces Tierces-Rimes ou Terzines, — noms que l'on donne aussi quelquefois à ces Terze-Rime, et qui ^devraient prévaloir? Ce sont autant de couplets de trois vers, disposés de telle sorte que le vers du milieu de chaque couplet rime avec le premier et le troisième vers du couplet suivant. Et cet enchaînement continue, de couplet en couplet, jusqu'à ce que le poète, touchant à la fin de son poème, le conclue par un vers isolé, qui rimera avec le vers du milieu de la strophe précédente.
Voici un court exemple de Leconte de Liste, le Dernier Souvenir:
J'ai vécu, je suis mort. — Les yeux ouverts je coule Dans rincommensurable abîme, sans rien voir, Lent comme une agonie et lourd comme une foulo.
Inerte, blême, au fond d'un lugubre entonnoir Je descends d'heure en heure et d'année en année,
A travers le Muet, l'Immobile, le Noir.
Je songe, et ne sens plus. L'épreuve est terminée. Qu'est-ce donc que la vie ? Etais-je jeune ou vieux ? Soleil ! Amour ! — Rien, rien. Va, chair abandonnée !
Tournoie, enfonce, va ! Le vide est dans tes yeux,
Et l'oubli s'épaissit et t'absorbe à mesure.
Si je révais ! Non, non, je suis bien mort. Tant mieux.
Mais ce spectre, ce cri, cette horrible blessure?
Cela du m'arriver en des temps très anciens.
O Nuit ! Nuit du néant, prends-moi! — La chose est sûre:
Quelqu'un m'a dévoré le cœur, je me souviens.
(Poèmes Barbares.)
Vous le voyez, chaque rime revient trois fois, sauf celle qui termine le premier et le troisième vers de la première strophe, et celle qui finit la pièce : ces rimes ne peuvent revenir que deux fois.
Il doit y avoir, de tercet en tercet, un arrêt du sens; car, pour que nous sentions la beauté particulière de ce rythme, il ne faut pas que, par l'em- })iétement d'un tercet sur l'autre, notre oreille perde l'impression de la véritable unité rythmique en constituant, par exemple, un quatrain, comme dans ce fâcheux enjambement strophique d'une Terza-Rima de Victor de Laprade :
Heureux qui sur sa route invité par les fleurs, Passe et n'écarte point leur feuillage ou leurs voiles. Et, vers l'azur lointain tournant les yeux en pleurs,
Tend ses bras insensés pour cueilir les étoiles.
Une beauté, cachée aux désirs trop humains. Sourit à ses regards, sur d'invisibles toiles, etc..
(Idylles Héroïque.'?.)
La concordance entre le rythme de la strophe et
le sens ne doit jamais être différée, sauf, bien entendu, à la conclusion du poème, où le sens déborde la dernière strophe pour s'achever avec le vers unique.
Il est, enfin, de toute nécessité que le vers final soit un Irait frappant en quelque manière, ou par le choc imprévu de la pensée, ou par l'éclat de la forme, et en tout cas par son profond rapport logique avec tout le poème. Sinon, au lieu de la joie d'un aboutissement, c'est la déception d'un avortement que nous ressentirions.
La Villanelle.
On appelait ainsi, jusqu'au xvi^ siècle, toute chanson faite sur un motif villageois; puis, ce nom générique fut attribué à une certaine forme dont le type est dans une petite pièce de Jean Passerai, (|u'on va lire, et dont voici la contexture :
La villanelle est écrite sur deux rimes, en tercets composés de deux vers féminins encadrant un vers masculin. Le premier et le troisième vers du premier tercet servent alternativement de troisième vers à chacun des tercets suivants, et se répètent ensemble à la fin de la dernière stro])he, qui devient ainsi un quatrain :
J'ai perdu ma tourterelle.
Est-ce point elle qne j'oy? Je veux aller après elle.
Tu regrettes la femelle, Hélas ! aussi fay-jc moy :
J'ai perdu ma tourterelle.
Si ton amour est fidèle, Aussy est ferme ma foy :
Je veux aller après elle.
Ta iplairite se renouvelle, Toujours plaindre je ne doy :
J'ai perdu ma tourterelle.
En ne voyant plus la belle.
Plus rien de beau je ne voy :
Je veux aller après elle.
Mort, que tant de fois j'appelle.
Prends ce qui se donne à toi :
J'ai perdu ma tourterelle.
Je veux aller après elle.
Si le jeu durait un peu plus longtemps, il tournerait vite à la « scie ». Bien que quelques poètes modernes s'y soient exercés, je ne crois pas qu'il tarde à rejoindre le Lai, le Virelai, la Glose, le Chant Royal, le Rondeau redoublé, la Double Ballade, et autres exercices dont je ne vous entretiendrai point, dans le Musée rétrospectif des Vieilles Rimes.
Le Huitain et le Dizain.
On a rangé quelquefois, bien à tort, le distique, le quatrain, le sixain parmi les poèmes à forme fixe : ce sont tout simplement des pièces de deux, de quatre ou de six vers, ne différant en rien, par leur contexture, des strophes correspondantes. Elles offrent, à elles seules, un sens complet, voilà tout. Mais le Huitain et le Dizain existent vraiment comme poèmes à forme fixe et ne peuvent plus être confondus avec les strophes du même nombre
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de vers, la disposition des rimes y étant régie par .des lois précises et particulières. Tous deux sont, je crois, de l'invention de Clément Marot. C'est lui. tout au moins qui, en de ravissants madrigaux ou en de malicieuses épigrammes, leur donna cette forme définitive.
Le Huiiain, écrit en vers de huit ou de dix syl^ labes, se forme de deux quatrains à rimes croisées, mais quatrains inséparables, car la première rime du second est la même que la seconde rime du premier, de sorte qu'il y a quatre vers sur la même rime, et quatre sur deux rimes différentes. Les quatre vers qui riment ensemble sont, ou les quatre vers féminins, si le huitain commence par une rime masculine, ou les quatre vers masculins, si le huitain commence par une rime féminine :
Lorsque Maillait, juge d'enfer, menoit
A Montfaucon Samblançay l'âme rendre,
A votre avis lequel des deux tenoit
Meilleur maintien? Pour vous le faire entendre,
Maillart sembloit homme que mort va prendre;
Et Samblançay fut si ferme vieillart
Que l'on cuidoit, pour vrai, qu'il menoit pendre
A Montfaucon le Lieutenant Maillart.
(Clément Marot, Epigrammes.)
Quelquefois, l'un des quatrains est à rimes embrassées, mais toujours, ce qui est la condition essentielle — pour qu'on n'ait jamais l'impression de deux quatrains séparables, — avec quatre vers sur la même rime.
Le Dizain est généralement écrit en vers de dix syllabes. Riment ensemble : le premier vers et le troisième; le second, le quatrième et le cinquième;
le sixième, le septième et le neuvième; le huitième et le dixfème.
« Le Dizain, dit Théodore de Banville, est certes moins solidement bâti que le Huitain, car il semble en quelque sorte pouvoir se diviser en deux parties, l'une qui finit après le cinquième vers, l'autre qui commence avec le sixième. Tout l'artifice, toute la gloire du poète consiste à bien attacher sa strophe, précisément là où elle risque de se casser, c'est-àdire entre le cinquième vers et le sixième, »
Et cet artifice est, en somme, assez simple: il consiste à arrêter le sens, non sur le cinquième vers, mais sur le quatrième, donc avant le troisième retour de la rime triplée. Et ainsi, le cinquième vers étant fatalement rattaché aux suivants par la pensée, et aux précédents par la rime, aucune dissociation à la fois rythmique et psychique ne sera possible à cette place, et l'esprit comme l'oreille devront ainsi attendre le dixième vers pour arriver à la concordance du sens et du rythme.
Le croiriez-vous ? Banville, qui a si bien senti la nécessité de l'attache, n'a jamais aperçu en quoi elle consistait, si bien que, sur les vingt-quatre dizains « à la manière de Clément Marot » qu'il a écrits dans les Cariatides, trois seulement, par hasard, ne sont pas coupés au cinquième vers : les vingt et un autres forment deux quinlains, aux rimes diversement croisées, mais non plus l'indivisible dizain que donne seul l'arrêt du sens au quatrième vers, arrêt auquel ne manquent jamais ni !\Iarot, ni les maîtres plus récents de ce rythme.
En voici un de J.-B. Rousseau :
Ce monde-ci n'est qu'une ombre comiqfte,
Où chacun fait ses rôles différons :
Là sur la scène, en habit dramatique,
Brillent prélats, ministres, conquérans.
Pour nous, vil peuple, assis aux derniers rangs,
Troupe futile et des Grands rebutée.
Par nous d'en-bas la pièce est écoutée.
Mais nous payons, utiles spectateurs ;
Et quand, la farce est mal représentée.
Pour notre argent nous sifflons les acteurs.
Ainsi attaché, le Dizain n'est plus moins solidement bâti que le huitain, et il a plus de force encore. C'est un rythme à conserver.
Le Pantoum.
Tous les poèmes à forme fixe que nous venons d'étudier sont originaires de notre terroir et très anciens dans notre poésie. Un seul nous reste à examiner qui est de récent usage et qui nous arrive de la Malaisie : le Pantoum.
Dans une des notes de ses Orientales, Victor Hugo, en 1828, avait cité, traduite en prose, une poésie malaise de celle forme, d'où se dégageait une séduction singulière, due non seulement à la répélilion des vers selon un certain ordre, mais au parallélisme de deux idées se poursuivant de strophe en slrophe, sans jamais se confondre, ni pourtant se séparer non plus, en vertu d'affinités mystérieuses.
Un poète érudit, Charles Asselineau, essaya de constituer un poème français sur ce modèle, et y
parvint; Théodore de Banville marcha sur ses traces; Leconte de Lisle écrivit à son tour quelques pantoums, sur un sujet qui ramenait le poème à son pays d'origine, car il les intitula: Pantoums Malais. C'était, en cinq courtes pièces, une histoire d'amour, terminée par les lamentations de l'amant, meurtrier de la femme infidèle. Voici le dernier de ces pantoums, dont le mécanisme rythmique apparaîtra par le soulignement des vers répétés, et où vous retrouverez à chaque quatrain, le parallélisme obligatoire des deux sens ; dans les deux premiers vers, la plainte du meurtrier; dans les deux derniers, le paysage, en merveilleuse harmonie avec la plainte. L'obsession qui se dégage de ce petit poème est vraiment extraordinaire (1):
0 mornes yeux ! Lèvre pâlie !
J'ai dans l'âme un chagrin amer.
Le vent bombe la voile emplie, L'écume argenté au loin la mer,-
J'ai dans l'âme un chagrin amer :
Voici sa belle tête morte !
L'écume argenté au loin la mer,
Le Praho rapide m'emporte.
Voici sa belle tête morte !
Je l'ai coupée avec mon kriss.
Le Praho rapide m'emporte
En bondissant comme l'axis.
Je l'ai coupée avec mon kriss ;
Elle saigne au mât qui la berce.
En bondissant comme l'axis
Le Praho plonge et se renverse.
(i) Trois mots de couleur loValu i)ourraionl embarrasser le lecteur. Disons doue que le pralio est la barque des pirates malais, qXie le kriss est un glaive à lame ondulée, et que Vaxis est une gazelle.
Elle saigne au mât qui la berce ;
Son dernier râle me poursuit.
Le Praho plonge et se renverse.
La mer blême asperge la nuit.
Son dernier râle me poursuit.
Est-ce l.'ien loi que j"ai tuée?
La mer blême asperge la nuit,
L'éclair fend la noire nuée.
Est-ce bien toi que j'ai tuée?
C"était le destin, je t'aimais !
L'éclair fend la noire nuée,
L'abîme s'ouvre pour jamais.
C'était le destin, je t'aimais !
Que je rri'eure alin que j'onljlie !
L'abîme s'ouvre pour jamais.
O mornes yeux ! Lèvre pâlie !
(Poèmes Tiagiques.)
Vous le voyez, le panloum est écrit en strophes de quatre vers à rimes croisées; le deuxième et le quatrième vers de chaque strophe passent dans la suivante pour en former le premier et le troisième vers; enfin, le vers par lequel on a commencé la pièce revient, comme dernier vers, à la dernière strophe.
Pour ménager adroitement les retours de vers, il faut être déjà un excellent ouvrier de poésie; mais il faut être quelque chose de plus, un poète, pour mener ainsi jusqu'au bout les deux sens, toujours m-atériellement dissociés et toujours moralement associés. Si l'on ne compte point sur une réussite pareille, on fera bien de laisser cette forme dangereuse et cum|)lc.\e aux nourrissons basanés des Muses javanaises.