‹ L'art des vers lyriquesChapitre 50 sur 72 · LES SERMENTS · texte numérisé non relu

LES SERMENTS

BARCAROLK.

Cén ëst | fait, lâ râi | sôn m’ë | clairë, Plus de voiles devant mes yeux ;

Si Joconde avait su me plaire.

J’ai dû rompre d'indignes nœuds.

Délirré d'un trop long martyre.

Liberté fera mon bonheur.

De l'amour et de son empire Je saurai préserver mon cœur.

C’en est fait, sur l’humide plage N'irai plus follement courir ;

Échappé d’un cruel naufrage.

On pourrait demain y périr.

Je retrouve mon humble asile.

Et j’y passe des jours heureux;

Mieux vaut charme d'un sort tranquille Qu’affronter des périls affreux.

Je crois bien que chacun admire La sagesse de tels serments ;

Mais Joconde vient à sourire,

La mer brille par un beau temps.

Animés d’une ardeur nouvelle.

Oubliant ces vœux pour toujours.

Le nocher court à sa nacelle.

L'amant vole vers ses amours.

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