BOLERO
Viëns | â Gré ) n&de, ën | mon pâ | lais.
Divin séjour où tant d’or brille ;
Viens à Grenade, jeune fille,
Donner des lois à mes sujets.
— Non, non, je reste en mon village, Aux lieux par Alonze habité;
A votre pompeux esclavage,
Je préfère ma liberté ;
Vive, vive la liberté !
— Ce front pudique est radieux De diamants, rubis, opales.
Au désespoir de tes rivales Jette l'éclair de tes beaux yeux.
— Hélas! plus d'une infortunée
Maudit ce séjour enchanté,
Et changerait sa destinée Contre un peu de ma liberté.
Vive, vive la liberté !
— Les jeux, la danse, les tournois, Concerts, aimable poésie.
Les doux parfums de l’Arabie Te vont charmer tout à la fois.
— En vain l’on a doré sa cage, L’oiseau captif est attristé;
Ouvrez, il fuit; par son ramage Il célèbre la liberté.
Vive, vive la liberté!