‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 132 sur 343 · I. La infelice Marcela, parte primera · texte numérisé non relu

I. La infelice Marcela, parte primera

LE PSEL DO-CLASSICISME. SôQ

qu'elle pouvait encore exercer une influence sur le développement du genre dramatique.

Aussi bien Artieda comme Yirués, Cueva comme Argensola, les Valenciens comme l'Andalou ou l'Aragonais, ils ont épuisé leurs forces dans une entreprise sans lendemain. Inspirée de la Grèce ou de Rome, de l'Italie ancienne ou de l'Italie moderne, docile ou désobéissante aux prescriptions des poétiques traditionnelles, la tragédie n'a pas vécu en Espagne, et à vrai dire elle n'avait pas su s'y réaliser sous une forme qui lui méritât l'immortalité. Le génie supérieur qui aurait assuré son triomphe lui a peut-être encore plus manqué que les circonstances, et lorsque ce génie a paru, lorsque l'astre de Lope de Vega s'est levé, il était trop tard : le grand effort tenté à Séville, à Valencia, à Saragosse avait échoué sans qu'il fût désormais au pouvoir d'aucun poète de donner la chaleur de la vie à un enfant mal venu. Le théâtre national continua à se développer dans les voies qui lui étaient propres. En fin de compte, le massif appareil de ces tragédies pseudo-classiques ne conserve d'intérêt que dans la mesure où il a contribué à susciter cette comedia, par le triomphe de laquelle il allait être à jamais ruiné.

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