Ibid., 87, n
3ù LAUT DRAMATIQUK A VALENCIA.
époque plus tardive; à peine nientionne-t-on, en i45i, la (( Vierge Marie d'Egypte ))*; en lo^iy, la mention se précise à peine, quoique cette fois « la Marie de la fuite en Egypte », soit classée parmi les mystères et représentations"^; c'est seulement en 158; que les épisodes de la fuite et de la poursuite miraculeusement déjouée semblent avoii" été mis en scène avec des détails aussi précis ou même plus précis que ceux du Mystère actueP. — Quant au « Massacre des Innocents », on a cherché de bonne heure à en représenter 1 horreur tragique, puisque, dès i/io4, on s'occupe de « préparer du sang pour les Innocents »^, c'est-à-dire, selon toute probabilité, de barbouiller de sang les mannequins qui figuraient les tendres victimes d'Hérode; en 1A08, le rôle des Innocents était tenu par des personnages de chair et d'os^, mais leur bourreau n'apparaît qu'en 15^7, dans un « Mystère et représentation », désigné sous la rubrique « Le roi Hérode avec ses sbires^ », et dès lors c'est le roi Hérode qui est mis en vedette, comme si l'intérêt s'était déplacé, passant des persécutés au persécuteur.
A quel moment se sont soudés ces trois épisodes, dont les documents permettent de suivre séparément l'histoire? L un d'eux résista longtemps avant de se laisser absorber : c'est celui de la Fuite en Egypte, qui à la fin du seizième siècle faisait encore l'objet d'une représentation indépendante; de fait, il se rattache mal à notre Mystère et porte toutes les marques d'un placage tardif. L'Adoration des Rois Mages qui avait, en i5i7, les honneurs d'une roca, disparaît peu après des inventaires ;