Ibid., 73, n
5. A. A, V., Manual de Conseils, no 78, à la date du 11 avril i553.
G. « Lo niisteri de Sant Crislofol en lo quai se han de donar vingliqualre porcions à les personcs sejçuents [la porcion était de 6 sous, 3 ilineis] : S. Cristofol, I. — Dos romeros, 11. — Dos ajudants de S. Crislofol, n. — Dos pelegrins pasatjers, 11. — Dos venladors de Sancl Crislofol, 11. — Al que porta les lapins, i. — Al que porta lo Jésus al bras, i. — Hermila, i. — Lo Jésus, I. —. Sis angels que acompanyen lo Jésus, vi. — Dos ajudants de Je-
LES ORIGINES. 3l
On aurait toit de croire que les mystères, dépouillant la forme rudimentaire du début, se compliquèrent progressivement au cours des années et que, parvenus à un degré suffisant de complexité, ils se fixèrent sous une forme définitive qui serait celle que nous possédons. La réalité est moins simple : dans les vicissitudes que nos mystères ont subies, il y a eu des oscillations en sens divers. Pour tel d'entre eux, après avoir compliqué, on a condensé et simplifié, on a ramené à l'unité, même au prix de la vraisemblance, un spectacle éparpillé. C'est le cas pour le « Mystère du roi Hérode ». Sous la forme oià nous l'avons conservé, il réunit, comme l'a très bien remarqué Milâ, trois épisodes différents, dont chacun devait donner lieu à un spectacle indépendant : l'Adoration des Rois Mages, la Fuite en Egypte, le Massacre des Innocents. Les Rois Mages figuraient dans la procession dès i4o8*, mais ils n'y tenaient encore qu un rôle muet; à partir de juin i^'S-2, sur la proposition du prévôt du Chapitre, les Rois Mages jouèrent ou plus exactement mimèrent la scène de l'Adoration, tandis que des anges groupés autour d'eux chantaient des poésies de circonstance"^; enfin, en 1017, les Rois Mages prenaient place sur une rocacjMi représentait Bethléem, ils s'y trouvaient en compagnie de saint Joseph^, et très probablement ils entamaient avec lui un dialogue semblable à celui qui se lit encore dans notre Mystère. Au total, nous distinguons ici les trois étapes au terme desquelles l'œuvre dramatique était achevée : figurants qui ne parlent ni n'agissent, — acteurs qui font les gestes, laissant à d'autres le soin de prononcer les paroles nécessaires, — finalement, réunion de l'action et de la parole chez les mêmes personnages. — La « Fuite en Egypte » ne semble avoir donné lieu à une action dramatique qu à une
sus, n. — Romeros dos, 11. » En réalité, 28 porcions, et non 24. — Ce document inédit, dont je tirerai parti pour l'étude des autres mystères, se trouve dans le Manacil de Conseils de l'année indiquée (A. A. V.).